New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

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Carlton Melton

Photos of Photos

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Prendre des photos de photos ! Drôle de titre choisi par ce groupe réunissant des musiciens hirsutes. Mais pas vraiment une surprise, quand on connaît quelque peu Carlton Melton, dont la musique est réputée enfumée et absconse. Les 6 plages de cet opus baignent au sein d’une forme de post rock psychédélique ouverte au drone et au stoner, néanmoins. Soit le fruit de la rencontre entre guitares hypnotiques, tourbillonnantes, rythmes tribaux, orgue stratosphérique et boucles étrangement pulsantes. Un trip sonore opiacé né du cerveau complètement détraqué de ces Californiens, culminant à une bonne vingtaine de minutes sur « Adrift »…

Au sein de ce combo on retrouve l’ex-Zen Guerrilla, Andy Duvall, à la guitare et aux drums ; mais surtout John McBain, ancien guitariste de Monster Magnet. Ce dernier s’est chargé de la production et du mastering, mais surtout des bidouillages atmosphériques à l’aide de son très vintage echoplex. Une expression sonore qui devrait ravir les aficionados d’Earth ou de Comets on Fire. Evidemment, la fumette est vivement conseillée avant de pénétrer dans l’univers sonique/spatial (biffez la mention inutile) de « Photos of Photos ». D’ailleurs, des titres de morceaux comme « Space Treader » et « Smoke Drip » sont suffisamment éloquents…

 

Andreas Arlt

All-Time favorites

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B.B and the Blues Shacks est incontestablement un des blues bands européens les plus notoires. Déjà 23 ans que cette formation allemande écume les scènes internationales. Aux commandes ? Les frères Arlt. Soit le guitariste Andreas et le chanteur/harmoniciste Michael. Agé de 45 balais, Andreas a enfin eu l'opportunité d'enregistrer sous son propre nom. Pas étonnant dès lors que cet opus se concentre sur ce qu’aime par-dessus tout le musicien teuton. En outre, le célèbre label allemand Crosscut est resté fidèle l’un de ses meilleurs poulains!

Pour concocter cet elpee, Mr Arlt n'a donc pas bénéficié de la collaboration de ses Blues Shacks, mais d'amis allemands triés sur le volet. Les notes de pochette sont signées Dave Specter, l'un des meilleurs gratteurs de la nouvelle génération du Chicago blues. Andreas ne chante pas. Il a cédé ce poste à son ami Frank ‘Pepe’ Peters, par ailleurs batteur de Southside Jam. Parmi les autres participants, on épinglera la présence du drummer Eric Müller et du bassiste Dani Gugolz, deux musicos qui ont sévi au sein du célèbre Mojo Blues Band autrichien ainsi que du backing group de Frank Muschalle Trio, dont le leader est un talentueux pianiste de boogie woogie. Et enfin, un autre spécialiste de ce style, Andreas Sobczyk.

Andreas Arlt revendique comme influence majeure le grand T Bone Walker. Il est donc tout naturel, qu’il ouvre le long playing par un titre du répertoire de ce dernier, le somptueux "Street walkin' woman". Pepe Peters chante autoritairement. Le swing est royal. Le sax baryton de Tom Müller explose. Quant aux interventions à la ‘six cordes’, elles sont dignes du maître. Le climat baigne toujours dans la Louisiane lors de la cover du "It hurts to love someone" de Guitar Slim, une compo au cours de laquelle il fait pleurer sa Gibson. Non seulement Andreas est capable de s’attaquer brillamment au répertoire des icônes du blues, mais il parvient à les réincarner. Il se met ainsi dans la peau de BB King sur "I wonder why" et de Freddie King sur "She’s the one", un titre signé Hank Ballard. Si toutes ces pistes sont excellentes, la suite est encore meilleure. "I was wrong ! Played with love" de Roscoe Shelton est un des sommets de l’elpee. Un blues lent tout en finesse et délicatesse au cours duquel les interventions à l’orgue Hammond de Sobzyc constituent un modèle de retenue et d’efficacité ; et quand Andreas prend le relais, c’est le pur bonheur. Arlt est hanté par le spectre de Johnny ‘Guitar’ Watson sur la cover d’"In the evening" de Leroy Carr, un autre slow blues. Celle tout en swing  d’"I want a woman" de George ‘Harmonica’ Smith est fort bien ficelée, même si Arlt s'excuse de ne pas avoir ajouté une partie d'harmonica! Il faut dire que sa sortie sur les cordes en west coast jump est impériale. Et il remet le couvert sur le "Shotgun wedding de Wynonie Harris. La finale est instrumentale. Tout au long de "Sno gone Part II" Arlt adopte le style du maître de la Telecaster, Albert Collins. Et il s’en tire à la perfection. Il n’y a absolument rien à jeter sur ce disque qui atteint un niveau de qualité rare.

 

Arlt

Feu la Figure

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En 2010, ce combo ‘frenchie’ publiait un premier album intitulé « La Langue », un elpee qui avait été très bien reçu par la presse, outre-Quiévrain. Au départ, le projet campe un duo partagé entre Éloïse Decazes et Sing-Sing. Le couple se partage les vocaux. Le second se réserve la guitare. Mais il arrive régulièrement que Mocke (aperçu chez Holden) vienne apporter son concours à la ‘six cordes’. Comme lors de l’enregistrement de ce second opus, « Feu la figure ».

Minimaliste, la musique d’Arlt sert de beaux textes écrits dans la langue de Molière. Des lyrics poétiques souvent consacrés au monde animal (« Tu m’as Encore Crevé un Cheval », « Une Sauterelle », « Rhinocéros »). Leur folk/rock dépouillé, légèrement teinté de blues, est manifestement inspiré par la scène indépendante montréalaise. Pensez au label Constellation. Et justement, c’est là-bas que ce long playing a été enregistré. En 5 jours. Sous la houlette de Radwan Ghazi Moumneh, un producteur du cru. Tour à tour aride ou délicate, l’instrumentation alimente un climat empreint de mystère. On a parfois l’impression que les interventions de gratte sont improvisées. Que les mots sont aussi improvisés. A l’instar de « Chien Mort, mi Amore », une magnifique toile sonore peinte en direct, lors d’une démonstration.

Bref, cet album navigue à des années-lumière de la variété française. C’est même tout à fait novateur dans l’univers de la chanson. Un léger bémol quand même : les vocaux. Légèrement plaintifs, ils gâchent parfois le plaisir d’écoute…

 

Carlton Melton

Country Ways

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Bienvenue dans le monde magique et mystérieux de Carlton Melton. Une formation étasunienne qui pratique du ‘psyché-drone’. Leurs compos privilégient de longues épopées crépusculaires, alimentées par des accords de guitares lourds et psychédéliques.

Fondé en 2008, sur les cendres de Zen Guerilla, le quatuor nous propose son second long playing. Intitulé « Country Ways », il a de nouveau été enregistré ‘live’. Mais, un soin tout particulier lui a été réservé dans le domaine de la mise en forme. Même s’il a encore été immortalisé en public. Les 20 premières minutes de « Country Ways » nous invitent à participer à un long périple. Un voyage passionnant mais complexe, accompli dans l’esprit du Pink Floyd, dont le band reprend d’ailleurs « When You’re In ». Monotone, l’expression sonore ne suscite, cependant, jamais l’ennui. Au fil du sillon, elle prend même de l’ampleur. Laissant alors la place a des expérimentations sonores, balisées dans un space rock forgé dans les riffs de guitares puissants et hypnotiques. Sur cet elpee, tout est question de sonorités, d’ambiances et de vibrations. Alors, si vous privilégiez le groove et le rythme, il est préférable de passer votre chemin. Les inconditionnels de krautrock devraient apprécier ; mais également celles et ceux qui ne jurent que par Hawkwind, Spacemen 3 et Earth!