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Blues Disciples

Under construction

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Issue de la région de Milwaukee, cette formation s'est constituée en 1990. Le chanteur/harmoniciste "Barefoot" Jimmy Schwarz et le bassiste Kent ‘The Colonel’ Knapp en sont les fondateurs. Originaire du Texas, Paul Stilin est préposé à la guitare. Pas de drummer attitré, cependant, puisque ce rôle est partagé entre quatre collaborateurs, tout au long de cet opus !

La puissance du souffle de Jimmy Schwarz impressionne dès les premières notes de "Brady street". L'orgue Hammond de Ron Kovach tapisse le décor sonore. Paul se réserve le premier solo à la guitare. La voix de Jimmy est bien timbrée. Mais lorsqu’il pousse des cris, il élève son registre à la manière de Johnny Winter. "Dancin' woman" rappelle immanquablement le célèbre "Wang dang doodle" de Willie Dixon. Du bon Chicago blues au cours duquel Jimmy hausse facilement le ton de sa voix. Les chœurs des musiciens le soutient lorsqu’il attaque "Dancin' woman", à l'harmonica. Le leader démontre qu'il a beaucoup écouté Little Walter. Et surtout opéré une parfaite synthèse du maître. Mais il restitue cet acquis d’une manière très personnelle. Le résultat est en tout cas très probant ; d'autant plus que Jack Cole - un invité – se montre assez habile aux cordes. Schwarz a pratiquement composé toutes les chansons de cet opus ; mais la plupart du temps en s’inspirant des classiques du blues urbain. Il se révèle très proche de Slim Harpo sur "Takin' the carseat out". Constituée de Kent et Matt Liban, la section rythmique tisse une trame funky. La guitare fragile de Stilin sort de sa réserve ; mais c’est surtout le leader qui tire son épingle du jeu. Il concède un solo d’une puissance constante, ne s’accordant aucun répit. Le jeu développé par le guitariste s’avère plus franc et direct tout au long du slow blues classique "Fine woman blues". Blues bien rythmé, "Blues machine" rappelle le notoire "Born in Chicago" de Nick Gravenites. S’échangeant questions et réponses, les guitares de Paul Sitlin et Jack Cole s’affichent. Ballade blue, "Testify" opère un retour à l'orgue Hammond pendant que Barefoot se ménage une nouvelle escapade sur la musique à bouche. Invité de marque, Jim Liban (NDR : le maître de Jimmy !) apporte son concours à "Gettin' old", une plage qui rocke et rolle. Cet harmoniciste talentueux ne jouit pourtant pas d’une grande notoriété extra-muros. Changement de cap pour "Please leave me". Proche de Slim Harpo, Lazy Lester ou Jimmy Reed, cette plage baigne au sein d’une ambiance nonchalante réminiscente des swamps louisianais. Toujours bien présent, l'orgue de Kovach épaule les cordes de Stilin pendant que Barefoot privilégie les aigus sur son harmo diatonique. "Keep your hands off my daughter" se traîne sur un tempo indolent. La guitare est très acide. Schwarz et Zoe Whorall se partagent les vocaux. Jimmy force un peu trop sa voix sur "Seven Gs" pendant que deux harmonicistes rivalisent : le maître et son fils spirituel. Soit Jim Liban et Jimmy Schwartz. Vainqueur aux points : le maître ! Dommage que ce morceau soit si faible. Jeff Harrington joue de la slappin' basse sur "My baby", une bonne compo imprimée sur un rythme syncopé! Schwarz a écrit "Barefooot Jimmy", une chanson autobiographique, un peu à la manière de Paul Butterfield. A ses débuts ! Le souffleur possède des poumons d’acier. Et il le démontre encore lors du shuffle instrumental "Under construction". Très jump, ce fragment fait la part belle aux six cordes de Paul Stilin et de Jack Cole (NDR : sur sa Telecaster) ; mais également Marc Wilson à la basse acoustique. De bonne facture, cet opus s’achève par la version démo de "Gettin' old" ; mais pour la circonstance, sans Jim Liban!