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Colosseum

Time on our side

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Colosseum est une formation qui a participé activement à la révolution musicale insulaire de la fin des 60’s. Elle mêlait blues, jazz et rock. Créative, elle réunissait d’excellents instrumentistes. Sa naissance est la conséquence d’un changement de line up, au sein des  Bluesbreakers de John Mayall. Et il y en a eu un nombre incalculable. En fait Jon Hiseman (drummer) avait entraîné dans une nouvelle aventure le bassiste Tony Reeves et le saxophoniste Dick Heckstall-Smith ; un projet qu’il avait baptisé le Jon Hiseman's Colosseum et dont le line up avait été rejoint par l'organiste Dave Greenslade ainsi que les guitaristes James Roche et James Litherland. Des gratteurs qui vont ensuite céder leur place à Dave Clempson. Le second elpee de Colosseum, "Valentyne Suite", paraît chez Vertigo, un nouveau label qui se lance dans l’aventure. En 1970, Mark Clarke opte pour la basse et un chanteur est engagé, Chris Farlowe. Le vaisseau largue ses amarres et va nous régaler au cours du début des seventies. Mais la pression devient insupportable et le split est inévitable. On retrouve alors ces musicos chez Humble Pie, Atomic Rooster, Greenslade, Tempest ou encore une seconde mouture de Colosseum. Des combos qui vont, à des degrés divers, entrer dans l’histoire du rock. Demeuré populaire, surtout en Allemagne, Colosseum se reforme en 1994, en compagnie des mêmes membres. Malheureusement, le talentueux saxophoniste Dick Heckstall Smith décède en 2004. Il est alors remplacé par l'épouse de John Hiseman, Barbara Thompson, également brillante sur cet instrument. Le dernier elpee studio, "Tomorrow's blues", remonte à 2003! Et l’équipe est à nouveau au complet pour enregistrer « Time on our side », le nouvel elpee. La musique n’a pas changé. Jon Hiseman y veille. En outre, il a sollicité Pete Brown pour écrire les lyrics de 6 plages. Un poète et parolier qui a beaucoup apporté son concours à Jack Bruce. Il a également drivé Piblokto et Battered Ornaments, fin des sixties, début des 70’s. 

Issue de la plume de Barbara Thompson, "Safe as houses" est une excellente compo. La voix de Chris Farlowe est rapidement identifiable. Barbara démontre tout son talent de souffleuse, qu’elle exerce dans l'esprit de feu Dick Heckstall-Smith. Classieux, "Blues to Music" est un titre issu de la plume d’Ana Gracey, soit la fille de Jon Hiseman et Barbara, une piste au cours de laquelle elle accorde une superbe réplique vocale à Farlowe, alors que le saxophone continue d’enchanter. Clempson signe "The way you waves goodbye", un morceau élaboré, caractérisé par une superbe sortie à la guitare et tapissé par l’orgue bien spécifique de Greenslade. Ballade jazz, "Dick's licks" rend hommage au regretté Heckstall-Smith. "City of love" est un titre qui colle parfaitement à l’esprit du Colosseum. La voix de Farlowe est grave et emphatique. Les instruments sont bien en place ; et en particulier les cordes de Clem, irréprochables. "Nowhere to be found" est compo empreinte de tendresse, harmonieuse, agréable et de toute bonne facture. Un sens de l’esthétisme qui alimente "New day". "Anno Domini" devait être le titre maître du long playing. Le choix s’est porté sur "Time on our side". Pourtant cette composition reflète parfaitement l’identité du band. Signée Greenslade, la mélodie est par balisée par l’orgue. L’LP recèle un bonus track, "Morning story". Une piste issue de la plume de Jack Bruce qui vient juste de nous quitter. Mark Clarke en assure le lead vocal. Bien sûr, cet opus ne restitue pas la créativité de la formation, quand elle vivait son âge d'or, mais elle tient parfaitement la route…

 

Colosseum

Live05

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Flanqué de ses Bluesbreakers, John Mayall constitue une des figures de proue du british blues boom qui a éclaté à la fin des sixties. C’était un incroyable dénicheur de talents et il changeait régulièrement son line up. Mais en 1968, après la sortie de son album "Barewires", certains de ses musiciens décident de suivre le drummer Jon Hiseman, pour monter une nouvelle formation. Et en particulier le bassiste Tony Reeves et le saxophoniste Dick Heckstall-Smith. Participent également à l’aventure, leur ami organiste Dave Greenslade (il militait alors chez les Thunderbirds, le backing band du chanteur Chris Farlowe), et deux guitaristes, Jim Roche et James Litherland (NDR : ces deux derniers déserteront cependant assez rapidement le navire). Colosseum vient de naître. Le projet est sensé perpétuer la musique d'un autre grand talent anglais, Graham Bond. En mêlant jazz, blues et rock. Et la formule va fonctionner à merveille. Le combo va même devenir un des meilleurs de son époque, en live. Au fil des années, le band va inévitablement connaître des changements de personnel. Mais il va parvenir, néanmoins, à se stabiliser lorsque le chanteur Chris Farlowe, le guitariste Dave Clempson et le bassiste Mark Clarke vont rejoindre alors le noyau dur, John Hiseman et Heckstall-Smith. Sans doute usé par ses innombrables tournées, le groupe finit quand même par se séparer, en 1972.

Mais surprise, en 1994, Jon Hiseman invite ses anciens acolytes à remonter Colosseum. Faut dire que les fans allemands réclament cette reformation. C’est le début d’une nouvelle aventure, qui sera malheureusement meurtrie, par la disparition, le 17 décembre 2004, de son exceptionnel souffleur, Dick Heckstall-Smith. Mais Hiseman n'a nulle envie d’abandonner son projet ; d’autant plus que les salles de concert, surtout en Allemagne, ne désemplissent pas lors de leur passage. Son épouse, Barbara Thompson, est également une excellente instrumentiste, même si elle évolue davantage dans les sphères jazz. Elle dirige encore sa propre formation, Paraphernalia. Mais le plus incroyable, c'est qu'elle souffre de la maladie de Parkinson, depuis 1997. Et c’est bien elle qui a le redoutable challenge de succéder à Heckstall-Smith. Elle accuse aujourd'hui 66 ans ; et il faut l'entendre souffler dans ses saxophones. Elle arrive même, comme Dick, à jouer de deux saxophones en même temps. Bien sûr, si la performance de Barbara est remarquable, Dick était, quelque part, un extra-terrestre. Il était capable de souffler dans les saxos alto et soprano ou dans le soprano et le ténor, des notes différentes.

C'est sur les planches que Colosseum tire sa quintessence. Et régulièrement des œuvres ‘live’ garnissent les bacs des disquaires. Ce double Cd a été immortalisé, lors de sets accordés en 2005 au Theaterhaus de Stuttgart, au Music Hall de Worpswede et au Trebhaus d'Innsbruck. Il était déjà paru en 2007 sur leur propre label Temple. Thomas Ruf a décidé de leur réserver une distribution internationale.

Le premier opus est consacré au premier concert susvisé. Il s’ouvre par "Come right back". Un premier sommet est déjà atteint lors de l’adaptation de "Theme for an imaginery western". Signée Jack Bruce et Pete Brown, cette compo avait été popularisé par Mountain. "Rope ladder to the moon" est issu de la plume du même duo. Il est caractérisé par une brillante sortie de Barbara à la flûte. Colosseum s'embarque alors dans "Valentyne suite", une plage de 20 minutes, qui couvrait une face complète de leur elpee, en 1969, et qui répondait au même titre. Le niveau musical est très élevé. Les claviers de Greenslade, le saxo soprano de Miss Thompson et les cordes de Dave Clempson sont bien mis en évidence.

La seconde plaque s’ouvre par "Those about to die", un instrumental qui figurait sur leur tout premier elpee, baptisé du même nom. Il est suivi par le célèbre slow blues "Stormy Monday", un terrain fertile aux prouesses vocales de Mr. Farlowe. "No pleasin'" remonte à 2007. Il est issu de l’album "Bread and circuses". "Tomorrow's blues" est le titre maître de leur opus précédent. Il remonte à 2008. "Lost Angeles" clôt la prestation. Un rituel. Mais aussi un des grands moments à vivre lors des concerts de Colosseum. Ce qui permet en même temps à Dave Clemspon et Dave Greenslade de célébrer un moment de gloire. Amplement mérité, pour ce groupe tout à fait intemporel…