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Bill Pritchard

Midland Lullabies

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Incarnation même du ‘secret bien gardé’ –qui possède néanmoins une solide base d’aficionados… en France !– le discret Bill Pritchard ‘is back’, en publiant « Midland Lullabies », un opus qui succède au magnifique « Mother Town Hall », paru en 2016. Sorte de ‘crooner du pauvre’, cet Anglais pétri de talent et lettré –que l’on a connu aux côtés de Daniel Darc– nous conte la tragédie de ‘Iolanda’, une héroïne parisienne, à travers les rues de la capitale hexagonale (« Lullaby »), lorsqu’il n’aborde pas les aventures de « Garibaldi » ou ne succombe pas aux tentations bruxelloises (« The Last Temptation of Brussels »). En tirant parti de somptueux violons, de notes de piano évanescentes et de cordes discrètes, il tisse des chansons pop parfaites qu’il interprète d’une voix veloutée, tout en marchant sur les traces de Ray Davies. Rien de moins !

Bill Pritchard

Mother Town Hall

Écrit par

Songwriter britannique, Bill Pritchard est actif sur la scène musicale depuis 1987. Discret mais talentueux, ce gentleman est cependant surtout connu en France. A ses débuts, il a ainsi notamment collaboré avec Daniel Darc, Françoise Hardy et Etienne Daho. L’artiste a une haute estime de la musique et tout particulièrement d’une certaine forme de pop haute couture. Inactif depuis 2005, l’Anglais avait cependant refait surface en 2014, publiant « Trip to the Coast », suite à sa signature sur le label allemand Tapete, havre pour quelques vétérans sur le retour –mais qui ont encore de belles choses à raconter– tels que Lloyd Cole ou Robert Forster, plus récemment.

Bill nous propose aujourd’hui un second volet de ce come-back. Tout au long de « Mother Town Hall » on retrouve cette voix si élégante drapée d’une instrumentation d’orfèvre, balançant entre accords de piano et cordes savamment arrangées (« Vampire to New-York »). Dès le très pop « Saturn and Co » qui ouvre l’opus, un titre caractérisé par ses ‘la-la-la’, le mélomane est conscient d’être en présence d’une pop distinguée comme seuls les insulaires sont capables de nous livrer ; à l’instar des Kinks, de Paul Weller ou plus récemment de The Leisure Society. Essayez de résister au refrain de « Mont Saint-Michel » ou au jazzifiant « My First Friendship » ; et si vous ne succombez pas, c’est que vous êtes allergique au sens mélodique. Car la pop de chambre de Bill Pritchard est tout simplement irrésistible, intemporelle (« Heaven ») et belle…

 

Bill Pritchard

A Trip To The Coast

Écrit par

Bill Pritchard ne dira sans doute pas grand-chose aux plus jeunes lecteurs. Il évoquera sans doute plus de souvenirs aux amateurs d'indie-pop quadragénaires. Ce songwriter originaire de Birmingham connaît en effet son heure de gloire à la fin des années 80. Un succès qu'il rencontre surtout en France. Il est vrai que son adolescence est bercée par la littérature hexagonale et les cinéastes de la Nouvelle Vague. Et chose rare pour un jeune Anglais, ses idoles musicales sont Françoise Hardy et Véronique Samson dont les disques auront autant d'influence que les Kinks ou Tom Verlaine sur ses compositions. On trouve d'ailleurs dans chacun de ses elpees quelques morceaux chantés dans la langue de son cher Verlaine. Un amour de la chanson française qui se concrétise en 88 par l'album concept "Parce que" composé en duo avec Daniel Darc, puis l'année suivante, lorsqu’il reçoit le concours d’Etienne Daho qui produit "Three Months, Three Weeks and Two Days". Sans doute son LP le plus abouti, en tout cas le plus salué même si, personnellement, j'ai un attachement indéfectible pour le dépouillement acoustique de "Half A Million". On le retrouve également plus tard sur des compilations qui rendent hommage à Joe Dassin et Polnareff.

Le dernier opus qui élargit sa communauté de fans est "Jolie" en 91. Par la suite, les sorties se font plus rares et sont assez confidentielles. Un premier come-back est opéré en 2005 avant que ce long playing n’arrive un peu miraculeusement en 2014 sur le label Tapete. Une structure allemande qui aime, semble-t-il, sortir des oubliettes les dandys de la pop eighties puisqu'elle avait déjà signé Lloyd Cole il y a quelques années.

C'est l'occasion de redécouvrir l'univers romanesque de Bill Pritchard qui est à présent professeur (de français bien entendu) dans ses Midlands natals. Une vraie madeleine puisque son timbre n'a pas changé et que chaque morceau de "A Trip To The Coast" aurait très bien pu figurer sur les albums évoqués plus haut. Les compositions sont toujours aussi raffinées et léchées. Du travail d'orfèvre, tout en délicatesse et en sensibilité. Une pop sans artifice qu'on trouve peu de nos jours, pleine d'humilité. Celle des artistes qui n'ont jamais voulu se dévoyer. On épinglera l'entraînant "Yeah Yeah Girl" qui aurait pu figurer sur les premiers disques de Morrissey. L'élégance de "Posters", pop nonchalante et chaloupée éclairée par une délicieuse guitare americana. Citons encore l'enveloppante ballade "Almerend Road" ou le romantisme de "Polly". Simples et authentiques, les atmosphères de l'Anglais n'ont pas pris une ride. Elles semblent même intemporelles. Pritchard affiche cette sincérité désarmante qui touche notre part la plus sentimentale. Souhaitons que "A Trip To The Coast" signe le vrai nouveau départ de cet attachant poète. Le monde a bien besoin de ces petits îlots de pure humanité.