Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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Chokebore

Plus vraiment dans l’air du temps…

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Onze après avoir publié son dernier album studio et trois après leur reformation, Chokebore a entamé une nouvelle tournée européenne, sans rien avoir de nouveau à nous proposer. Habitué des lieux où il se produit plus ou moins chaque année en solo, Troy Von Balthazar était pour la première fois accompagné de ses acolytes hawaiiens, au Botanique. Ce soir, le public n’est plus tout jeune. Il plane comme une atmosphère de nostalgie dans la Rotonde. Il est loin le temps où Kurt Cobain plébiscitait Chokebore parmi ses groupes favoris…

Pour assurer la première partie, les organisateurs ont invité Adolina. Choix judicieux et cohérent ! Le line up du band a été remodelé suite au départ de leur drummer. Et le combo mouscronnois monte sur les planches vers 20h. Les morceaux s’enchaînent parfaitement malgré quelques hésitations rapidement oubliées. La puissance est au rendez-vous et le public est prêt à accueillir Chokebore.

Dès leur entrée sur scène, une constatation s’impose : les quatre musicos ont vieilli ! Troy Von Balthazar est le seul à ne pas arborer une toison argentée. Après quelques morceaux rapidement exécutés, tout suspense est définitivement écarté. On apprend ainsi que la setlist ne sera composée que de titres issus des deux premiers albums. Pas vraiment les meilleurs. Tant pis ! M’enfin, après mûre réflexion, leur décision peut sembler logique, car ces elpees viennent d’être réédités. Même si la quintessence de leur répertoire n’est pas abordée, ces opus recèlent quand même quelques perles comme « Lemonade » et « Thin as Clouds » sur « Anything Near Water, le deuxième, et « Anything Near Water », « Never » ainsi que « Van Coy » sur « Motionless », le premier.

Musicalement, rien n’a vraiment changé. Malgré quelques années de plus au compteur, les Américains ont encore de l’énergie à revendre même si tout le long du concert, on avait l’impression que le guitariste était proche de la syncope. Lorsqu’il chante, Troy affiche encore ces mimiques caractéristiques, mais sa voix est toujours aussi impeccable. Suivant le rituel, il exécute son fameux cumulet sur l’estrade qu’il enchaîne par une fougueuse escapade au sein de la foule.

Si le concert était plutôt de bonne facture, il faut avouer qu’il manquait cruellement de  fraîcheur. Déjà que les deux premiers long playings ne sont pas les plus intéressants et encore moins les plus subtils. En outre, si grâce à sa noise-pop, Chokebore a connu ses heures de gloire, aujourd’hui sa musique est un peu datée. Et des morceaux qui se contentent de trois accords finissent automatiquement par lasser. Il n’est donc pas étonnant que certains spectateurs aient quitté la salle à l’heure de jeu. Ce qui n’a pas empêché les inconditionnels d’être aux anges, des aficionados de la première heure dont les étoiles brillaient dans les yeux…

(Organisation Botanique)

 

Chokebore

Back to the 90’s

Écrit par

Chokebore est une formation mythique qui s’est reformée en 2010, afin d’accorder toute une série de concerts. Au fil du temps, elle a repris goût à la scène, et a donc décidé de continuer sur sa lancée. Elle a même publié un Ep, intitulé « Falls Best », en octobre dernier. Pour rappel, elle nous vient d’Hawaï, donc des States… Tout adolescent branché sur le rock, au cours des 90’s, n’a pu passer à côté de ce groupe drivé par Troy Van Balthazar. J’avoue même en avoir été un fan. A cause de leur musique puissante, mélancolique et délicate à la fois. Le combo a même concocté deux des plus beaux albums ‘indie’ de l’époque : « Taste for Bitters » et « Black Black » ; des conditions largement suffisantes pour séduire un certain Kurt Cobain. Lorsque le band s’est séparé en 2005, leur leader, Troy Von Balthazar, a embrassé une carrière solo. Fructueuse, il faut le souligner, même si son expression sonore s’est alors révélée largement plus torturée. C’est donc une salle bien remplie qui attend ses ‘teenage heroes’…

Il revenait à Adolina, formation mouscronnoise, d’ouvrir les hostilités. Elle est venue présenter son nouvel album. En général, le band hennuyer dispense un set carré et puissant, largement influencé par Fugazi et Isis. Pour avoir assisté à de nombreux concerts du combo, je dois avouer qu’il est en constante évolution depuis 1998 ; mais aujourd’hui, il faut reconnaître qu’il ne sent pas trop à l’aise. Le son du Grand Mix est nickel, trop propre et ne ‘transpire’ pas suffisamment. Si les nouvelles compos passent bien la rampe, lors d’une prestation qui a quand même de l’allure, les musiciens semblent quelque peu perdus, dans un espace au sein duquel ils n’ont pas l’habitude de se produire. Faut dire que le groupe est davantage habitué à fréquenter les salles de plus petite taille. Néanmoins, le show ne manque pas d’énergie et comme le band joue en pays conquis, le public réagit favorablement…

Chokebore monte sur les planches. Mais si Troy Von Balthazar (NDR : pas vraiment un nom de star, il faut le reconnaître) n’a guère changé, malgré une toison grisonnante, les trois autres musicos ont pris un coup de vieux. Et en particulier les frères Kroll. Ils ne sont pas considérés comme des vétérans de la scène indie yankee, pour rien. Mais, après avoir concédé les premières notes, on n’évoque plus du tout une quelconque décrépitude physique, à laquelle le quatuor serait confronté. La magie opère comme au bon vieux temps. Et en particulier entre la voix d’écorché vif de Troy et les accords de guitare saturés mais hyper mélodiques de Jonathan Kroll. Carburant au spleen électrique, les Américains enchainent leurs classiques : « Narrow », « A Taste for Bitters », « One Easy Piece »…

Relativement méconnu aux States, Chokebore a toujours joui d’un certain succès sur le Vieux Continent. Et le public tombe à nouveau sous le charme de leur magnifique ‘sadcore’. Le son du Grand Mix est, comme d’habitude, parfait. Il permet aux aficionados de se replonger 15 bonnes années en arrière comme si rien n’avait changé ! Tout en réalisant le tour de sa discographie, le combo ne va pas négliger pour autant de nouvelles compos (NDR : elles augurent la sortie d’un nouvel opus, qui espérons-le, tiendra toutes ses promesses), mais surtout, va nous réserver un long rappel…

(Organisation Grand Mix)

 

Chokebore

It´s a miracle

Écrit par

Quatre années après avoir sorti " Black Black ", les Hawaïens de Chokebore nous reviennent avec un cinquième elpee. Un disque enregistré à LA, sous la houlette de Francis Miranda. Pas de single fédérateur cependant, sur cet opus. Ni " Ciao LA ", dont la mélodie contagieuse est à la fois tordue et limpide, ni le lennonesque " Ultra-lite " ne possèdent ce pouvoir. Pas que la plaque soit de mauvaise facture. Que du contraire ! En fait toute l'œuvre trempe dans le même climat. Pas qu'elle ait été abordée sous la forme d'un concept album, mais parce que les textes inquiétants et captivants reflètent le mal être de Troy Bruno Balthazar. Des poésies désespérées et intimistes qu'il chante d'un timbre lancinant, fluet, et qui collent parfaitement à la musique ténébreuse, parfois presque funèbre, de Chokebore. Les arrangements très travaillés et la guitare acoustique beaucoup plus présente parviennent cependant à alléger les mélodies entêtantes et nonchalantes ; des mélodies paradoxalement écorchées par les cordes de guitare incisives, inquiétantes, dissonantes. Et si l'ensemble travaille davantage sur le son et les ambiances, il recèle encore un titre à l'énergie acide (" Little dream "), un autre enseveli sous les décibels noisy (" Be forceful ") et un dernier tout aussi noisy, mais sinueux (" Person you choose "). A conseiller vivement aux aficionados de Swell !