Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

logo_musiczine

Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Big Papa and The TCB

Six pack of cool

Écrit par

Ex-River City Blues Band, Chris Thayer, alias Big Papa, est chanteur, guitariste et compositeur, mais aussi ingénieur du son, mixeur et producteur. Il est épaulé par le TCB, dont le line up de base réunit le bassiste Steve Brown, le drummer Ray Wilson et le pianiste John Mila de la Roca. L’équipe est ici renforcée par deux cuivres, soit le saxophoniste Maurice Oliva et le trompettiste Marques Crew. Le TCB s'est formé en 2006. Les musicos vivent à Mentone (Redlands), dans la grande banlieue de Los Angeles. Leur premier elpee s’intitulait "Nice 'n' greasy". Dans la foulée, il a gravé "12 Gauge insurance plan", "Live from the Rhythm Lounge" et "Dance with the devil". Le TCB pratique essentiellement du jump blues, un style teinté de swing circa années 40 ; c’est dire si le rôle accordé aux cuivres est important. C’est d’ailleurs le constat qui s’impose, après avoir écouté cet elpee

"Papa's in da house". Big Papa est placé directement sur orbite. Il marche sur les traces de Louis Jordan, Wynonie Harris ou Amos Milburn. A cause de son jeu bien alerte sur les cordes. "A thin line between love and hate" poursuit dans le style. La voix de Papa Chris est pleine de verve. Le piano de John assure parfaitement les arrières. Le saxophone de Maurice et la trompette de Marques (M&Ms) prennent, chacun leur tour, un billet de sortie. "Big bad blues" nous invite à New Orleans. L’ambiance est festive. Le trombone de Tom Cook renforce les deux cuivres. Mr Oliva fait hurler son sax, avant qu’il ne soit à nouveau relayé par la trompette. Cool, captivante, "200lbs of trouble" est une plage inspirée par le jazz traditionnel, au cours de laquelle la guitare tire son épingle du jeu. Deux jump blues qui déménagent : le titre maître et le vivifiant "A lil bit o' smothin". "Baby's got a new friend" prend la direction de la Nouvelle Orléans, mais en plus blues. La voix de Big Papa est excellente, alors que Maurice Oliva brille sur son honky sax ténor. Une seule reprise, mais elle est superbe : "Murder in the first degree", un blues lent signé par le célèbre harmoniciste californien, Rod Piazza, au cours duquel Oliva est à nouveau éblouissant. Blues classique, mais d’excellente facture, "Wait till yo daddy getz home" nous renvoie à Chicago. Le climat est décontracté. Vu son jeu de cordes très fluide, Big Papa semble prendre son pied. Caractérisé par ses échanges vocaux, "Crazy about the girl" est un bon swing jump. Le tempo s’accélère pour "Showtime". L’attaque des cordes est digne des meilleurs ambassadeurs du style west coast. La piste est marquée par une dernière sortie des cuivres. Le dernier morceau baigne au sein d’une atmosphère plus intimiste. Un blues dépouillé, très pur, limité à la voix et au piano de Milo de la Roca, avant que la trompette ne décide de s’immiscer au sein du décor sonore… 

 

Big Papa and The TCB

12 Gauge insurance plan

Écrit par

Le TCB est né en 2006, pour accompagner Chris ‘Big Papa’ Thayer. Chanteur/guitariste, ce dernier reconnaît pour influences majeures, Albert Collins, Robert Cray et Louis Jordan. Auparavant, il drivait son River City Blues Band. Son nouveau band est constitué du claviériste Quinton ‘Dr Q’ Hufferd, du bassiste Steve ‘Ice Cream Man’ Brown (NDR : un ex-Strong Persuader Band et surtout également un ex-River City Blues Band) et le drummer Ray ‘Mr Pittz’ Wilson. La formation pratique un cocktail de jump blues, rock et swing. Avant d’enregistrer « 12 Gauge insurance plan », elle avait édité un album ‘live’, "Nice & Greasy", enregistré au Fender Museum & Center for the Arts.

Cet elpee propose une compo signée par le TCB et quinze issues de la plume de leur leader, Big Papa. Mr Pittz ouvre le bal en empruntant le Bo Diddley beat. "Who's yo daddy?" est dynamisé par la rythmique sèche, nerveuse, pendant que l'orgue de Dr Q colore fort bien l'ensemble. Le tempo est très marqué sur "Another man's wife", un blues que chante correctement Big Papa. Ses interventions à la guitare occupent bien l’espace sonore avant qu’il ne décide de s'évader dans un style très personnel! "Money" nous immerge dans le Delta du Mississippi, un blues rock balayé par une slide bien réverbérée que relaie parfaitement le piano acoustique de Quinton. Blues lent, "The fool you left behind" baigne totalement dans les bayous louisianais. La voix se détache nettement de l'ensemble. Le saxophone ténor de Gabe Hartman se réserve une sortie remarquée. Le piano très jazzy du Dr Q et le sax de Hartman entretiennent un R&B bien swinguant tout au long de "Hey there Charlie". Dommage que la section rythmique ne soit pas dans son élément naturel. En traînant, "All I need" est un blues imprimé sur un tempo bien enlevé et traversé par les accès d'harmo concédés par Jumpin' Jack Benny Cortez, invité pour la circonstance. Un profil qu’on retrouve sur " Lovin' man" et "Another ride". "Slow down" s’ouvre dans le country blues acoustique, une forme de roots que Big Papa chante en s’accompagnant à la sèche, avant que le groupe au complet ne débarque pour y changer le rythme, et surtout électrifier largement l’ensemble. Et l’effet est très réussi ! "Saved by you" constitue une parenthèse dans le décor sonore. Une plage minimaliste caressée par la voix de Thayer qui susurre ses paroles face au piano et à de timides percussions, avant que Marianne Keith ne vienne le rejoindre pour poser son timbre éthéré. De bonne facture, "Easy does it" me fait penser au "Get back" des Beatles. Notamment à cause de la présence du piano électrique. Néanmoins le tempo est un peu moins enlevé ; et puis Hartman revient hurler dans son sax pour notre plus grand plaisir. Piano et orgue balisent le rythme de "Little Miss Mischief". Eraillée et chevrotante, la voix de Big Papa lorgne modestement vers celle Joe Cocker. Caractérisé par ses changements de rythme et son chant qui transpire le vécu, "It wasn't me" évoque le "Framed" de Leiber et Stoller. Lancé au galop, "Ain't no tank" campe un rock chargé d’une bonne dose de swing, autorisant une bonne sortie des cordes. Long slow blues, "Dirty bird blues" est empreint de beaucoup de sensibilité et de sens du drame. Guitare et piano tirent leur épingle du jeu ; mais c’est surtout la voix théâtrale de Big Papa qui est mise en exergue. « 12 Gauge insurance plan » évolue bien loin des rythmes habituels du West Coast blues ; et pourtant, ils se manifestent lors de la finale participative, "Go Big Papa!".