Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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The Clientele

I’m not there anymore

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Malgré ses quatre intermèdes plutôt brefs (« Radial »), le neuvième elpee du groupe londonien est plutôt copieux. Dix-neuf titres en tout pour un total de 63 minutes. Première constatation, la formation, qui compte 32 années d’existence, a incorporé des éléments de jazz, d’électronique, de psychédélisme et surtout de musique classique, dans son expression sonore, et tout particulièrement des cordes (violons, violoncelle, alto), mais aussi des cuivres (trompette, cor). Et ces arrangements ‘dits’ classiques rappellent inévitablement ceux qu’Arthur Lee réservait à son Love. Le grinçant « My childhood » émarge même à la musique classique contemporaine, alors qu’invitée, Jessica Griffin y récite des poèmes sordides.

Tout au long de « I’m not there anymore », les textes parlent de la mémoire de l’enfance et en même temps de l’impossibilité de se souvenir réellement de cette période. Mais également de sa propre mort, à travers celle de la mère du chanteur/compositeur/multi-instrumentiste Alasdair MacLean. Et comme l’opus est structuré comme un opéra rock, on pourrait presque le qualifier de conceptuel, vu sa thématique. 

S’étalant sur une durée de 8’30, le titre qui ouvre le long playing, « Fables of the Silverlink », est régulièrement chamarré de cordes à la « Eleanor Rigby ». Violoncelle, mellotron et polyrythmes presque tribaux alimentent « Dying in May ». On retrouve le spoken word de Jessica Griffin sur « Conjuring summer in ». « Claire’s not real » flirte avec la bossa nova. La voix de MacLean devient incantatoire sur « Garden eye mantra ». Enfin, certaines compos, et tout particulièrement « Chalk flowers », véhiculent des accents médiévaux réminiscents de l’lncredible String Band.

The Clientele

Strange Geometry

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Est-il possible de pondre 12 fois le même morceau sur un seul album ? A cette question saugrenue, The Clientele répondra ‘oui !’. Auteurs d'un deuxième LP qui porte décidément bien mal son nom ("Strange Geometry"), nos petits amis originaires du Royaume-Uni auraient en effet tout intérêt à varier quelque peu leur songwritting... D'une linéarité somme toute assez évidente, les titres présents sur cette œuvre sont en effet tellement semblables qu’il est impossible de les distinguer les uns des autres... ! Les choses commencent pourtant assez bien, puisque "Since K Got Over Me", premier titre de l'opus, ouvre les débats de manière convaincante. Faisant la part belle à une voix nasillarde et à un concert de guitares cristallines, l'ensemble rappelle certains bon morceaux de Love pour ne citer que les influences avouées du combo... Le gros problème survient par la suite ; et en particulier lorsque The Clientele s’évertue à reproduire les même gimmicks, les mêmes enchaînements couplet/refrain, les mêmes tics d’interprétation pour finir par décourager un auditeur pourtant initialement bien disposé... S'il n'y avait un "Step Into the light" agrémenté de splendides cordes, véritable balise lumineuse au milieu de ce sombre océan, on parlerait presque de naufrage complet. Même la production, pourtant soignée par un certain Brian O'Shaugnessy - réputé pour ses collaborations avec Beth Orton - paraît bien pâle après quelques écoutes... Il est dès lors difficile de recommander cet album qui, paradoxalement, ne peut être qualifié de ‘mauvais’. Certains parleront de mélancolie. Nous serions plutôt tentés d'évoquer un manque d'inspiration...

 

 

The Clientele

Ariadne

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Ce disque a été enregistré en hommage au peintre Giorgio De Chirico, dont de multiples oeuvres ont été exposées à la galerie Estorick de Londres en, 2003. A l’instar de la musique de Clientele, les toiles de ce peintre reflètent des sentiments d’inquiétude, de rupture, de tristesse et de solitude. « Ariadne » fait suite à « Violet hour », un album paru l’an dernier. Un Ep découpé en cinq titres, dont quatre instrumentaux. « Enigma » et « Ariadne sleeping » déambulent ainsi au gré d’un piano sonore, empreint de mélancolie, réminiscent de Satie. Plus expérimentales, les 8 minutes de « The sea inside a shell » s’enfoncent dans le mystère d’un orgue crépusculaire, presque ‘cathédralesque’. « Impossible » et « Summer crowds in Europe » respectent une forme plus proche du style pratiqué par ce trio londonien. Superbe composition, caressée d’harmonies vocales limpides, la première mélange psychédélisme, pop et folk dans un style qui doit autant aux Byrds qu’à Belle & Sebastian ; alors que la seconde parvient à nous bercer au gré de ses cordes de guitares aventureuses, vibrantes, mélodieuses…

Client

Client

Découvertes par Andrew Fletcher (Depeche Mode, minable pousse-disques à ses heures), les deux demoiselles de Client n'aiment pas trop qu'on les regarde : un peu comme ces putes qui prennent l'argent du beurre sans rougir, après leur sale besogne exécutée à la va-vite. " Available on request/We never say no/Satisfaction guaranteed/Superior quality ", chante l'une d'une voix monocorde sur " Client ", le morceau d'ouverture : vendant leur voix et leur corps mais pas leur visage (la pochette), nos deux hôtesses prétendent donc assouvir nos désirs les plus fous… De l'électro-pop eighties façon New Order (" Rock And Roll Machine ", " Price of Love ", " Civilian ", " Sugar Candy Kisses ") ? Du Pet Shop Girls ? De la techno kraftwerkienne en soubrette (" Pills ") ? Nos désirs, malheureusement, valent plus que ça. Et ne s'achètent pas avec quelques vulgaires fripons et des boîtes à rythmes de blondes frigides. " We innovate, never imitate " (" Client ")… Hum ! Désolé, mais le client est roi. Et il veut être remboursé.