Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Brad Wilson

Power Blues Guitar Live

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La musique de ce chanteur/guitariste/compositeur macère dans le blues/rock californien. L'an dernier, il avait gravé un elpee de toute bonne facture, "Blues thunder". Brad est tout à fait à l'aise sur les planches. Il multiplie d’ailleurs les concerts, tant en Californie qu’en Europe. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il a décidé de publier ce "Power Blues Guitar Live", flanqué de son Rollin' Blues Thunder Band. Au menu, treize plages, parmi lesquelles figurent reprises et compositions personnelles.

En guise d’échauffement, le combo adapte un des plus célèbres titres de Muddy Waters, "Got my mojo working". Chaude, la voix de Wilson tient la route ; mais c’est surtout sur sa Fender Stratocaster qu’il se distingue. Il ne tient pas en place et profite de la moindre occasion pour mettre le feu. "I'm tore down" est imprimé sur un tempo semblable, une compo popularisée –il y a belle lurette– par le géant Freddie King. Dès qu’il en a l’opportunité, Brad se réserve des billets de sortie afin de maltraiter son instrument. Le rythme retombe tout au long du long blues lent "I can't quit you baby", un morceau issu de la plume de Willie Dixon, pour lequel Otis Rush avait décroché son premier succès en 1956. Les interventions de gratte sont gémissantes, mais elles ne suscitent jamais l’ennui. Chouette blues/rock, "All kinds of a fool" semble hanté par feu l’Irlandais Rory Gallagher. Brad nous réserve quelques covers de titres notoires. Dont "Born under a bad sign", un hit d’Albert King qui date de 1967, et l'inévitable "Sweet home Chicago" de Robert Johnson. Mais également une excellent version du "I just want to make love to you" de Willie Dixon, mais imprimée sur un mid tempo. Et manifestement sur cette piste, il est inspiré par Jimmy Page. Une dextérité qu’il démontre de nouveau sur "She moves me". Encore un titre de Dixon : "Spoonful". Mais il est abordé sous la forme d’un medley. Une plage qui met bien en exergue le talent du batteur (Thaxter Daggs ou Kofi Baker?) Signé Muddy Waters, "Standing around crying" constitue le second blues lent, un morceau qui libère beaucoup d'intensité dramatique. En fin de concert, Brad nous réserve un dernier slow blues, en l’occurrence le classique de T-Bone Walker, "Stormy Monday", une compo tapissée par l’orgue de Kirk Nelson. Bref, en accordant cet excellent set, par ailleurs particulièrement énergique, Wilson a démontré la large palette de son potentiel, face au public.

L’elpee recèle un bonus track. Une compo indolente signée par le Californien, "I'm still breathing" (NDR : elle figure sur l’album "Hands on the wheel"). Nelson se consacre au piano électrique et Joe Robb au saxophone.

 

Brad Wilson

Blues Thunder

Écrit par

Issu de Los Angeles, Brad Wilson est chanteur/guitariste. Son style ? Le blues rock. Sa discographie personnelle est importante et son écriture prolifique. Son dernier opus, "Hand on the wheel",  s'était très bien vendu. L’artiste jouit d’une excellente réputation en ‘live’, surtout lorsqu’il est flanqué de son backing band. Qui implique aujourd’hui le bassiste Brian Beal, le drummer Amrik Sandhule, le claviériste Kirk Nelson, et l’harmoniciste Tumbleweed Mooney.

Les douze compos de "Blues Thunder" sont signées par Wilson. Il possède un son de gratte très caractéristique. Et elle s’éclate dès les premières mesures de la ballade "Is it any wonder". Limpide, sa ligne de conduite est mélodieuse et les arrangements sont discrets mais efficaces. Plus rythmé, "Change it up" libère davantage de groove. L'orgue s’est bien infiltré, le refrain est repris en chœur par les musicos ; mais c’est bien la six cordes qui tire son épingle du jeu. La voix de Wilson est naturellement puissante et autoritaire. Tendre ballade, "Blue shadows" concède des accents jazzyfiants. Les interventions au piano acoustique sont savoureuses. La voix est claire et empreinte de passion. Les sonorités de cordes sont largement amplifiées et évoquent celles de Gary Moore, lorsqu’il s’abandonne dans la délicatesse. Tombleweed Mooney souffle dans son harmo –et il est convaincant– tout au long de "Step by step", une piste franchement plus blues, au sein de laquelle Brad injecte un max d’énergie. Le titre maître est offensif ; un rockin' blues au rythme accrocheur, malgré les accès de guitare métalliques et frénétiques. "Let's go barefootin' it" est imprimé sur le Bo Diddley beat. Amrik brille au percus. Orgue et harmo se complètent à la perfection. Une des meilleures plages de l'opus ! Brad chante un peu à la manière de Bruce Springsteen –et c’est un compliment !– tout au long de la très jolie ballade roots, "My faith has been broken", un superbe morceau auquel l'orgue communique une chaleur intense. Autre ballade, blues dans l’inspiration et quasi pop dans son approche, "Cool runnin'" adresse un clin d'œil à Gregg Allman. A cause des sonorités aux accents sudistes ; et puis de la voix, ici très proche de celle du natif de Nashville. "Home" trempe dans l’americana. Les sèches ouvrent la piste dans la quiétude, avant d’emprunter un tempo soutenu. Chargé de jump et de swing, "Black coffee at sunrise" émarge au rockabilly, un titre balisé par cette voix naturellement impérieuse. Excellent ! Blues lent, "Sugar sweet" est sans doute la compo la plus complexe. Tant à cause des vocaux que de l’instrumentation ; et notamment de cette gratte particulièrement tourmentée. Une dernière ballade pour la route : "Never again". Majestueuse, bénéficiant d’arrangements soignés, elle révèle une guitare bien plus aventureuse, au cœur d’une mise en forme irréprochable… 

 

Brad Wilson

Blues Magic

Écrit par

Né en Californie, Brad Wilson est chanteur, guitariste et compositeur. Il est bien imbibé de blues et d'american roots. Il était au service de la chanteuse Kathy McDonald, avant de rejoindre Los Angeles, où il milite au sein de groupes de rock et métal. En 2003, il décide d’embrasser une carrière individuelle. Sa discographie est plus que respectable. Et pour cause, il compte près de quinze albums à son actif. Pour enregistrer "Blues Magic", il a reçu le concours du drummer Adam Gust, du bassiste Brian Beal et du claviériste Kirk Nelson. Un disque paru voici quelques mois. Pas son dernier, car il vient de publier "Hands on the wheel", chez Music Avenue/Blues Boulevard.

Le titre maître ouvre les hostilités. Un excellent blues roots aux accents exotiques, abordé dans un style proche de Santana. "Sugar sweet" poursuit dans un style assez semblable. Imprimé par la section rythmique et les claviers, le tempo est répétitif. Plutôt coriace, la guitare se sert de cette assise pour décoller. De bonne facture, "Hot stuff" est une compo dansante, sculptée dans le R&B funky. La partie de cordes est très soignée. Brad a le bon goût de ne pas en remettre une couche. Il respecte la cadence adoptée. Une plage parfaitement mise en forme, par ailleurs. Blues lent, "My one desire" trahit des intonations jazz. Une piste digne de feu Gary Moore, lorsqu’il dispensait parcimonieusement ses notes, dans ce registre. Une approche qu’on retrouve sur "I'm still breathin". Wilson a une bonne voix et il la met au service de ses compositions. "Cryin' lonely teardrops" lorgne vers le soul blues, un titre imprimé sur un mid tempo et caractérisé par un superbe solo en picking. Plus southern rock, "Roll with me" et "Raining in my heart"évoluent aux confins de l’univers sudiste du Marshall Tucker Band voire de Greg Allman. L’orgue tapisse le décor sonore et la six cordes est bien chaude. Blues rock classique, "The road back to you" adopte un profil semblable à celui du Cream. Le riff est bien lourd. Comme à l’époque glorieuse de Beck et Clapton. Même la voix évoque Jack Bruce. Solide Chicago blues shuffle, "Nobody but you" est particulièrement saignant. Tant la guitare que le tempo. Hormis la gratte de Wilson, "On a summer day" privilégie le format acoustique, une ballade americana empreinte de délicatesse. Et c’est dans ce style folk que "Wintergreen" clôt le long playing…