Pour Bodega, tout est à l’intérieur de l’aquarium

Prévu le 9 octobre chez Chrysalis Records, « All Inside Aquarium » marque un changement de cap pour BODEGA. Après trois opus nourris par l’héritage post-punk de Talking Heads, Sonic Youth ou des B-52s, le quintette new-yorkais privilégie un rock plus…

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Country Teasers

The Empire Strikes Back

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Connaissant la maison ‘In The Red’, on s’étonne des premiers accords de country alcoolique servis en apéro sur le nouvel album des Country Teasers. Ce côté alcoolisé colle bien à l’image du label. Cependant, aucune trace de riffs déchirés à la "In The Red" chez les Ecossais de Country Teasers. Sur « The Empire Strikes Back » on se trouve davantage du côté obscur de la force lo-fi. Les onze titres du disque nous emmènent ainsi à l’arrière d’un cabaret déjanté où la country est revisitée à grandes lampées de rhum. C’est plombé, inachevé et enregistré à l’arraché. Au centre de cette incartade country pour pochard mélomane, un thème vital maintient l’auditeur sur ses guiboles : la place des races et du racisme dans la transformation politique de la Grande-Bretagne. Là, on se marre moins, bande de soiffards ! Curieusement, ces bonnes intentions s’ancrent difficilement dans l’univers musical de Country Teasers. Imaginez un groupe de sacs à vin en train de philosopher sur l’impact politique qu’aurait pu avoir Johnny Cash sur le répertoire des Liars. Et, peut-être, comprendrez-vous pourquoi les débats ethniques semblent inappropriés à la musique des ces drôles d’Ecossais. Reste que tout le monde reconnaîtra les mérites de l’alcool : ‘in vino veritas’.

Country Teasers

Secret Weapon Revealed At Last

Au lieu de parler country, parlons plutôt de bite… Parce qu’ils aiment ça, les Country Teasers : sur « Man V Cock », il y en a même une qui parle. « All I Wanna do is fuck », dit-elle, ce qui semble normal pour une bite… Et elle a de la chance, cette bite, parce qu’à la fin de l’album, une voix féminine murmure qu’« elle aime ça, la bite ». C’est étrange, toutes ces bites. Sur le CD, le dessin d’une taverne : « The Cock Tavern »… La taverne de la bite. A part ça, c’est sympa, comme musique : un peu garage (In The Red, quoi), un peu indie-pop (Pixies, Pavement), un peu antifolk (à la Devendra Banhart), un peu cold wave,… Mais trop nonchalant, comme une bite qui bande mou. Un peu de Viagra n’aurait pas fait de tort à ces chansons débraillées et glissantes, qui ne valent finalement pas, dans le genre glauque et maussade, un bon vieil Arab Strap. Il y a bien la branlette… Mais une chose est sûre : c’est ceux qui en parlent le plus qui le font le moins.