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Connan Mockasin

Caramel

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Après avoir publié un remarquable album en 2012, « Forever Dolphin Love », Connan Hosford est donc parti en tournée. Flanqué de son groupe, en compagnie de Charlotte Gainsbourg, et puis comme supporting act pour Radiohead, aux Antipodes. « Caramel » constitue donc son second opus. Un disque qui a été enregistré en un mois dans un hôtel de Tokyo. Et… le résultat m’a laissé sur ma faim. J’ignore combien de pétards le Néo-zélandais a dû fumer pour pondre une solution sonore pareille, mais les 11 plages baignent au sein d’un climat plus que vaporeux. On a même parfois l’impression que les compos tournent au ralenti. Elles sont certainement psychédéliques, toujours aussi aquatiques, terriblement sensuelles... sauf qu’on se demande si elles n’ont pas été écrites suite à une panne érectile…

 

Connan Mockasin

C-O-N-N-A-N, Connan !

Écrit par

Quelques mois après avoir accordé un concert fascinant de sensualité, dans le cadre des Nuits Botanique, le lutin néo-zélandais Connan Mockasin revenait à Bruxelles ; mais pour la circonstance à l’AB (en mode ‘Box’), afin de présenter les nouvelles créations enfumées de son dernier album, « Caramel ».

Un auditoire correctement garni assiste aux premières notes d’un groupe qui manifeste une coolitude absolue. Le préposé à la basse porte une étrange perruque ; et ses interventions paraissent plutôt rondes. Les drums sont puissants et les claviers vaporeux. Toute une instrumentation qui soutient à merveille les longues et intenses divagations psyché imaginées par Connan Hosford. Le groupe interprète les meilleures plages de l’incontournable « Forever Dolphin Love », à l’instar de « Megumi The Milkyway Above » et « It’s Choade My Dear ». Bouteille de vin rouge à la main, l’artiste communique beaucoup avec son public (même si tout ce qu’il raconte n’est pas toujours très compréhensible…) et nous réserve même l'une de ses nouvelles compos, en compagnie de son guitariste et sa claviériste, dans la fosse. L’ambiance est moite, presque tropicale. Connan Mockasin et ses acolytes l’entretiennent à l’aide d’une mixture sonore qui aurait pu naître d’une rencontre hypothétique entre celle de Prince et de Sébastien Tellier circa « Sexuality », qui aurait été vaporisée de psychédélisme sixties.

Après une petite heure de set, l’artiste quitte déjà le podium ; avant de revenir sous une couette d’où sort une improbable Geisha (oui, celle qui pose dans le livret de son nouvel album) qui chauffe la foule aux cris très manga de ‘C-O-N-N-A-N, Connan !’, afin de sortir cet homme allumé, d’une nuit entamée bien trop tôt pour qu’il puisse entamer les magnifiques et languissants « I Wanna Roll With You » et « Forever Dolphin Love », une compo tout en crescendo de plus d’une vingtaine de minutes. De quoi terminer ce magnifique concert de manière magistrale… Mon année musicale 2014 commence sur les chapeaux de route !

(Organisation AB)

 

 

Connan Mockasin

Comme un enfant dans sa bulle…

Écrit par

De son véritable nom Hosford, Mockasin est néo-zélandais. Il avait publié un superbe album l’an dernier, « Forever Dolphin Love ». En fait, il s’agit de son second opus, une version retravaillée de « Please Turn into the Snat », qu’il avait sorti en 2010. Juste avant de monter sur les planches de l’Orangerie du Botanique, ce 26 mars 2012, il nous a accordé une interview. Peu loquace, timide et le plus souvent évasif, déblatérant dans un anglais à couper au couteau, il se révèle néanmoins sympa et souriant. Et finalement, il me fait penser à un ado qui a décidé de s’enfermer dans sa bulle pour n’en sortir que lorsqu’il se produit en ‘live’. Il va d’ailleurs le démontrer, un peu plus tard, tout au long de son set… L’entretien ? Il ne m’apprendra pas davantage que je ne savais déjà. Vu le contexte, cet article a donc été rédigé sous une forme beaucoup plus descriptive que d’ordinaire…

Avant d’entamer une carrière ‘solo’, Connan a milité au sein d’un groupe de blues, Connan & The Mockasins. Un cheminement qui semble logique puisque tout gosse, il écoutait les disques de son paternel, et en particulier ceux de BB King, Hendrix, Clapton et Buddy Guy. Le trio a même tenté de se faire une place au soleil (?!?!) en Angleterre, mais sans grand succès. Et puis, Mockasin n’était pas tellement convaincu par cette aventure. Si bien qu’il est retourné dans l’hémisphère sud.

C’est la maman de Connan qui va jouer un rôle important dans sa carrière. C’est elle qui l’a poussé à sortir un disque. Elle s’inquiétait de voir son fils incapable de décrocher un job et de gagner sa vie. Alors, elle lui a conseillé de foncer. Et le fiston d’enregistrer dans une petite maison en bois à côté de celle de ses parents.  

Donc à l’origine, il a réalisé cet album, pas pour le grand-public, mais pour satisfaire à la demande de sa mère. Il l’a conçu comme un live. En solitaire, suivant l’inspiration. Les rares collaborations extérieures se limitent à quelques drums. « Chaque chanson a été écrite puis enregistrée, l’une à la suite de l’autre, sans jamais chercher à donner un ordre bien précis aux morceaux ».

Hormis Crowded House, groupe préféré de sa maman, et les bluesmen notoires qu’écoutait son père, on ne peut pas dire qu’il soit très réceptif à l’histoire de la musique pop/rock et même à la scène contemporaine. Lui parler de Syd Barrett et de Robin Hitchcock ? Pour le premier, il n’y voit aucune affinité. Quand on second, il n’en a jamais entendu parler. Enfin, le label Flying Nun qui a notamment donné naissance, au cours des eighties et des nineties, à des groupes ou des artistes comme The Bats, Bailter Space, The Chills, The Clean, Jean-Paul-Sartre Experience, David Kilgour, Chris Knox et les Verlaines, il en a entendu vaguement parler. Mais cette scène pourtant aussi remarquable qu’injustement méconnue ne l’a absolument pas touché. Ariel Pink constitue quand même une référence. En fait, il puise ses principales influences dans les B.O. de films. En particulier celles réalisées par Joe Hisaishi et Jonny Greenwood.  

Connan est également peintre, dessinateur et avoue être très branché sur les visuels. Ses dessins, il les réalise en papier mâché avant de les peindre. Ces poupées lui ressemblent. Ou alors à Andy Warhol ! « Je ne sais pas ! J’ai dessiné avant de jouer de la musique. Je me demande si je ne suis pas meilleur en dessin, d’ailleurs. » Ce sont les circonstances de la vie qui l’ont poussé à privilégier la musique. Il estime également que dessiner une pochette apporte une valeur supplémentaire à un disque. Plusieurs de ses figures illustrent ainsi le booklet de ‘Forever Dolphin Love’. Pour lui, il existe cependant un lien entre la peinture et la musique. Car ces deux formes d’art ne demandent pas nécessairement de la réflexion, mais du feeling. Un peu comme quand on se produit en public. Il estime également l’aspect visuel de ses compos très important pour accompagner sa musique ? Mais ce n’est pas lui qui réalise ses clips…

Mais pourquoi Mockasin est-il retourné en Angleterre ? Tout simplement parce qu’il estimait que le public n’était pas assez réceptif à sa musique en Nouvelle-Zélande. Au départ, on ne peut pas dire que l’accueil ait été plus chaleureux en Grande-Bretagne. Jusqu’au moment où Erol Alkan, boss du label Phantasy ne découvre l’artiste et décide de publier l’elpee. « Erol est simplement quelqu’un en qui j’ai confiance ». Est-ce pour autant, son ami ou son guide. La réponse fuse : « Non, c’est mon boss ! »

Charlotte Gainsbourg a demandé à Connan Mockasin d'écrire un titre pour son nouvel opus, ‘Stage Whisper’. Et puis ce dernier va participer à la prochaine tournée de la fille de Gainsbarre et Jane. Qui passera par les Nuits Botanique ce 19 mai 2012 dans le cadre de leur périple commun baptisé justement ‘Stage Whisper’. « Elle m’a rejoint sur scène, hier à Paris (NDR : c’était à la Cigale) et on est souvent en contact, en ce moment. Via le ‘chat’, notamment »

Connan a également d’autres projets. Dont celui qu’il partage en compagnie de Sam Dust, le leader de Late Of The Pier. Et un album devrait paraître. Quand ? C’est une autre histoire, puisque le tandem bosse dessus depuis plus d’un an. Mockasin s’explique : « Mais Sam est présent ce soir. Il a rejoint mon groupe pour cette tournée. L’album est presque achevé. On est content du résultat. J’espère qu’on pourra le sortir cette année encore. Mais il n’a pas encore de titre. ‘Soft Lizard’, peut-être ? » 

Mockasin envisage quand même graver un nouvel opus personnel. Il voudrait qu’il soit plus accessible, plus simple que le précédent. Mais n’est-ce pas risqué de le souhaiter plus abordable ? Il réagit au quart de tour « Non, ça ira, je gère. Même pas peur, j’assure… »

La musique de Mockasin est contagieuse. Lorsqu’une mélodie entre dans votre tête, difficile de s’en débarrasser. Elle peut même trotter plusieurs jours dans votre tête. Il semble étonné : « J’essaie toujours de composer des chansons qui sont agréable à écouter. Mes mélodies sont contagieuses ? C’est bizarre. Enfin, perso, je ne le suis pas ! » (rires) Sa musique est également atmosphérique. Parfois on se demande même si elle ne s’adresse pas davantage aux âmes qu’au corps. Aux esprits plus précisément. Mais notre interlocuteur croit-il aux fantômes, lui qui vit aujourd’hui en Grande-Bretagne où les histoires de revenants sont légion. Au cours de son enfance, dans son patelin natal de Te Awanga, un petit village sis au Nord de la Nouvelle-Zélande, il avait, en compagnie de quelques copains, joué aux fantômes, une histoire qui avait failli mal tourner. Et puis, en Angleterre, il avait aussi commencé à enregistrer son premier opus, dans une maison au sein de laquelle s’étaient produits des phénomènes paranormaux. Connan feint de ne jamais avoir entendu parler de cet épisode : « Oui, il doit exister quelque chose de surnaturel sur cette terre. En Angleterre et en Ecosse, je suis étonné de ne pas rencontrer plus de fantômes. A cause de ces nombreuses vieilles bâtisses. Mais il est vrai que ce sont des expériences complexes et mystérieuses… »

Chaque hiver, Mockasin retourne chez lui. Enfin depuis quatre ou cinq ans. Ce n’est pas pour y vivre l’été. Il n’aime d’ailleurs pas trop la chaleur. Il préfère l’automne. Serait-il nostalgique voire mélancolique ? Il l’était et déclare avoir tourné la page, même s’il aime toujours autant les couleurs de cette saison… sans doute un peu comme Robin Proper Sheppard de Sophia. « Sofia ? C’est ma tour manager. Elle est française » Elle entre à cet instant dans la loge en compagnie de l’attaché de presse, pour me signifier que le temps imparti pour l’interview touche à sa fin…

Juste le temps de sortir les planches destinées à un kamishibaï, illustrant l’histoire des babouches d'Abou Simbel. Et soudain de voir le visage de Mockasin s’illuminer. Comme un enfant, à qui on allait raconter une histoire…

(Merci à Vincent Devos)

 

Connan Mockasin

Avec Mockasin, on n’a plus les pieds sur terre…

Écrit par

Publié en 2011, le premier album de Connan Mockasin, « Forever dolphin love », avait littéralement défrayé la chronique. Flanqué de son band, il se produisait ce lundi 26 mars à l’Orangerie du Botanique. Et il reviendra, mais cette fois au Cirque Royal, ce 19 mai, dans le cadre des Nuits Botanique, en compagnie de Charlotte Gainsbourg. Pour accueillir le Néo-Zélandais et sa troupe, la salle est bourrée comme un œuf. Quand on pense qu’au départ, le concert devait se dérouler à la Rotonde ; preuve que cet artiste est en passe devenir une ‘star’ incontournable. Pas de supporting act. Le set démarre à 20h30…

Lorsque le team monte sur les planches, leur accoutrement a de quoi faire sourire. Le drummer, situé à gauche du podium, porte une perruque. Il ressemble à Ringo Starr, mais en moins primaire. Le bassiste est plutôt bel homme. Baraqué, revêtu d’une chemise de soie aux motifs indiens, il est élégamment coiffé d’un turban comme les Maures, dans la série de longs métrages, « Angélique ». Chevelure traitée par un brushing comme à la belle époque des 70’s, le claviériste (parfois second gratteur) a enfilé un pantalon aux motifs psychédéliques et une chasuble de couleur bleue. Pas n’importe qui, puisqu’il s’agit de Sam Eastgate, le leader de Late of The Pier. On ne décernera cependant pas le prix d’élégance au percussionniste. Faut dire qu’il a enfilé une robe rose fendue, partiellement recouverte d’un mini-peignoir de couleur jais, parsemé de paillettes scintillantes. Il a bien des chaussettes de sport rayées, mais ses jambes sont particulièrement velues. La classe ! Heureusement, il restera planqué derrière un pupitre, à droite de l’estrade, pratiquement toute la soirée. Il s’est cependant remonté les cheveux en chignon, qu’il dénouera après deux ou trois morceaux. Connan a un look bien plus soigné. Sa petite moustache lui confère un petit air latino. Il est coiffé d’un superbe chapeau, mais surtout est vêtu d’une chemise abricot dont le col est fermé par un nœud papillon de même teinte.

Dès le début du set, on est plongé dans un univers atmosphérique, presque shoegaze. Subtile et douce, la voix de Connan épouse parfaitement la mélodie sinusoïdale. Sa guitare libère des sonorités éthérées, qui me rappellent quelque part celles dispensées par Garce, lorsqu’il sévissait chez Sad Lovers & Giants. Et Sam vient enrichir cet univers semi-psychédélique, en se concentrant alors sur ses cordes. Puis, après une intro a cappella, caractérisée par la conjugaison de leurs voix angéliques, les musicos attaquent le superbe « Faking jazz together ». A cet instant, on n’a déjà plus les pieds sur terre. Passé un bref instrumental, « Egor Hosford », donne un premier coup d’accélérateur. Empruntant un tempo tribal, il s’achève même sur un mode déstructuré. « Uniform in uniforms » nous propulse à nouveau dans la stratosphère. Mais à partir de cet instant, on ne sait plus trop bien quand commence ou s’achèvent les morceaux. Il y a bien une nouvelle chanson (« I wanna roll with you »), imprimée sur un mid tempo, soulignée de chœurs falsetto, et abordée dans l’esprit de Prince, puis une autre épique, emphatique que n’aurait pas renié Mercy Rev, des breaks inattendus, interrompus de conversations entre Connan et le public, ponctuées d’éclats de rires, des relances fulgurantes, un accès de clavier cathédralesque, un drumming convulsif, presque floydien, et en final une immersion dans l’univers aquatique de « Forever Dolphin love », le titre éponyme de l’opus, dont l’apothéose en crescendo, même au niveau des vocaux, est aussi frénétique que superbe…

Après cinq bonnes minutes d’attente et d’applaudissements, le groupe revient sur les planches. Connan Mockasin les rejoint un peu plus tard. Il porte une perruque blonde, a remis son chapeau, porte des lunettes fumées, et a enfilé un gant. Michael Jackson est de retour ! Il se lance alors dans un pastiche de feu le King de la Pop en interprétant son « Remember the time », tout en réussissant quelques pas de danse caractéristiques. Hilarant ! Lors du titre ultime, « Lizard », un morceau qui devrait figurer sur leur projet commun, Soft Hair, Connan et Sam, se mettent à déclamer et même à rapper, avant de descendre dans la fosse pour entamer une sarabande, en compagnie du public, ravi de défiler comme lors d’un concours de mode. Puis les deux compères remontent sur l’estrade, aidée par leur roadie, dans un climat de bonne humeur communicative. Le quintet prend alors congé de l’auditoire, le sourire jusqu’aux oreilles, et nous aussi…

(Voir aussi notre section photos)

Organisation Botanique

Connan Mockasin

Faking Jazz Together (Ep)

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Votre serviteur n’est, en général, pas très friand de remixes. Ces exercices de style n’apportent le plus souvent, pas grand-chose de plus, à la version originale. Il y a des exceptions, mais elles ne sont pas légion. En fait, plutôt que d’être remixés, certains albums mériteraient une totale remise en forme. La nuance est subtile, mais elle établit une différence fondamentale entre production et bidouillage. Le bidouillage n’a le plus souvent qu’un seul objectif : faire danser sur les nightfloors.

« Faking jazz Together » est incontestablement la meilleure plage issue du tour premier elpee de Connan Mockasin, « Forever Dolphin Love », un superbe opus publié par le Néo-Zélandais, l’an dernier. Cette piste fait aujourd’hui l’objet d’un Ep trois titres.

La première piste est une version ‘extended’ du morceau originel. Rien de révolutionnaire à l’horizon ! La seconde a été retravaillée par Michael Mayer. Et elle correspond parfaitement à ce qu’on attend d’une compo destinée à une piste de danse. Enfin pour la troisième, c’est Tom Furse, le bassiste de The Horrors, qui est derrière les manettes. L’adaptation est apparemment plus cool, mais l’apport de percus et de rythmiques confère au morceau un aspect plus tribal, presque hypnotique.

Connan Mockasin se produira ce lundi 26 octobre à l’Orangerie du Botanique, et reviendra le 19 mai au Cirque Royal, afin d’épauler Charlotte Gainsbourg, dans le cadre des Nuits Botanique.

 

Connan Mockasin

Forever Dophin Love

Écrit par

Pas facile de se faire une place au soleil quand on possède un nom aussi improbable. Mais pas d’inquiétude à se faire pour lui, ce Néo-zélandais risque fort de devenir une des étoiles montantes de la pop mondiale, d’ici quelques mois. Et ce n’est pas un hasard s’il est le premier artiste à débarquer chez Phantasy, le label du producteur à succès Erol Alkan (Klaxons, Bloc Party, Late of The Pier). Abordée dans l’esprit de Sufjan Stevens (NDR : à moins que ne soit dans celui des Flaming Lips, mais qui se seraient convertis au folk), la musique de Connan Mockasin baigne dans une forme de pop psychédélique légèrement teintée de jazz. La tête dans des nuages mélodiques, ce doux rêveur compose des symphonies de poche –à multiples tiroirs– dévoilant un univers onirique, riche et empreint de mélancolie.

« Forever Dolphin Love » constitue son premier album. Dès les deux premières plages (« Megumi The Milkiway Above », « It’s Choade My Dear ») le ton est donné : chœurs enfantins, voix douce, angélique et éthérée ainsi que cordes de guitares océaniques caressées par les doigts en or de cet artiste manifestement doué. Et le reste vaut son pesant de surprises. A l’instar du titre éponyme qui s’étire sur plus de 12 minutes, sans jamais susciter la moindre seconde d’ennui. Pas toujours facile d’accès, cette œuvre nécessite plusieurs écoutes avant de s’apprécier à sa juste valeur ; mais la récompense est au bout de l’effort. Car ce disque est tout bonnement remarquable.

Particulièrement créatif, Mockasin est également un peintre talentueux à qui l’on doit l’intrigante fresque illustrant « Forever Dolphin ». Incontournable !