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Climax Blues Band

The River sessions

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Fondé en plein blues boom de la fin des 60’s, cette formation répondait, à l’origine, au patronyme de Climax Chicago Blues Band. Un ensemble, qui nonobstant diverses fortunes rencontrées au cours de sa longue histoire, existe toujours aujourd'hui. Cependant, il faut reconnaître que son succès, il l’a essentiellement récolté outre-Atlantique. Une formation dont le line up originel impliquait le chanteur multi-instrumentiste Colin Cooper, le guitariste Pete Haycock, le batteur Georges Newsome, le bassiste Richard Jones et le claviériste Arthur Wood. Paru en 1969, leur premier elpee "Climax Chicago Blues Band", émargeait bien sûr au blues. C’est au cours de cette année que le quintet décide de soustraire le terme Climax de son nom. Le Climax Blues Band commet l'excellent album "Plays on" quelques mois plus tard. La musique est déjà plus aventureuse, mêlant blues, jazz et avant-garde. Si les deux opus suivants, "A lot of bottle" en 1970 et "Tightly knit" en 71, adoptent toujours un profil blues, on y décèle une percée rock de plus en plus marquée. Premier long playing enregistré ‘live’, "FM Live" paraît en 1973. Le band concocte alors un album, presque tous les ans. Mais on en retiendra surtout "Gold plated". Edité en 1976, ce disque recèle "Couldn't get it right", une compo qui va devenir un hit et surtout leur servir de carte de visite! En 1984, le guitariste Haycock quitte le navire. Il est remplacé par Lester Hunt. Le succès se fait plus rare. Pour célébrer les 20 années d’anniversaire de la sortie de leur premier elpee ‘live’, le groupe enregistre une nouvelle plaque immortalisée en public : "Blues from the Attic", en 1993. « The River sessions » navigue entre deux époques. Il aura donc fallu près d’un quart de siècle pour voir paraître ces fameuses "River sessions" accordées en direct pour Radio Clyde. En février 82, très exactement. Au Queen Margaret Union de Glasgow. Les deux leaders, Colin Cooper et Pete Haycock sont ici soutenus par le bassiste Derek Holt, le drummer John Cuffley, et le claviériste George Glover. Dix plages ont été exécutées, dont trois issues des deux derniers albums de l’époque, soit "Flying the flag" (1980) et "Lucky for some" (82).

Le concert s’ouvre par "Blackjack and me". Le rythme est soutenu. Les deux chanteurs conjuguent leurs voix : grave pour Cooper, et plus frêle, moins affirmée de Haycock. Colin se réserve l'harmonica. "Cuttin' it rough" évolue au sein d’un emballage FM que le groupe semblait alors privilégier. Les deux timbres que tout oppose se complètent. Le climat vire au jazz. A cause du piano électrique de George. Et puis du saxophone de Colin, un instrument qui était devenu une force chez le Climax BB. Ce qui n’empêche pas Pete de prendre un envol original et séduisant sur les cordes. Idéal pour la scène, "Shake it Lucy" aurait pu figurer dans le répertoire des Stones. Les riffs sont efficaces, les percussions solides et le sax se libèrent. "Could'nt get it right" demeure incontestablement la meilleure compo du Band. Elle est reprise en chœur par l'assemblée. La reprise du "Evil" de Willie Dixon renoue avec le blues leurs débuts, un fragment balayé par une excellente intervention à l’harmonica. "Horizontalized" replonge dans l’ambiance entretenue tout au long de l’album "Plays on". La guitare et l'harmo jouent à l'unisson. Plus classique mais toujours de bonne facture, "The last chance saloon" campe un blues lent caractérisé par une intervention de Haycock. "Gotta have more love" était paru, à l’époque, sous la forme d’un single. Mélodique, il épouse une démarche fort proche de "Could'nt get it right". Exquis ! Le concert s’achève par l’interprétation de grands standards de scène du Climax BB. En l’occurrence la reprise du "Going to New York" de Jimmy Reed et un medley rock'n'roll introduit par l'inévitable "Johnny be good". Une délicieuse tranche de blues !

Climax Blues Band

Big Blues

Écrit par

Formation de british blues, le Climax (Chicago) Blues Band s'était mis en évidence dans les derniers moments du British Blues Boom. A la fin des 60s, très exactement. Au cours des seventies, Climax a acquis une popularité certaine aux Etats-Unis. Le band n'a jamais cessé ses activités, même si Pete Haycock, un guitariste fort talentueux, a quitté le navire depuis bien longtemps. Du groupe originel, il ne reste d'ailleurs plus que le seul Colin Cooper. Chanteur, saxophoniste et harmoniciste, il affiche déjà 64 ans au compteur. Son timbre grave, éraillé et immédiatement reconnaissable avait fait le succès de "Couldn't get it right". 35 ans plus tard, outre Colin, le line up du combo implique le guitariste Lester Hunt, le claviériste George Glover et pour section rythmique, Roy Adams aux drums et Neil Simpson à la basse. L'elpee est sous-titré "The Songs of Willie Dixon". Pas la peine, donc, de vous faire un dessin.

"Big blues" s'ouvre sur les accents bien connus de "Little Red rooster". Exécuté sur un tempo quelque peu accéléré, Colin y joue de l'harmonica. Mené à la manière d'un boogie, "Spoonful" figurait déjà sur "Tightly knit", leur quatrième album. Et "Seventh son" sur "A lot of bottle", leur 3ème. Mais la version est ici beaucoup plus laidback. Slow blues classique, "Third degree" est interprété de manière tout à fait convaincante. Imprimé sur un tempo assez élevé "I'm ready" libère une bonne dose de swing. Un fragment adapté à la voix grave du leader qui double ici au saxophone. Le traitement funky administré à "Wang dang doodle" est judicieux. Renforcée par les claviers, la section rythmique est un support idéal pour le sax de Colin, qui se démène dans une jam improvisée mais de bonne facture. Le swing est encore bien présent tout au long de "My babe". Nonobstant son traitement classique, "I'm your hoochie coochie man" évolue sur un tempo plus rapide que celui pratiqué par Muddy Waters. "You can't judge a book by looking at the cover" s'égare dans un funk sans grand intérêt. Le Climax Blues Band n'adapte pas "Big boss man", le célèbre hit de Jimmy Reed, de manière conventionnelle. Si la cover est bien rythmée, c'est le saxophone de Cooper qui est mis en exergue. "I love the life I live" ne manque pas de potentiel. Son approche est R&B. Faut dire qu'avec le sax dans le décor ! Mais Colin y souffle en solo dans son harmonica. Cet album n'est pas suffisamment percutant à mon goût, mais il reste d'honnête facture et l'interprétation ne manque pas d'efficacité. Il s'achève cependant dans la quiétude et la fraîcheur par "That's my baby".