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Ozark Henry connaît la musique Parker…

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Curse of Lono

People in cars

Écrit par

Felix Bechtolsheimer, c’est le chanteur/guitariste et compositeur de Curse of Lono, une formation londonienne, dont le patronyme est emprunté au titre d’un bouquin de Hunter S. Thompson.

Felix a vécu une dernière année calamiteuse. Au beau milieu de la pandémie, son père, son oncle et sa petite amie sont décédés. Et fatalement, les compos du nouvel elpee expriment des sentiments de tristesse, de chagrin, de mélancolie et d’angoisse. Surtout ses textes. Des textes qu’il interprète d’un baryton ténébreux, lyrique, un peu à la manière de Matt Berninger (The National) ou alors de Chris Rea.

Pour enregistrer cet opus, Felix a un peu fait cavalier seul, même s’il a reçu le concours de quelques invités parmi lesquels figurent son fidèle collaborateur Oli Bayston (Spiritualized, Teleman et Boxed In, dont il est le leader) à la mise en forme ainsi que de l’ingénieur du son Iain Berryman (Florence + The Machine, Goldfrapp, Arcade Fire, Kings of Leon, Wolf Alice).

Enfin, le titre du long playing (« People in cars », édité en 2017) est également celui du livre de photos signés Mike Mandel, un album qui révèle des personnages shootés à travers les vitres de voitures, à un carrefour de Los Angeles, en 1970.

Si la musique de Curse of Lono puise ses sources dans l’alt country –et l’utilisation de la pedal steel y est certainement pour quelque chose– on y décèle également et régulièrement des traces de blues, et notamment à travers les riffs de gratte. Mais l’ensemble de cet LP baigne au sein d’un climat généralement atmosphérique, le final « Time slipping » (9’ quand même) se distinguant par ses couches de claviers qui naviguent vers l’infini à l’écoute de confidences oratoires. Et si le piano guide indolemment la plupart des ballades, l’expression sonore est épisodiquement et judicieusement traversée d’interventions de violoncelle et discrètement enrichie d’une voix féminine ; en l’occurrence celle de Tess Parks. Lascive, elle donne même la réplique à celle presque morbide, lugubre, de Felix, sur « So damned beautiful ».

Le disque recèle quand même l’une ou l’autre piste offensive, à l’instar de « Think I’m alright now » et surtout de « Buy the ticket, take the ride », une piste hantée par l’histoire de feu Gilles Bertin, le bassiste de Camera Sirens (à l’époque, il était taxé de Sid Vicious français). Coupable d’avoir braqué une banque et longtemps en cavale, il sera condamné par contumace.

Bref, un album de bonne facture, dont les compos semblent déchirées entre une vision sombre (les lyrics) et paradoxalement empreintes d’une mélancolie douce (la musique) …