Le cœur brisé de Peter Kernel

Le groupe Peter Kernel vient de partager le single « Heartbreak ». Accompagné d’une vidéo, il raconte le chagrin d'amour non comme un événement soudain, mais comme une présence familière et récurrente, une habitude difficile à abandonner, faite de désir, de…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Camping

Dancing Days

Ce quintet de Barcelone, peu connu chez nous, vaut la peine qu’on s’y attarde, puisque ce « Dancing Days » rappelle le meilleur de Migala et de Shipping News. En gros, du rock indé qui souffre en silence. D’abord les riffs s’envolent, puis la batterie, les beats, rentrent en hibernation. Défilent alors sur l’écran de notre subconscient des images à l’envers ; même qu’à la fin on ignore où on est : sous la cime d’un rock sauvage ou dans l’œil d’un cyclone post-pop, tendance Acuarela, Tortoise, Windsor For The Derby. Tout ici présage d’un avenir serein, même si du calme ou de la tempête on préfère éviter de choisir… Dans l’interstice, heureusement, il se passe quelque chose, et c’est là que Camping a dressé sa grande tente catalane. Où l’on perçoit, étalés sur le sac de couchage, l’intégrale en cassettes de Ride et de Mogwai, une photo de Ian Curtis et un T-shirt de Slowdive. Parfois le vent se lève et malmène les tendeurs (surtout à la fin), mais l’inquiétude ne dure jamais longtemps. Sur ces onze titres sans véritable début ni fin, l’auditeur s’ébaudit à trouver une constante… Ses doigts s’accrochent et glissent sur les fils d’une mélodie fureteuse (douleur brûlante du frottement), mais peu importe : « Dancing Days », s’il porte mal son titre, vaut bien quelques échardes. Aye aye aye !