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Bootleggers

Heart of Dixie

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Bootleggers est une formation française née en 1987. Elle pratique le southern rock, fruit d’un mélange détonnant de rock, country et boogie, style qui a connu ses heures de gloire tout au long des les seventies, au Sud des Etats-Unis, sous l’impulsion de Lynyrd Skynyrd. Bootleggers nous vient aussi du Sud, mais de l’Hexagone. Issu de Pau, ce line up réunit Didier Céré au chant et à la guitare rythmique, Fred Bordeneuve aux grattes, Polo Lugan à la basse et Nicolas Lacaze à la batterie. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées dans leur fief, mais également au Texas, à Austin et Fort Worth, lorsqu’elles impliquaient des invités. Ils jouent la musique de leur cœur et de leurs tripes, mais ne composent pas vraiment. Leur répertoire est donc puisé chez les songwriters américains qu’ils affectionnent.

Nos Sudistes nous entraînent à Nashville pour le "Red Nekkid" de Tom Douglas. Bien mise en avant, la rythmique est puissante. De toute bonne facture, leur southern rock véhicule des accents bluesy. Excitante, leur musique évoque le Georgia Satellites de Dan Baird. "I'm afraid" est une piste écrite par l’Australien James Blundell. Un country rock galopant traversé par le violon de Thierry Lecocq et balisé par l’excellent jeu en pickin' de Fred. Un tempo vivace dynamise le "Out of habit" de Chuck Mead. La voix est impeccable tout au long de ce rockabilly hanté par les sonorités de gratte authentiques et parcouru par les accords de piano sautillants d'Eric Suzi Allibe. Ce dernier siège toujours derrière ses ivoires pour guider le boogie woogie "Mama screw your wig on tight" de Leroy Parnell et Kevin McKendree. Incontestablement, Allibe est un brillant pianiste. Il participe à un autre projet musical de Mr Bordeneuve, les Fredcasters. "Alabama highway" est une ballade indolente. Une compo issue de la plume de Steve Young. A l’instar de Waylon Jennings et Hank Williams, il est considéré comme un des plus grands songwriters de country rock. La voix est chargée de passion. Les cordes sont minutieusement libérées. Une plage de toute beauté. Et le meilleur titre de d’elpee. Le "High on the mountain" de Flynnville Train (NDR : un groupe de Nashville drivé par les frères Flynn) bénéficie du concours de Don Raby au violon, un musicien qui milite au sein du backing group de Dale Watson. Ses interventions apportent une coloration western swing judicieuse. Dale Watson est texan, d’Austin très exactement. Un chanteur/compositeur notoire dans le monde de la country. Il signe "Exit 109", une piste au cours de laquelle il donne également la réplique. Quoiqu’harmonieuses, les sixcordes déménagent. Popularisé par Mr Thorogood, "Move it on over" est issu de la plume Hank Williams. Ce rockin' blues fumant vire à la jam. S’y aventurent, Rusty Burns, le guitariste de Pointblank, Roger Lepreux, au piano et à l'orgue Hammond et surtout Nico Wayne Toussaint à l’harmo. Ses interventions sont explosives. Et le résultat est étincelant. Le "51 pieces" de Cody Canada clôt le long playing. Un délicieux boogie caractérisé par des échanges de haut vol entre les cordes de Bordeneuve et l'harmo de Nico Wayne.