La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

logo_musiczine

La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

Benny Zen

Run Back To The Safety Of The Town

Écrit par

Non mais faut être complètement frappadingue pour attribuer un patronyme pareil à un groupe !!! Et en plus ça veut mais alors rien dire ce truc ! ‘Les fous de la syph’. Franchement ! Ouais je sais, la Belgique est le pays du surréalisme. Mais là, quand même, je suis scotché !

Et puis il y a la pochette, digne d’une série animée destinée aux amateurs de télévision avant sept heures le matin. Juste au moment où papa et maman sont dans la salle de bains et qu’il faut leur foutre la paix…

Ben oui forcément il fallait la pochette qui collait au reste !

Qui est ce Benny Zen ? En fait il s’agit ni plus ni moins que du dernier projet émanant des élucubrations de Peter Houben que l’on ne présente plus dans le paysage rock belge (Nemo, Ultra Cowboy, Mitsoobishy Jacsoon)

Ouvrez donc votre pochette Cd et prenez connaissance des attributions dévolues au line up de ces dingues (madmen). Au chant (lalala dans le texte !) : Peter Houben. Il se réserve également les guitares et les claviers. Derrière les fûts, Jules Lemmens. A la guitare, la mandoline et le banjo, Gert Stinckens. Et enfin à la basse, Tom Vienne. Précisons que ces trois derniers participent également aux ‘lalala’. Ben tiens !

Passons au contenu, maintenant. Que cache donc l’emballage ? Une bonne surprise ? Comme une jolie fille qui se serait habillée chez ‘Boum’ ou ‘Zeeman’ !

Une excellente nouvelle, tout d’abord : la mise en forme été confiée à Pascal Deweze (Sukilove, Broken Glass Heroes), opération réalisée dans son studio 'Jezus' ; et le mixage a été assuré par Uwe Teichert (dEUS, Public Enemy, Placebo).

L’album (14 titres) s’ouvre sur le titre éponyme du Cd. Une ballade bien balancée, qui annonce des compos pop fraîches, basées sur un jeu de cordes brillant tout en restant simplement acoustique. Jolie mais hyper courte : à peine une minute et demie. Plus électrique, plus rythmé, quoiqu’assez répétitif, « Let the Sunshine in your Heart » éveille notre curiosité. Bien soutenue par un refrain dynamique et entraînant, la chanson passe bien la rampe. « Got a lot of Horseshit left » la joue décalé. Derrière un titre tout aussi loufoque que le nom du band se cache en fait un morceau digne de la meilleure veine trash pop. Décalé mais bien maîtrisé. Chouette morceau.

Le reste de l’album est du même tonneau. Tantôt glissant vers une mélodie tout en finesse, tantôt complètement déroutant, Peter Houben manifeste un talent de composition assez étonnant. « Outsider Convention », assurément le summum de l’album, résume parfaitement cette impression. Une pop bien léchée d’où dégouline un jeu de guitares assez enjoué et racoleur.

Ouf ! Le contenu relève le niveau. Un instant, j’ai eu un doute… Heureusement que le ramage de ce vilain corbeau dépasse, et de loin, son affreux plumage.

Epinglons encore au passage « Become a Freethinker Today », “Maybe the Day has come to speak louder”, “Isabel” et “Objects that float” qui finissent de rassurer l’amateur de bonne pop belge…

Dommage de gâcher un tel potentiel par une présentation aussi ridicule…