Le rire de Will Paquin

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

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Cadillac Kings

Highway 17

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Originaires de l’Essex, les Cadillac Kings se sont formés en 1998. Responsable d’un premier opus ("Lou Ann", paru chez Flathead) très bien reçu par la critique, cette excellente formation anglaise a vécu depuis de nombreux changements de personnel. Seuls les deux piliers, le chanteur Mike Thomas et l'harmoniciste Gary Potts, sont toujours impliqués dans l’aventure. Le line up est aujourd’hui complété par une nouvelle section rythmique constituée de Roy Webber (ex- Big Joe Louis's Blues Kings et West Weston's Bluesonics) aux drums ainsi que Orlando Shearer (ex-Otis Grand) à la double basse, un remarquable pianiste accordéoniste qui répond au nom de Mike Adcock (ex-Poorboys comme Mike Thomas) et enfin Oliver Darling, un guitariste âgé de 21 ans. La musique puise son inspiration dans les années 40 et surtout 50 : blues, R&B, jump, swing et zydeco.
 
Les Kings démarrent sur les chapeaux de roue par "Bombshell girl". Passé une courte introduction accordée par Gary, on entre de plein pied dans le rock'n'roll. La section rythmique assure. Le piano se trémousse. L'harmo de Gary et la slide de Mike mettent le nez à la fenêtre. Et l'effet est radical, car toute l’assistance a déjà envahi la piste de danse! Ces musiciens apprécient les débuts du R&B et en particulier Amos Milburn, Wynonie Harris et Louis Jordan. Soit les compos qui débordent de swing et de jive ! Le nouveau guitariste est dans son élément ; et il le démontre tout au long d’"Exorcisin' baby". La vieille Gibson ES150 d’Oliver décolle. La section rythmique rivalise avec celles d'outre-atlantique; et c’est suffisamment rare en Angleterre pour ne pas le signaler! Nous empruntons l’autoroute pour "Highway 17". Le mid tempo est irrésistible et l'harmo se fait gouailleur pendant que le piano roule dans le décor. Faire-valoir des solistes Gary, Oliver et Mike, "Hilde's hop" est un instrumental rapide. Bon blues rythmé, "You never now" évolue quelque part entre Chicago et la Californie. Un univers sonore qu'apprécie Rod Piazza. Et nous n'en sommes pas tellement loin, même si le résultat est un rien plus paresseux, un peu moins saignant, mais tout aussi efficace. Le "She's gonna ruin me" de T-Bone Walker Swing nous plonge dans la musique des 40’s. L'esprit est proche du jazz et les musiciens reprennent en chœur le refrain comme au bon vieux temps. Oliver se sent proche de T-Bone et de Pee Wee Crayton. Changement de direction et cap sur la Louisiane, lorsque Mike Adcock saisit son accordéon, tandis que Mike Thomas chante le zydeco ; faut dire que les deux Mike ont joué ce type de répertoire pendant des années, chez les Poorboys! Les 88 touches en ivoire du piano d’Adcock rebondissent sous ses dix doigts allègres, tout au long de "Hard top boogie". Les Cadillac Kings nous invitent alors pour un voyage destiné à découvrir les différentes facettes de la musique louisianaise : le swamp blues de "A trick of the blues" écorché par un harmo à la Jimmy Reed, la Nouvelle-Orléans de "Throwin' a dragnet", le zydeco de "Lovinest girl", et la reprise du "Shake baby shake" commise par le pianiste de New Orleans, Champion Jack Dupree. Et l’opus nous réserve encore des surprises. Tout d’abord l'énergique "Watch yourself brother" qui ne termine pas encore ce tout bon album, puisque nous avons encore droit à dix minutes de boni d’une adaptation live de "The confession", signée Cousin' Joe ; et enfin "You stayed on the one", un petit délire que s’étaient réservés le pianiste et la section rythmique, en studio.

The Cadillac Kings

Lou Ann

Écrit par

Tenez-vous bien : une nouvelle formation de british blues sort enfin de l'ombre, outre-Manche! Je dois d'ailleurs avouer être resté sur ma faim au cours de ces vingt dernières années. Pas que la Grande-Bretagne soufre d'une disette, mais parce que le niveau général est demeuré trop longtemps bien en deçà des productions nées outre-Atlantique. Et ce n'est pas pour rien si parmi les meilleurs, on retrouve encore Paul Lamb and the Kingsnakes, Big Joe Louis and his Shuffle Kings et les Big Town Playboys. Auxquels il faudra ajouter bientôt les Cadillac Kings. Un combo bien dans la tradition actuelle du blues ; c'est à dire marqué par de forts accents de swing et de boogie.

Les Kings sont six : le chanteur Mike Thomas, Paul Morgan à la guitare, le jeune Gary Howard au piano, Gary Potts à l'harmonica, Bernie Brewster à la basse et Ray Maquis à la batterie. Ces deux derniers jouent ensemble depuis plus de trente ans. Ils ont sévi chez Key Largo, un groupe oublié du British Blues Boom qui avait enregistré, en compagnie de Mike Vernon, un album sur Blue Horizon. Le groupe s'est formé en 1998 sous le patronyme Third Degree. Il définit sa musique comme un cocktail de West Coast jump, T-Bone swing, Chicago blues et Texas shuffle. Et il en est probablement bien ainsi. Leur 1er album s'intitulait "I'm gone".

"Lou Ann" s'ouvre par "I'm leaving you baby". Une entrée en matière convaincante. Dès les 1ères notes, on croirait entendre les Kingsnakes. Il est vrai que Gary Potts est un élève de Paul Lamb. Cependant les Kings sont très différents. La guitare de Paul se veut très west coast, un style marqué par l'empreinte de Junior Watson et de Rusty Zinn. Le rythme monte d'un cran pour "Cadillac swing". Le piano est bien présent. L'harmonica se déchaîne et impressionne. "Cruise-o-matic" est une solide composition qui me rappelle l'homme de Boston, Rick Russell. Mike chante en s'accompagnant d'une slide décapante. Colin Hartshorn est venu souffler dans son sax tenor. Thomas possède une excellente plume. Et dans un style assez proche de Guitar Slim, "Was it something that I said?" est à nouveau superbe. La cohésion des musiciens y est remarquable. "Fortune teller" est un shuffle, plus proche de Chicago, caractérisé par un son de guitare pourri et un harmonica qui n'en peut plus d'éblouir. "The spirit is willing" est un long blues lent. Paul Morgan a parfaitement assimilé le style créé par T-Bone Walker. Lorsque Gary Howard empoigne l'accordéon sur "Turn your damper down", il ouvre une parenthèse zydeco. Changement de rôle lorsque Ray Maquis prend les cordes et Potts chante pour affronter le swing rapide de "Fat boy's Five & Dime". Et la finale nous plonge dans le rock'n'roll et boogie de "Lou Ann", "Bee boogie" et "Jump children". Impressionnant !