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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Bless

Bless

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L’étymologie est parfois trompeuse. Blottie derrière Bless, Bénédicte rend hommage aux racines latines de son prénom. ‘Bénie de Dieu’ Bless ? Peut-être. En attendant, Béné s’est plantée. Car en se penchant sur son prénom, on constate que Bénédicte découle de la contraction de deux mots latins : ‘bene’ (‘bien’) et ‘dicere’ (‘dire’). Bless n’est donc pas bénie de Dieu. Mais nous ‘dirons’ ici tout le ‘bien’ qu’on pense de son premier album. De ce souffle de voix inspiré, la jeune femme rejoint une mouvance allant de Françoise Hardy à Keren Ann. En français ou en anglais, ses textes trahissent quelques désirs sexuels (« Ce plaisir (ne m’est pas donné) », « Monsieur X »), recherchent le réconfort (« Fais un vœu », « La raison pure ») et témoignent d’une écriture soignée, sophistiquée.

Sur cet album éponyme, Bless s’essaie à toutes les besognes. Son timbre, doux et fragile, s’expose ainsi aux émotions les plus diverses. D’une ritournelle mélancolique (« Anyway »), Bless se lâche, se donne corps et âme et s’abandonne dans un rock sulfureux (« Dusty Dirty Duty »). Sagesse apparente ou démence invisible, vrais mensonges et demi vérité, Bless se défile et défie les genres. A l’écoute de ce disque, on songe à la force tranquille d’Holden, à la désinvolture affranchie de Coralie Clément. On demeure ‘sans voix’ et c’est agréable. Un peu comme Bless finalement...

 

Blessed Light

For love and preservation

Écrit par

Après les revivalistes sixties, voici les revivalistes seventies. Un quintette qui semble avoir une prédisposition pour les ballades langoureuses, sirupeuses. Pour permettre aux mecs de draguer les nanas sur un slow, quoi ! Six titres qui auraient fait le bonheur des surboums, un quart de siècle plus tôt. Et pour faire encore plus d'époque, le CD arbore une pimpante coloration rose ! (NDR : Qui a dit ça rime avec eau de rose ?). Avec beaucoup d'imagination, Gilbert O' Sullivan aurait bien pu écrire, et surtout chanter ce type de chanson, s'il avait un peu plus écouté Todd Rundgren. Encore, que pour le Philadelphien, c'est sans doute une injure…