L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

logo_musiczine

La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

Betty Fox

Slow burn

Écrit par

Betty Fox est née à Tampa en Floride. Dès son plus jeune âge, elle chante le gospel, comme sa famille. Elle se passionne cependant pour le blues et la soul. Quand elle fonde son band, c’est pour se produire essentiellement dans sa région, la Sun Coast floridienne, côté Golfe du Mexique. Avant de graver "Slow burn", elle avait publié un premier opus, "Too far gone". Compositrice, Betty se réserve bien sûr les vocaux. Pour enregistrer son second LP, elle a reçu le concours de nouveaux musiciens. En l’occurrence le guitariste Kid Royal, le bassiste Barry Williams, le batteur Sam Farmer et le claviériste Shawn Brown.

"Think about it" ouvre le bal. Le rythme est clairement funk. Soul, la voix de Betty dispose d’énormes réserves de puissance. Elle force cependant un chouia. Elle chante la ballade soul "Sweet memories", tout en retenue, mais avec passion. Son timbre est cependant quelque peu éraillé, manifestement forgé dans le chant gospel. Kid Royal en profite pour opérer une sortie sur ses cordes. Des cordes bien harmonieuses et chargées de feeling. Fragiles, elles introduisent "Slow burn", un blues lent tapissé par l’orgue. Kid s’autorise un excellent envol. Dispensé parcimonieusement, il évoque même Ronnie Earl… La voix de Betty monte dans les octaves à la manière de Janis Joplin, sans pourtant devenir perçante. Indolent, "Solid ground" est discrètement sculpté dans le funk. "Please come home" et "Who's holdin" émargent au jazz. Presque manouche, la première piste est particulièrement allègre. Kid Royal prend son pied à la sèche. Puis, "Who's holdin". L’économie de notes et la créativité guident à nouveau la gratte tout au long de "Our love" et "Take a walk with me". La reprise du "Remember me" de feu Otis Redding rend un bel hommage à ce chanteur mythique de l'écurie Stax. Le chant est parfait, expressif, profond et sensible. Et Kid Royal s’y autorise une sortie étincelante. Quoique nerveux et dansant, "Let the light shine" est un autre morceau qui émarge encore au gospel. Elle chante "Baby please", une autre ballade r&b. Le ton est flemmard. Son interprétation reflète son vécu. Un autre sommet de l'opus ponctué par une nouvelle sortie de Kid qui nous régale une fois de plus… Bien balisé par la section rythmique, "Goodbye" baigne dans une atmosphère latino. Et le long playing de s’achever par une dernière ballade empreinte d’une extrême douceur, en l’occurrence le "Angel flyin' too close to the ground" de Willie Nelson. Miss Fox s’y accompagne à la guitare acoustique…