La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

logo_musiczine

Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

Beak>

Un excellent concert… mais on n’a rien vu…

Écrit par

Dans le cadre du vingtième anniversaire de l’Aéronef, les organisateurs ont eu l’excellente idée de programmer Beak> pour la modique somme de trois euros. A ce prix-là, pas étonnant que les places se soient écoulées rapidement. Ainsi, ce mercredi soir, le trio de Bristol investissait la salle lilloise (seule la moitié de la salle était accessible) alors qu’il n’a rien sorti depuis son excellent album simplement intitulé “>>>”, en 2018…

C’est TAU qui se charge d’ouvrir les hostilités. L’Irlando-allemand Sean Mulrooney est le leader de cette formation qui implique quatre autres musiciens et propose une forme de folk-rock psychédélique qu’elle enrichit de chants chamaniques, de percussions tribales, tout en laissant transparaitre des influences irlandaises… Le cocktail est surprenant et a le mérite d’attirer l’attention du public. Le groupe quitte la scène après une petite heure de set…

Il est 21h20 lorsque les lumières s’éteignent. La salle est comble. Geoff Barrow (ex-Portishead) est installé derrière ses fûts sur la gauche de la scène. Au centre, assis sur un siège, Billy Fuller se charge de la basse, alors que Matt William se plante à droite, derrière son synthé. Vu la hauteur insuffisante du podium, les opportunités de pouvoir apercevoir les musiciens sont plutôt minces. A moins d’avoir la taille d’un basketteur… Il faudra donc se contenter des quelques lumières ajustées sur les amplis et de la musique. Heureusement, en la matière, les trois Anglais excellent. Leur son est parfait et reconnaissable entre mille. Le band parvient à mêler subtilement électro et krautrock. Bien que n’ayant pas accès au spectacle visuel, le public semble transporté et nombreux sont les fans à se dandiner. A l’aide de riffs de basse tantôt hypnotiques, tantôt incisifs, une batterie précise et des claviers alternant les ambiances atmosphériques et les rythmes de club, Beak> parvient à subjuguer le public. Il enchaîne des titres d’une efficacité redoutable tels que « Wulstan II », « Brean Down » ou encore « Allé Sauvage ». Les Anglais se montrent même affables avec l’auditoire, en souhaitant, par exemple, un joyeux anniversaire à l’Aéronef ou en regrettant le Brexit à venir. Seule ombre au tableau, une petite altercation entre les musicos et un spectateur apparemment trop bavard lors de l’introduction de « When we fall II ».

Si la scène avait été réhaussée de quelques dizaines de centimètres, on aurait pu décréter une soirée parfaite. Néanmoins, il faut avouer que musicalement, Beak> évolue dans les hautes sphères du rock britannique…

(Organisation : Aéronef)