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Dave Hole

The Live one

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Expatrié depuis belle lurette en Australie, cet Anglais est un joueur de slide de réputation mondiale. Notamment pour son approche sauvage de son instrument. En tenant compte de la compilation "Whole lotta blues", " The live one " constitue son neuvième album distribué chez nous par Provogue ; et le septième paru USA chez Alligator. C'est d'ailleurs Bruce Iglauer, le boss d'Alligator, qui signe ici la production.

Nous sommes le 26 juillet 2002, dans un des temples réputés du blues à Chicago : le Buddy Guy's Legends. A l'affiche, figure le Dave Hole Band. Une occasion rêvée pour immortaliser l'événement 'live'. Et qu'il réitère le lendemain, lors de son set accordé au 'Chord on Blues' à St-Charles (NDR : dans l'Illinois). Une maquette qu'il complètera par quelques enregistrements opérés quelques mois plus tôt chez lui à Perth, en Australie.

Onze plages dont quatre reproduites sur "Short fuse blues", un elpee commis en 1991, partagent ce disque. Un concert de Dave Hole démarre sur les chapeaux de roues. Ceux qui ont déjà pu y assister peuvent en témoigner. "Jenny Lee" laisse échapper des chapelets de notes tellement électriques et métalliques qu'ils vous transpercent. Après vous avoir pénétré profondément, cette slide vous achève... L'atmosphère se détend quelque peu sur "Demolition man". Constituée de Roy Daniel à la basse et de J. Mattes aux drums, la section rythmique assure. Sur ce tempo plus décontracté, la slide prend ici toute sa dimension. Dave laisse échapper des notes d'une fluidité qu'on ne lui connaît guère. L'ambiance est très blues. Dave aborde "Short fuse blues", un blues lent au cours duquel il vocifère. A chaque verset, la réponse de la slide est cinglante. Elle fuse et lacère tout sur son passage. Dans la lignée du Chicago blues urbain, "Keep your motor running" est un blues rock bien emballé. "Every girl I see" retourne au sein du territoire musical de Hole. La slide démoniaque, en folie, se consume dans la chaleur brûlante de l'enfer. Il aime Hendrix et il le démontre sur cette plage. Il reprend d'ailleurs ici le célébrissime "Purple Haze", en hommage au dieu disparu. Dave souffle quelques instants, le temps d'interpréter l'instrumental délicat "Berwick road". Blues lent, comme aurait pu le composer Elmore James, "Up all night thinking" est un sommet de l'album. Toute la panoplie d'éléments dramatiques ne demande qu'à défiler! Salut amical à la cité du blues, "Take me to Chicago" est un remake "holien" du "Sweet home Chicago" ; un fragment pour lequel son claviériste Bob Patient siège au piano. Extrait du dernier album, "Outside looking, "How long?" est un autre slow blues de braise, abordé dans l'esprit d'"Up all night thinking". Encore qu'on y décèle davantage d'intensité dans la sonorité de la slide. "Bullfrog blues" achève cet opus. Un fragment de plus de 12', dont les quatre premières minutes souffrent d'un maximum d'auto complaisance, avant d'exploser dans un boogie infernal. Quelle santé!

Dave Hole

Outside looking in

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Au cours des dernières années, Dave Hole s'est fait un nom dans les cercles du blues. Doté d'un potentiel bien affûté à la slide, cet Australien né à Perth a écumé la scène nationale durant 20 ans avant de tenter sa chance sur les autres continents. Son 1er album est sorti en 91. Et ce "Short fuse blues" lui a valu beaucoup de critiques favorables dont celles du patron du label Alligator, Bruce Iglauer. En 96, il atterrit à Chicago pour enregistrer "Ticket to Chicago", en compagnie de musiciens de Buddy Guy. " Outside looking in " constitue son 8ème opus, si on tient compte de la collection "Whole lotta blues", parue en 96.

Dave est une tornade. La slide dévaste tout sur son passage. Il entame donc tout naturellement "Jemmy Lee", en force. La puissance métallique dirige la slide vers les sommets. Rien ne peut endiguer le flot de notes acérées. "He knows the rules" de Jimmy Mc Cracklin le guide sur des thèmes plus proches du Chicago blues d'Elmore James et de Hound Dog Taylor. Le piano de Bob Patient suit à la trace la slide impatiente et assoiffée. Le climat se détend pour aborder le titre maître, sur le thème connu de "It hurts me too", ainsi que sur "How long?" dont la slide, parcourue sur un tempo lent, force le respect. "You move me so" est une composition de BB King. La section rythmique est très percussive, proche de la Nouvelle Orléans. J. Battes est aux drums, Roy Daniel à la basse ; et le concours d'un Patient virevoltant aux ivoires, laisse encore échapper la slide insatiable. "Walk away" sort du blues pour aborder un rockin' blues imprimé sur un solide motif rythmique. Hole sait au besoin réduire l'amplification ou la couper. A l'instar de "Nobody" et de "Get a job". L'album reste varié. Pour preuve "Insomniac", dominé par le beat de Bo Diddley. Ou encore "Out of my reach", lente ballade veloutée dont la fureur est verrouillée. L'album se termine par un royal "Living on borrowed time". Excellent !