L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Calogero

A.M.O.U.R

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Il se conjugue au passé, au présent ou au futur. Généralement imparfait, protéiforme, souvent couvert d’aspérités, il règne chez les hommes et les femmes depuis que la terre est terre. Il est partout et nulle part à la fois. Cupide, insidieux ou encore salvateur, il peut se révéler un allié de premier choix, mais peut également détruire, menant même jusqu’à la mort. De quoi s’agit-il ? De l’Amour évidemment, titre du dernier opus de Calogero.

Réalisé dans son propre studio habilement baptisé Ronipiri (référence au nom de ses enfants Romy, Nina, Pio et Rita), on retrouve à la plume de ce neuvième album, ses fidèles compagnons, Paul École, Bruno Guglielmi, Pierre Riess et même Dominique A. Mais pas que puisque quatre des chansons sont signées Marie Poulain, une jeune artiste rencontrée par le fruit du plus grand hasard et avec qui il interprètera « Le hall des départs ».

Alors qu’il y a trois ans, le chanteur produisait « Centre-ville », un disque plaintif dans lequel il s’exprimait (sans trop de conviction) sur la pandémie et de la façon dont il vivait les confinements, Calo exporte aujourd’hui sa propre vision du sentiment amoureux sous un angle nettement plus positif et détaché faisant de l’intime un acte politique dont il se hisse comme un fervent défenseur.

Si le postulat de départ a tout pour plaire, le résultat global est assez décevant. Alors que le chanteur nous avait habitués jadis par la qualité de ses compositions, notamment à travers l’ultra réussi « Les feux d’artifice », l’elpee souffre d’un trop grand éclectisme de styles, parfois carrément même carrément antagonistes, oscillant du funky « Donne », au rock « Cache-cache » en passant par les sonorités des années 80 à travers « La nuit n’est jamais noire », auquel participe Gaëtan Roussel. De quoi donner le tournis !

Hormis quelques trop rares belles chansons comme « Dénouement heureux » ou lors du duo précité, le disque s’enlise dans une suite de titres mielleux, mal torchés et qui manquent de relief pour qu’ils s’inscrivent dans la durée et restent gravés sur l’autel du panthéon.

« A.M.O.U.R » se survole, plutôt qu’il ne s’écoute, alors que la promesse d’un disque réussi se dessinait pourtant, compte tenu du travail de production et de la trame thématique. Mais, le franco-italien a préféré la zone de confort en privilégiant un volet purement commercial et en se servant d’artifices musicaux peu crédibles.

Ainsi, Calogero enfonce le clou lorsqu’il dénonce les chiffres de l’industrie musicale au détriment de l’audace et la création artistique tout au long de « Faire une chanson », alors que lui-même emprunte cette direction…

Calogero

Les plus belles années d’une vie

Écrit par

Lelouch et Calogero s’étaient rencontrés sur le tournage du clip "Fondamental", traduit de l’album à succès, "Liberté chérie".

La magie opère et le premier propose au second de participer à la réalisation de la bande originale du film ‘Les plus belles années d'une vie’ (la suite de ‘Un homme et une femme’) en compagnie du regretté Francis Lai, compositeur et musicien français, spécialiste de musiques de films, de génériques et de chansons, tragiquement disparu le 7 novembre 2018.

Quatre compos sont déclinées en différentes versions (chantées ou acoustiques) dont l’excellent "Le moulin de la galette". Pour le reste, le disque n’a pas grand intérêt en soi si ce n’est de susciter un tantinet de curiosité.

Notons tout de même que le chanteur s’offre un duo plutôt réussi avec Nicole Croisille sur un titre éponyme. Celle qui accuse maintenant 82 piges éveille autant d’émoi sur cette composition de Didier Barbelivien que lorsqu’elle avait participé à l’habillage musical du premier volet, il y a maintenant 53 ans déjà.

Dans tous les cas, cet opus aura au moins permis à l’interprète du séculaire « En apesanteur » de s’approprier un nouveau terrain de chasse.

Et si la musique de films devenait clairement son nouveau fer de lance ?

Calogero

Liberté Chérie

Écrit par

Calogero est un de ces artistes de la nouvelle scène française dont la popularité va croissante…

Il y a trois ans, ses « Feux d’artifice » l’avaient propulsé en situation orbitale grâce à ses 800 000 exemplaires écoulés.

Son septième opus, « Liberté chérie », amorcé par « Je joue de la musique », donne le ton d’une direction artistique plus légère, très pop, mais davantage colorée…

Les thématiques parlent ici au plus grand nombre et martèlent aux fans de la première heure, combien l’homme pouvait ciseler des faits sociétaux par sa seule plume incisive. On se souviendra par exemple de « Un jour au mauvais endroit », décrivant le destin tragique de deux jeunes gens juste pour un regard de trop.

Portant choisis par ses deux compagnons d'écriture, Paul Ecole et sa compagne Marie Bastide (Alex Beaupain ne participe pas, pour la circonstance, à l’aventure), cet elpee ne laissera manifestement pas un souvenir impérissable, même si l’intention de l’artiste est toujours aussi pure et si sa puissance vocale demeure incroyablement maîtrisée.

On épinglera tout de même quelques chansons qui sortent du lot comme « Fondamental » un pamphlet nostalgique vu à travers un rétroviseur, « Le baiser sans prénom » décrivant des relations sans lendemain ou encore « le Vélo d’Hiver », qui raconte l’histoire du Vélodrome parisien, rendu tristement célèbre par la rafle du Vel d’Hiv’.

Bref, un disque qui s’écoute davantage comme une parenthèse récréative plutôt qu’un essai philosophique !

Calogero

Live 2015

Écrit par

Après avoir écumé les plus belles salles de France, de Suisse, de Russie (Moscou) ou encore d’Angleterre (Londres), c’est à Bruxelles, et à Forest National plus précisément, que Calogero a décidé d’immortaliser ‘live’ son excellentissime « Feux d’artifice ». C’était le 25 avril 2016.

Fruit d’une collaboration entre Marie Bastide (son épouse), Dominique A., Alex Beaupain, Christophe Cirillo et Paul Ecole, ce sixième opus studio avait reçu d’excellentes critiques, lors de sa sortie, en 2014. Ce qui lui a permis, notamment, de décrocher une Victoire de la Musique, l’année suivante. Mais ce succès populaire lui a surtout permis d’écouler un peu plus de 700 000 exemplaires de ce disque et puis d’accomplir une tournée de 83 dates qui a drainé 350 000 spectateurs.

Sans aucune surprise, « Live 2015 » survole plus de vingt ans d’une carrière bien remplie. Le chanteur y aborde certes les thématiques sociétales de son dernier bébé telles que les familles recomposées (“Le Monde moderne”), l’homosexualité (“J’ai le droit aussi”) ou encore des enfants sans mères (“Le Portrait”, deuxième extrait de l’histoire très émouvante de ce petit garçon dessinant sa mère que l’on devine décédée, à la craie), mais aussi des titres qui l’ont poussé en haut de l’affiche : "Aussi libre que moi", "En apesanteur", "Face à la mer", "Tien An Men", "Yalla", "Si seulement je pouvais lui manquer" ou "C'est dit"...

Le tout bien évidemment dans une ambiance survoltée que l’on devine en écoutant les hurlements en filigrane !

Un des moments forts de ce concert reste « Un jour au mauvais endroit », un morceau au cours duquel le public, encouragé par l’artiste, clame haut et fort son indignation face au drame d'Echirolles (banlieue de Grenoble) où deux jeunes adolescents ont trouvé la mort.

Le bassiste le plus populaire de l’Hexagone, poursuit donc un chemin inexorable et capitalise une fois encore ce qui fait son succès depuis le début : de belles mélodies et des textes poignants.

Bref, les feux d’artifices de Calo continuent de nous laisser des étoiles plein les yeux !

 

Calogero

Les feux d’artifice

Écrit par

Né le 30 juillet 1971 à Échirolles (Isère), Calogero Maurici est né au sein d'une famille d'origine sicilienne.

Ce fils d’ouvrier s’intéresse très tôt à la musique. Lui, son frère Gioacchino et un ami d’enfance partagent un goût immodéré pour la scène, et fondent Charts. Le groupe publiera cinq albums en dix ans !

Le succès commercial n’est pas véritablement au rendez-vous. La motivation des uns et des autres s’estompe. Ils se séparent en 1998. 

Le chanteur à la voix cristalline, référence à la transparence, la sonorité et la pureté, se lance alors dans une carrière solo. Pour notre plus grand bonheur !

Une flopée de tubes plus tard, tels que « En apesanteur », « Aussi libre que moi », « Tien an men », « Prendre racine » ou encore « Face à la mer », il revient ‘tout feu tout flamme’ en août 2014 pour allumer « Les Feux d’artifice ». Un disque coréalisé par Alan O’Connell. Les textes sont certainement les plus originaux qu’il ait pu recevoir. Les plumes de Marie Bastide (son épouse), Dominique A., Alex Beaupain, Christophe Cirillo et Paul Ecole y sont sans doute pour quelque chose. 

Enregistré entre Paris, Bruxelles et Londres, Calo nous propose douze titres aux influences anglo-saxonnes ; mais qu’il met au service de ce qu’il fait de mieux, à savoir de la bonne chanson française. Et le tout manifeste une finesse artistique rare ! 

L’édition ‘de luxe’ recèle un bonus de cinq titres : trois plages inédites dont l’une a été écrite par Charles Aznavour et deux versions acoustiques des singles « Un jour au mauvais endroit » et « Le portrait ».

Les sujets sont variés et intelligemment interprétés. Son cœur de « Cristal » porte un regard naïf sur le monde. Un petit reproche cependant pour cet elpee : l’absence de fil conducteur.

Pop/rock, fédérateur, « Un jour au mauvais endroit » rend hommage, sans jamais donner de leçons, à Sofiane Tadbirt et Kévin Noubissi. Ces deux adolescents ont été assassinés à Échirolles (Calogero y est originaire) par un groupe de jeunes de la Villeneuve de Grenoble. Les faits datent du 28 septembre 2012 et avaient indigné la sphère politico médiatique. En espérant que le message, fort et symbolique, soit entendu.

Balayant tout objectif mercantile (dixit son interprète), le single a connu un succès bien mérité !

Le chanteur y aborde aussi des thématiques sociétales telles que les familles recomposées (“Le Monde moderne”), l’homosexualité (“J’ai le droit aussi”) ou encore des enfants sans mères (“Le Portrait”, deuxième extrait de l’histoire très émouvante de ce petit garçon dessinant sa mère, que l’on devine décédée, à la craie).

Les gauchers on également ‘droit’ à leur petit clin d’œil à travers « Conduire en Angleterre ». Plus léger, certes, mais tout aussi subtil et touchant.

A l’écoute de ce petit bijou, je me surprends à siffloter, à chantonner… pour ensuite m’embraser rapidement de bonheur et de délectation !

Bref, « Les feux d’artifice » nous laisseront, à tous, des étoiles plein les yeux !

 

Calogero

En apesanteur…

Écrit par

Paru le 18 août 2014, le sixième opus de Calogero a été enregistré entre Paris, Bruxelles et Londres (pour la frime, raconte-t-il ironiquement à son public) ; et il est excellent ! Il aborde, dans un langage accessible, certains sujets sociétaux sensibles tels que l’acceptation de soi, la problématique des familles recomposées ou encore les relations mères/enfants… Sa plume n’est pas formatée par les diktats de l’industrie du disque. Elle est acerbe et sagace.  

C’est au Palais 12, à Bruxelles, devant un parterre de fans complètement ‘en apesanteur’ que le chanteur d'origine sicilienne a, le 12 décembre dernier, livré son cœur et dispensé ses riffs de guitare lors d’un show ‘son et lumière’ parfaitement huilé, durant près de deux heures! 

Evitant la surenchère, la discographie du chanteur a bien été revisitée. Le tout dans une ambiance tantôt intimiste, la formule piano/voix exacerbant l’émotion des textes, tantôt hystérique, comme par exemple lors de son interprétation de « Un jour au mauvais endroit », un morceau au cours duquel le public, poings en l’air, encouragé par l’artiste, a clamé haut et fort son indignation face au drame d'Echirolles (banlieue de Grenoble) où deux jeunes adolescents ont trouvé la mort.

Fils d'immigrés et d'ouvriers, le plus gaucher des bassistes (il s’en amuse tout au long de « Conduire en Angleterre ») vient du peuple d’en bas et on se ressent dans son rapport affectif avec son auditoire ! 

Le spectacle a d’ailleurs offert de jolis moments de complicité, comme lors de cette séquence plutôt cocasse au cours de laquelle le public a chantonné le gimmick de « Seven Nation Army » des White Stripes. Calogero a saisi la balle au bond et s’est tout naturellement livré au jeu en balançant quelques notes de basse provoquant l’hilarité du public.

Un très bon concert donc !