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Billy Mahonie

What becomes before

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Billy Mahonie n'est pas le nom d'un musicien, mais celui d'un quatuor yankee, responsable d'une musique exclusivement instrumentale, dont la principale caractéristique procède de la présence de deux bassistes. Un groupe dont le premier album avait reçu des échos très favorables, nonobstant des influences un peu trop pompées chez Slint et surtout Mogwai. Ce qui est tout à fait pardonnable, lorsqu'on sait que ces groupes jouissent d'une très bonne réputation.

" What becomes before " n'a pas gommé d'un seul trait ces affinités post rock, mais emprunte de nouvelles tangentes sonores. Beaucoup plus personnelles, même. Le disque est ainsi partagé entre instantanés rageurs, presque punk, morceaux éthérés, atmosphériques, qui invitent à la méditation, folk appalache et longs fragments dont le développement se révèle à la fois complexe, progressif (NDR : dans les deux sens du terme), et parfois même krautrock (NDR : pensez à Neu). C'est d'ailleurs dans ce domaine que la formation me semble la plus intéressante. A l'instar de l'hyper mélodique " The day wihtout end " (7'21), tout d'abord. Et puis de " Listing with a man for a shark " (6'37), " Keeper's drive " (8'40) et du final " Bres love " (9'24). Trois titres qui finissent par imploser au faîte de leur intensité, avant de laisser retomber les particules bruitistes dans une certaine quiétude ‘mybloodyvalentinesque’. Du grand art ! Même les aficionados de King Crimson devraient apprécier.