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Cullen Omori

The Diet

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Il y a cinq ans, le groupe chicagoan Smith Westerns splittait, laissant en héritage trois superbes albums. Depuis, les différents membres ont poursuivi leur petit bonhomme de chemin à travers des projets qui ont connu plus ou moins de succès. Ainsi, si Whitney est parvenu à tirer son épingle du jeu, Cullen Omori est resté curieusement dans l’ombre…

Deux ans après avoir publié un premier elpee de bonne facture, ce dernier nous propose son second essai, “The Diet”. Sur ce nouvel LP, l’Américain, désormais établi à Los Angeles, revient à ses fondamentaux ; c’est-à-dire à une forme de psyché/pop ensoleillée et rafraîchissante qui a fait le succès (relatif) de Smith Westerns. Caractérisés par leurs mélodies efficaces, les onze morceaux tissent une texture cristalline de cordes acoustiques et électriques que brode une voix éthérée. Une expression sonore qui lorgne vers des formations telles que MGMT, Unknown Mortal Orchestra ou encore Foxygen.

Au vu de la qualité de ce second opus, on est en droit d’espérer que Cullen Omori puisse atteindre une juste reconnaissance, et pourquoi pas semblable à celle acquise par ses ex-acolytes de Whitney. Une chose est sûre, pas besoin de se mettre au régime pour savourer “The Diet”…

Cullen Omori

New misery

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Il y a quelques semaines, Max Kakacek et Julien Ehrlich, deux ex-Smith Westerns (NDR : issue de Chicago, cette formation a publié deux elpees mémorables, avant de se séparer en 2014) gravaient leur premier album. Qui n’est pas passé inaperçu. Si bien que leur concert accordé au Botanique, ce 17 juin, affichait complet. En mars dernier, c’était au tour de l’ancien chanteur de Smith Westerns, Cullen Omorri, de publier son premier opus, baptisé « New Misery ». Malheureusement, il faut reconnaître qu’il n’a pas récolté le succès escompté. Et pourtant, il mérite qu’on s’y attarde.

Pour enregistrer cet LP, Omori a bénéficié du concours de Shane Stoneback à la production (Vampire Weekend, Fucked Up, Sleigh Bells). Découpé en onze plages, le long playing macère au sein d’un pop/rock aux accents psyché. Dès l’ouverture, on est plongé dans un bain sonore à la fois stimulant, réconfortant (NDR : vu le peu d’ensoleillement actuel, ce n’est pas à dédaigner) et propice à l’insouciance. La ligne de basse est spasmodique. Les chœurs sont entêtants. Les mélodies contagieuses. « Two Kinds » est tapissé de claviers. Le spectre de Jonathan Donahue (Mercury Rev) plane tout au long de « And yet the World still Turns ». « Cinnamon » affiche un aspect plutôt kitsch. Mais finalement « New Misery » rappelle les débuts de MGMT ; et « Sour Silk » en est certainement le plus bel exemple.