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Big Low

The junction of the two rivers

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Pratiquant de la roots music, Big Low est un trio établi aux Pays-Bas. Sa musique est essentiellement exécutée à l'aide d'instruments acoustiques, très souvent insolites. Dan Tuffy en est le leader. D’origine galloise, il a résidé de nombreuses années en Tasmanie pour y étudier la botanique. Ce qui ne l’a pas empêché de s’immiscer au sein de la scène musicale locale et de former les Wild Pumpkins At Midnight. Il y a quelques années, il a décidé de revenir sur le Vieux Continent. En compagnie de sa femme et ses deux enfants. Et de vivre chez nos voisins du Nord. Toujours contaminé par la musique, il fonde Big Low. Dan joue de la guitare acoustique, électrique, du banjo/basse et chante. Marc Constandse du bandoneon, des percus (NDR : conventionnelles ou pas). Et Michiel Hollanders se focalise sur la guitare resonator, le velophone, la scie et les bidouillages. Dépouillé mais atmosphérique, l’essentiel de leur répertoire est issu de leur plume.

"I won't let you down" nous invite à pénétrer dans un monde étrange. Le vélophone de Michiel entretient ce climat. Dan se réserve les vocaux, tout en tapant du pied. Une scie à bois propage quelques bruitages. On est en plein minimalisme. Susurrés, les mots de "Brother Joe" sont empreints d’une grande sensibilité. Le vélophone apporte une touche résolument orientale. Marc opère son entrée pour "Hang on to that last ray oh hope". Le tempo accélère. Le climat y est davantage optimiste et serein. « The junction of the two rivers » baigne au sein d’une atmosphère étrange. Un climat idéal pour disserter de la philosophie existentielle et de l’esprit humain. Parfois, le concept acoustique est légèrement et délicatement amplifié par des cordes électriques. A l’instar de la savoureuse cover du "Dark as a dungeon" de Merle Travis. L’atmosphère est souvent ténébreuse. Faut dire que les inflexions déclamatoires de Tuffy sont susceptibles d’évoquer Nick Cave voire Tom Waits. Une instrumentation à la fois majestueuse et savoureuse illumine "Delirately free". Instrumental de toute beauté, "Sweet rain" est une plage bouleversante. Constandse chante "One kind favour", une adaptation très réussie d’un thème traditionnel de folk blues, en s’accompagnant au bandonéon. Les interventions de Dan aux cordes électriques sont très subtiles, pendant que Michiel s’aventure dans des sonorités synthétiques disparates. Investie par le vélophone, le zithze et une guitare résonator, la plage maîtresse clôt le cinquième elpee du trio, dont la naissance remonte au début de ce siècle. Et pour que votre info soit complète sachez que Tuffy est également le manager et le bassiste de Parne Gadjes, un combo responsable d’une musique à forte connotation balkanique…