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David Gray

Life In Slow Motion

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Qu’on le veuille ou non, David Gray est un homme respectable. Né à Manchester en 1968, le garçon s’est voué à une carrière d’anglo-trotter, en promenant sa guitare à travers le Pays de Galles, Liverpool et Londres. Le but ultime de ses incessantes pérégrinations s’égrène autour d’un concept singulier: la musique. Obsessionnelle, possessive, envahissante, elle a agrippé David Gray et ne l’a plus lâché. En sa compagnie, la vie n’a pas toujours été rose. La musique l’a poussé à coucher ses inspirations poétiques, l’a contraint à signer des contrats et vivre des échecs discographiques de 1992 à 1998. La fin était proche, la relation perdait la splendeur des premiers jours. Dans un ultime sursaut romantique, David Gray est pourtant resté cloîtré entre les murs de son appartement londonien. Sans contrat, sans maison de disques. Seul avec son amour de la musique, il a déposé ses appréhensions sentimentales sur les cordes d’une guitare folk. Passion et solitude. « White Ladder » était le résultat de son abnégation, cette envie de signer un disque marquant et remarqué. Récompensé par quatre albums multi platine, « White Ladder » recevait les éloges dont rêvait David Gray depuis sa rencontre amoureuse. Ensuite, l’histoire est connue : ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Après « A New Day at Midnight » et « The Other Side » (2002), le nouveau bébé de David Gray se prénomme « Life In Slow Motion » et n’apporte pas grand chose de nouveau dans l’univers idéaliste du bonhomme. Au contraire, des chansons de la trempe de « Slow Motion » campent un décor post Bee Gees sous anxiolytiques. A vous faire tourner la tête, vous donner la fièvre un samedi soir, juste avant de sortir. Sur ce coup là, les dix titres de l’album risquent de se noyer au large de la Manche, avant même d’avoir atteint les berges du continent.