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Black Marble

La vie dans les petits espaces de Black Marble

Black Marble, alias Chris Stewart, sortira son premier album, « Life in Small Spaces », le 21 août 2026 chez Sacred Bones, qui sera immédiatement suivie d’une tournée. Il s’agit de son premier elpee complet depuis « Fast Idol » (2021).

« Life in Small Spaces » de Black Marble est un opus qui se veut à la fois une analyse de l’industrie musicale, une réflexion sur l’authenticité et une lettre adressée à tous les créateurs indépendants du monde entier. S’inspirant des lignes de guitare staccato et des samples de batterie live des premières ‘radios universitaires’ américaines alternatives, le disque adopte un son plus live, délaissant les murs de synthés habituels de Stewart.

Selon Stewart : ‘J’ai toujours su que beaucoup de gens dans le milieu de la musique avaient du mal à joindre les deux bouts, mais j’ai été surpris d’apprendre que ceux dont on pensait qu’ils s’en sortaient bien n’y parvenaient souvent pas. Pour moi, voir le milieu de l’intérieur a changé ma façon de voir les choses. Quand je levais les yeux pour voir un nouvel artiste sur un panneau d’affichage, je me suis mis à me demander : devrai-je un jour faire semblant d’être quelqu’un que je ne suis pas pour réussir ? La vie d’un artiste continue une fois que son heure de gloire est passée, vous voyez. Alors, qui voulez-vous être finalement, et comment voulez-vous être perçu par ceux qui vous connaissent ? J’ai composé « Life In Small Spaces » en réfléchissant à tout cela, et pour moi, cet album incarne mon idéal d’une vie d’artiste.’

L’annonce de cette prochaine sortie est précédée du premier single « Jim Carol New Year », dont le clip met en scène Chris Stewart et a été réalisé par Clayton Hunt. « Jim Carol New Year » (dont le titre est un clin d’œil à la fois à l’auteur, poète et musicien Jim Carroll, et aux chants de Noël) jette un regard critique sur la vie, rejetant les fausses promesses de la religion, les conseils des soi-disant experts ou les réponses toutes faites, au profit de l’affirmation de soi et de l’indépendance d’esprit. Tout en nous captivant avec une mélodie de synthé plus rythmée, qui plonge les auditeurs dans une illusion de joie, la phrase ‘I forgot my money’ est répétée à l’envi pour exprimer tout ce que le protagoniste refuse d’accepter. ‘Si tu veux être libre’, dit Stewart, ‘tu dois te méfier de certains pièges classiques de la vie.’

À propos du clip, Clayton Hunt explique : ‘Chris avait en tête l’image d’une maison au loin vers laquelle deux voyageurs étaient attirés. Nous voulions que chaque voyageur représente une version différente du parcours. L’un luttait sans protection contre le paysage, l’autre était prudent, vêtu d’une combinaison orange de type ‘hazmat’. J’ai décidé de tourner en 16 mm et de tout filmer sur fond de paysage verdoyant, créant ainsi un contraste saisissant. Ces images ont guidé la production et donné le ton à l’histoire.’

« Life in Small Spaces », dont le lyrisme introspectif se fond harmonieusement dans la musicalité rayonnante de Black Marble, est une analyse sincère des pressions qui façonnent les artistes. C’est une invitation à accepter et à opter consciemment pour un mode de vie plus minimaliste au nom de l’expression créative et de la liberté, et à ne jamais avoir à transiger sur ses valeurs au profit de l’illusion séduisante du succès.

Le single « Jim Caroll New Year » est disponible sous forme de clip là

 

 

Black Marble

Fast Idol

Écrit par

Depuis le départ de Ty Kube, Black Marble est devenu le dessein solo de Chris Stewart. Et « Fast idol » constitue le deuxième opus du Marbre Noir, sur le label new yorkais Sacred Bones. Une écurie qui convient parfaitement au projet. Il s’agit du premier essai de Stewart depuis qu’il est installé à Los Angeles. Le soleil californien n’a toutefois pas eu d’emprise sur la musique de Black Marble. Elle est toujours trempée dans un mélange de cold-wave et de synth-pop. Le dress code est plus au noir qu’à la chemise à fleurs. Malgré ce constat, les paroles en retrait, « Fast Idol » est loin d’être un album déprimant. On retrouve des mélodies accrocheuses. Le son est éthéré. Stewart s’amuse avec ses synthés qu’il pose sur une boîte à rythmes. Les ambiances planantes laissent place à des passages plus entraînants a l’instar du titre introducteur, « Somewhere ». Ce voyage dans les 80’s nous rappelle les belles heures de New Order, The Smith ou The Cure. Plus proche de nous, on pense à un artiste comme John Maus.

Black Marble

Bigger than life

Écrit par

Depuis la sortie de son dernier opus (“It’s immaterial"), en 2016, le quotidien de Chris Stewart, alias Black Marble, a subi quelques bouleversements. Tout d’abord, il a vu partir vers d’autres horizons son acolyte Ty Kube. Ensuite, il a quitté son Brooklyn natal pour s’exiler sur la côte Ouest ; à Los Angeles plus précisément.

Ce déménagement sous les palmiers californiens n’a cependant pas ensoleillé la musique de Black Marble. Non, tout au long de “Bigger than Life”, premier album paru sur le label Sacred Bones (Amen Dunes, Moon Duo, Jenny Hval, ...), l’Américain remet une couche de synth-pop-cold-wave sur son expression sonore. A travers onze morceaux, il nous replonge directement au sein des 80’s. Cependant, contrairement à certains, Stewart le fait avec goût. Son sens mélodique est aiguisé. Il maîtrise l’art de l’écho sur les lignes minimaliste de guitare et de basse ainsi que le bidouillage des boîtes à rythmes et des claviers. Sa voix caverneuse rappelle aussi directement les figures de cette décennie. Le seul bémol à épingler émane plutôt de la ressemblance entre les différents titres. Néanmoins, ils s'avèrent particulièrement efficaces.