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Bénabar les regarde danser…

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Booba

Autopsie 4

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Pas la peine de revenir sur la personnalité et la carrière controversée de Booba divisant clairement bien au-delà des fans de hip-hop. Ses morceaux frôlent en effet constamment le mauvais goût. A cause de cette tendance à recourir constamment à l’auto-tune (« Scarface »), aux beats d’une lourdeur pachydermique et à caricature inutilement vulgaire (« Bakel City Gang »). Mais, au sommet de son art, Ellie Yaffa est capable de dévoiler de beaux moments sensibles et poétiques, comme sur le titre « Paradis », compo qui figurait sur son précédent opus. Son humour dévastateur hautement second degré (espérons-le en tout cas !) est même parfois susceptible d’être boosté par une avalanche de punchlines mythiques.

Un an après avoir publié le très inégal « Lunatic », le rappeur des Hauts-de-Seine nous propose « Autopsie 4 », son dernier mixtape. Et, plus que jamais, le rappeur testostéroné flirte avec le n’importe quoi et l’auto-parodie. Le problème est que, cette fois, les moments de grâce sont totalement absents et les textes très moyennement drôles. L’album touche même carrément le fond lors du ridicule « Cruella », interprété en compagnie de la médiocre Shay, dont les textes sont plutôt navrants. Et la liste des invités n’est pas, non plus, à rehausser le niveau : entre Linsen, Gato, Grödash ou Mala, rien n’est à épargner. Mal inspiré et mal entouré, « Autopsie » porte très bien son titre !

A bout de souffle, la ‘caillera’ de Miami ? Ce mixtape probablement produit pour renflouer les caisses, le laisse clairement le penser…

 

Booba

Lunatic

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Booba ne fera jamais l’unanimité en dehors du cercle de ses –nombreux– irréductibles fans. L’ex-membre du mythique duo Lunatic (qu’il composait avec Ali) n’hésite, en effet, jamais une seconde à embrasser tous les clichés propre au genre. Chaque seconde de son nouvel opus suinte le hip-hop US. Enregistré à Miami, « Lunatic » est le plus américain des albums de rap français ; malgré ce titre supposé annoncer un retour aux sources… Elie Yaffa s’inspire des bad boys locaux tant par ses beats lourds estampillés ‘dirty South’ ou ‘crank’ (du très  lourd…), son passé marqué par l’obligatoire case prison, ses guests US prestigieux (P. Diddy, Akon ou T-Pain) que par sa stratégie de véritable business man à la 50 Cents (il a par exemple créé sa propre marque de vêtements, Ünkut).

Ce 5ème album affiche de grosses ambitions et ne devrait pas décevoir les fans de ‘B20’. Les tubes sont légion : du single « Caesar Palace » à l’introspectif « Lunatic » en passant par l’excellent « Paradis » ou l’insupportablement autotuné « Reel ». Le boss du hip-hop français sort la grosse artillerie en offrant 18 morceaux dont les plus touchants –bon, ce n’est pas Céline Dion non plus– se détachent de cette collection souvent exagérément testostéronée. Bénéficiant d’un texte tranchant et efficace, « Paradis » fait figure de classique instantané. « Lunatic » (en duo avec Akon) se remémore son ascension faite de hauts et de bas ; depuis ses débuts au sein du collectif 92I (réunissant des rappeurs des Hauts-de-Seine) jusqu’à son déménagement aux States. Le flow du maître de cérémonie est toujours aussi particulier, incisif et agressif. Ses ‘punch-lines’ s’avèrent, comme d’habitude percutantes et délicieusement vulgaires : ‘Mademoiselle c’est pour ton cul, ta chatte, qu’on t’aime / Booba j’ai plus de flow qu’une femme fontaine’ sur « Abracadabra » ou ‘Si tu m’vois enculer ta dinde, ne crois pas qu’je fête Noël’ sur « Jour de paye ». Si Booba pouvait toutefois délaisser ses refrains R’n’B sirupeux affreusement autotunés, il enchanterait probablement davantage de ses fans… et il justifierait certainement ainsi son profil de grand méchant ‘Saddam Haut D’Seine’.

« Lunatic » est assurément un album à ne pas écouter en famille lors du repas de Noël. A moins que papy et mamy ne raffolent de ‘bling-bling’, de string, de communautarisme, de flingues ou de gangsters. Toute cette mascarade aux codes bien particuliers est bien entendu à prendre au second degré. Je vois déjà Zemmour ou le gouvernement UMP s’exciter sur la prétendue décadence morale des jeunes issus de la banlieue…