New Brutalism de 087 à 089…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Barbara Carlotti

L'amour, l'argent, le vent

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Au risque de choquer et de forcément déplaire, j’avouerai tout de go que le troisième album de cette très-jolie-presque-quadragénaire Corse me laisse froid. Les deux précédents n’avaient pas eu non plus l’heur de me plaire.

Alors que l’Hexagone tout entier est à ses pieds et la considère comme la seule (ou presque) grande chanteuse de ces dernières années, osant même la comparer à Françoise Hardy, Brigitte Fontaine ou encore Barbara, votre serviteur, comme un poisson distrait et repu, ne mord pas du tout à l’hameçon pendu au bout de sa canne.

S’il est vrai que la dame est séduisante (élégante lui conviendrait mieux), je n’accroche pas. Il y a un petit quelque chose qui m’agace, un je ne sais quoi dans sa voix sans doute. J’ai l’impression d’entendre Barbara (l’autre, l’octogénaire) que je n’ai jamais non plus beaucoup appréciée, soit dit en passant. Oh bien sûr, loin de moi de porter un jugement de valeur sur la carrière de la grande dame en noir mais rien à faire, j’aime pas… sorry !

Ben pour l’heure, pour cette Barbara-ci, c’est le même topo. Pourquoi ? Misère, qu’il est parfois difficile de se justifier et d’avoir l’impression de passer à côté de quelque choseCôté pile, au niveau paroles, elle fait bien mieux que se défendre. Sophistiqués, ses textes à propos racontent des doutes, des passions, le temps, la fuite, la vie. On est dans le monde du vivant, du mouvement, de l’amour, des voyages, de sa vie tout simplement. Commun…

Côté face, musicalement parlant, si les 12 chansons se laissent écouter sans trop énerver, on a quand-même l’impression d’errer toujours dans le même registre. Tantôt symphoniques, tantôt dépouillées, les ballades romantiques soulignées par un piano et des instruments acoustiques communiquent un sentiment de déjà entendu. Aucune surprise ou étonnement à l’écoute de ce disque. Seul « J’ai changé » fait peut être bande à part dans cet océan de quiétude répétitive.

Non, non, désolé, ce disque m’agace. Qui plus est « Mon dieu mon amour », litanie interprétée en duo avec l’autre allumé qu’est Philippe Catherine, ne fait que renforcer mon opinion et ne parvient pas à m’extraire de cet ennui mortel.

 

Barbara Carlotti

L’idéal

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L’idéal est un disque séduisant, dans son tempérament comme sa sensualité. Moins inhibée que sur « Les lys brisés » (2006), Barbara Carlotti impose ici son style, à prendre ou à laisser. Et on se laisse prendre aisément. C’est rétro sans l’être trop, nonchalant sans être négligent. Comme si sa voix chaude glissait doucement sur des mélodies voyageuses. Et pour cause, une production discrète mais impeccable sous l’enseigne toujours plus racée de 4AD (Pixies, Dead Can dance, Blonde Redhead, TV on the radio, etc.).

Les teintes sont ensoleillées, surtout lorsqu’il s’agit de refaire le monde idéal dans des lieux sublimes à lire, en sirotant l’alcool, des textes décadents (“L’idéal”). Même lorsque la belle s’épanche sur la morte saison, la ballade se tire du mélodrame par la chaleur de ses cuivres et l’élégance de sa poésie (“Changement de saison”). Son cœur prend des douches froides (“Bête farouche”), elle est lasse, en a marre d’être seule (“Le chant des sirènes”) mais jamais ces tribulations romanesques ne sombrent dans les travers larmoyants de la chanson française. Les amours déchus reprennent de l’assurance dans à travers des rythmes soutenus, des instrumentations variées et une voix soyeuse mais moderne qui rappelle Stereolab. Même susurrer “Kisses” dans un anglais maladroit lui va drôlement bien. Alors, si piano, violons et chœurs se font la réplique sur une superbe balade (“Vous dansiez”), les dernières résistances tombent instantanément.

Toujours délicate, parfois fantasque, Barbara Carlotti vient ici envelopper nos vies aigres-douces d’ironie et de douceur.

 

Barbara Carlotti

Les Lys Brisés

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Une Barbara méditerranéenne ? Une Nico hexagonale ? En écoutant Barbara Carlotti chanter, on songe à ces deux icônes de la chanson. Ces références mortelles entendues, on ne peut s’empêcher d’évoquer Françoise Hardy. L’ombre de l’égérie pop des sixties plane indiscutablement sur « Les Lys Brisés ». Ce premier album dévoile une artiste élégante. Entre pop romantique et chansons littéraires, la chanteuse pose sa voix. Ouvertement, sans ambages. Sensuels, les mots évoquent des histoires d’amours insensées, des rêves retardés. Les chansons de Barbara Carlotti sont intemporelles, soigneusement conservées dans un écrin de douceur. Plus personne ne chante de cette façon. Voilà la clef du chant de Barbara Carlotti. Ce côté suranné, un peu désuet, résonne sur notre platine comme le plus bel écho d’un passé fantasmé. Tellement vraies, ses paroles nous font rêver : ‘le malheur sur la Côte d’Azur. C’est que jamais rien ne dure’ (« Cannes »). Dandys décadents, démesures et autres curiosités participent aux bris de ces Lys. Et c’est un délice.