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Craig Chaquico

Fire Red Moon

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Craig Chaquico est guitariste. Agé de 58 balais, il est de descendance portugaise et indienne (NDR : d'Amérique !) Il a longtemps milité chez Jefferson Starship dont le patronyme s’était ensuite transformé tout simplement en Starship. Drivé par Paul Kantner et Grace Slick, ce groupe était né sur les cendres de Jefferson Airplane. Au cours des 20 dernières années, il a souvent été courtisé comme musicien de studio. Ce qui ne l’a pas empêché d’embrasser une carrière en solitaire. Il est d’ailleurs responsable d’une discographie personnelle plutôt conséquente. 

L'album s'ouvre par une plage troublante intitulée "Lie to me". Noah Hunt, vocaliste du Kenny Wayne Shepherd Band, chante passionnément ce titre soul/blues que colore Bill Heller de son orgue Hammond, pendant que la guitare de Chaquico pigmente l’ensemble de phrases bleues tout à fait captivantes. Rolf Hartley se réserve le chant pour "Devil's daughter", un blues imprimé sur un mid tempo. Craig est épaulé par l’Away Team. Craig a volontiers recours au blues pour enrichir son expression sonore. Signé Booker T Jones et William Bell mais popularisé jadis par le grand Albert King, "Born under a bad sign" symbolise bien entendu le blues de Memphis. Chaquito lui inflige un traitement instrumental, typique de ce blues urbain de cette ville portuaire de l'État du Tennessee. Eric E Golbach est au micro pour "Bad woman", un blues lent majestueux au cours duquel il injecte toute sa passion et sa violence tout en se montrant autoritaire. Les chœurs éclosent et propulsent les cordes au firmament. Séduisantes, propres et techniques, elles ne manquent pourtant pas de feeling. Deux instrumentaux, ensuite. Tout d’abord "Rollin' and tumblin'", un classique traditionnel immortalisé par Muddy Waters. La nouvelle version est imprimée sur un tempo enlevé. "Fire Red moon", ensuite, une plage qui baigne dans la douceur et la sérénité. Memphis shuffle léger, "Little red shoes" est balisé par le piano et l’orgue. La voix de Hartley est fluette. Chaquico est très inspiré aux cordes, dans un style réminiscent de Stevie Ray Vaughan! Un dialogue d’une grande pureté et empreint de sensibilité s’établit entre la guitare et le piano, tout au long de "Blue on blue", un peu comme lors d’une B.O. destinée à un film d'amour. Craig libère une dernière fois ses cordes pour revisiter le célèbre "Crossroads" du légendaire Robert Johnson ; cependant Chaquito adopte le rythme qui avait sublimé la version du Cream. La voix de Hartley est toujours aussi inoffensive, mais les interventions de notre soliste sont remarquables, comme si elles émanaient d’un flirt hypothétique entre la gratte de Clapton et celle de Billy Gibbons…