Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

logo_musiczine

Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Band of Friends

Repeat after me

Écrit par

Band of Friends est un trio qui implique l’ancienne section rythmique du regretté guitariste irlandais, Rory Gallagher, disparu en 1995. Le bassiste Gerry McAvoy et le drummer Ted McKenna ont donc remonté un trio, en engageant Marcel Scherpenzeel. Et tant au chant qu’à la gratte, ce Batave est plutôt doué. McAvoy a été le plus loyal serviteur de Gallagher. Il est demeuré fidèle au poste entre 1971 et 1991. Il a d’ailleurs publié un livre sur cette vie commune, qu’il a intitulé ‘Riding Shotgun’. McKenna lui, a longtemps sévi au sein du Sensational Alex Harvey Band (dont le leader est également décédé en 1982) et auprès de Gallagher entre 1978 et 81. Vétéran, Scherpenzeel était un proche de Rory. Il a longtemps drivé son propre band.

Band of Friends a gravé son premier elpee, "Too much is not enough", en 2013, et le deuxième, "Live ‘n’ Kickin", en 2015, un LP sur lequel figurait six reprises de Gallagher. 

Rock/blues, "Don’t ever change" ouvre la plaque. Les riffs rythmiques de la gratte sont largement amplifiés. La voix de Marcel passe bien la rampe. Dynamique, "The man I am" s’inscrit dans la même lignée. "Repeat after me" s’ouvre dans un style réminiscent de Police. Cependant, la voix de Scherpenzeel est bien différente de celle de Sting. La compo est bien équilibrée et les interventions de cordes rappellent les grands moments mélodiques de Gallagher. Superbe ! Ballade accrocheuse, "A sense of freedom" est une reprise de Frankie Miller. Soutenus par Mae McKenna, les trois musicos reprennent en chœur le refrain. Et bien senti, l’envol de cordes me rappelle quelque part le Wishbone Ash originel. La voix de Marcel est sereine tout au long du contagieux "Homeland", une compo plus pop au cours de laquelle Hugh McKenna siège derrière les claviers. Et le résultat est particulièrement réussi. "Soul to soul" replonge dans le blues énergique. McKenna imprime un tempo proche du Diddley beat. Scherpenzeel est alors vraiment hanté par Gallagher. "Nothing for nothing" nous entraîne d’abord dans le surf/rock pur et dur. Très métallique, également. Une piste enlevée, parsemée de multiples escarmouches provoquées par la guitare. "Wanna be next to you" est imprimé sur un tempo particulièrement soutenu. Un blues rocker puissant qui bouscule tout sur son passage. Constamment en éveil, la gratte se dédouble. Tout au long de "Pick up the gun" Marcel multiplie les petits soli. Tempéré, "Parisian girls" se distingue par sa jolie ligne mélodique. Le vocal est tendre, un peu dans l’esprit de Gerry Rafferty. Mais le morceau est ponctué d’une brillante intervention aux cordes. "King of the street" clôt le long playing. Une finale acoustique. Digne de Rory Gallagher…

 

Band of Friends

Too much is not enough

Écrit par

Derrière ce groupe d'amis, se cache un fameux trio. On y retrouve d’abord le bassiste Gerry McAvoy. Pendant plus de 20 ans, c'est-à-dire de 1971 à 1991, il a milité au sein du backing group de feu Rory Gallagher. Puis le drummer du même combo, qui a sévi de 1978 à 1981, Ted McKenna. Enfin, le guitariste néerlandais, Marcel Scherpenzeel. Soit l'ami de l'attachant Rory ! Le band a décrété qu’il allait réaliser ‘une célébration de la musique de Rory Gallagher’. Le mythique gratteur irlandais nous a quittés pour toujours le 14 juin 1995, des suites de complications après une greffe du foie.

"Too much is not enough" est un box qui réunit un Cd et un Dvd. Et ici pas question de sempiternelle duplication ! Le disque audio a été enregistré au studio Seathwaite en Angleterre. Il a été coproduit par Paul Rose qui ajoute suivant son inspiration, interventions de guitare, mandoline et percussions.

"Dreamcatcher" est une solide mise en jambes. Le trio s’avère déjà particulièrement soudé. Consistante, captivante, "Leap of faith" est une plage qui communique le tournis. Elle est balisée par le drumming en béton de McKenna. Marcel injecte une dose d'orientalisme dans  ses sonorités de cordes, communiquant un effet psychédélique très réussi à la compo. Plus roots, "I don't cry" mêle cordes acoustiques et électriques. Tommy Stead y souffle dans son harmonica. Autre plage robuste, "Body and soul" emprunte largement au style Gallagher. Les riffs assénés par Scherpenzeel sont puissants et brillants. Presque pop, "Sing it with the band" accroche instantanément l’oreille, une piste au cours de laquelle les cordes prennent un plaisir manifeste à vagabonder. Le compact disc s’achève par la reprise du "If I had a reason" de Gallagher (NDR : la version originale figure sur l’elpee "Blueprint"), une ballade acoustique plutôt sympathique qui autorise une belle échappée à la six cordes amplifiée.

Le Dvd a été immortalisé au Kulturhalle de Remchingen, en Allemagne. Il épingle pas moins de onze compositions signées Gallagher. Et nous sommes bien plongés dans l’univers de l'Irlandais dès "Continental op" ("Defender" - 1987). Largement amplifiée la guitare assure devant la section rythmique en granit. "Do you read me" ramène un relative quiétude. Blues lent, "Off the handle" ("Top Priority" - 1979) est découpé dans des riffs dramatiques, tranchants et nerveux. Cette piste était un peu la réponse au "Red House" de Jimi Hendrix ; et manifestement Marcel a très bien assimilé la technique de Rory. Sur les planches, le maître de cérémonie est sans surprise Gerry, un entertainer qui prend indubitablement son pied. Le trio aligne des pistes toujours aussi solides : "Bought and sold", "Philby" repris en chœur par le public et le puissant "Laundromat", la plage qui ouvrait le tout premier opus solo de Gallagher, en 1971. Intenable, Marcel se réserve la slide sur "Secret agent". Les musiciens et le public sont chauds. Moment propice pour attaquer une des meilleurs compos de l'Irlandais, "Tattoo'd lady". Et "Bad Penny" embraie, un titre que le trio dispense en conjuguant limpidité et élégance. Les deux plages finales rendent un vibrant hommage à l'artiste disparu, "A million miles away" et "Shadowplay".