La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Colleen

Colleen et les Boîtes à Musique

Il ne s’agit pas du troisième album de la Française, mais d’une commande de l’Atelier de Création Radiophonique de France Culture. Une carte blanche, en fait, qui regroupe 14 titres composés sur base d’un leitmotiv simple : celui, tintinnabulant et mécanique, de la boîte à musique. Après le glockenspiel, la viole de gambe et le sampling à tire-larigot de tout ce qui sonne acoustique, Cécile Schott s’est donc lancé dans ce projet original, sans aucun doute délicat. Quatorze ritournelles au parfum lancinant de l’enfance, qui donnent envie d’aller chasser le Snark. En superposant et mixant plusieurs couches de mélodies jouées par ces appareils miniatures, Colleen bâtit sans emphase une authentique cathédrale sonore : sous ses voûtes accueillantes le touriste que nous sommes se tait, et admire le travail. Mieux que les fonts baptismaux en marbre de Villefranche, cet EP se visite avec la déférence qu’on réserve d’habitude aux plus grands bâtisseurs. Pourtant, seule et sans aucune vanité ni boulimie instrumentale, Cécile Schott parvient à chacun de ses disques à nous émerveiller. Le sampler, il est vrai, s’avère un compagnon de (bonne) fortune… Mais derrière la machine on retrouve Colleen ; et son âme est si belle qu’on la rêverait en Belle au Bois Dormant… (…) Ne nous emballons pas dans d’éternelles jérémiades sur la mélancolie et l’affreuse solitude qui tenaillent nos pitoyables existences, ce n’est point le moment. Il n’empêche que des boîtes à musique ne suffiront sans doute pas à réveiller l’enfant qui est en nous, et de là l’innocence perdue. Ca se discute, certes, jour après jour, mais là c’est une toute autre histoire, à suivre tous les midis sur TV5.