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David Leon Band

David Leon Band

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Le David Leon Band est une de ces multiples formations anonymes mais talentueuses issue d’outre-Atlantique. Un quatuor établi très exactement à Azusa, en Californie. L’album démarre en force par "A woman", un shuffle à la Louisianaise. David possède le timbre vocal languissant des chanteurs de swamp blues. Ceux nés du côté de Baton Rouge. Il est même ici fort proche de celui de Lazy Lester. Et ses interventions sensuelles à l’harmonica flirtent avec les aigus. Bien posée, cette voix nous transporte dans le quartier sud de Chicago. Il peut aussi la forcer sans la déchirer, et même être réincarnée par Howlin’ Wolf tout au long de "Howlin’ for my baby". Nous restons dans la cité des vents. Cet organe devient chevrotant pour aborder "Everything's gonna be alright", un classique au cours duquel Billy Bates se révèle un partenaire de choix sur les cordes. Discrètement d’abord. Autoritairement ensuite, s’autorisant même un envol significatif. Dans le pur style West Coast, ses cordes attaquent "Love ya". Billy est désormais chauffé à blanc et se prend même pour le grand Hollywood Fats. Quel panache ! "Too much" opère un retour à la case départ tout au long de ce shuffle puissant. Wayne Hutsell et Lee Campbell constituent la section rythmique. Elle édifie une trame d'acier pour soutenir notre David dont la performance vocale est vraiment remarquable. Nous sommes transportés sur les routes poussiéreuses du Sud, quelque part entre la Louisiane et le Texas. Le rythme a pris possession des lieux. Il fortifie au contact de "Pretty baby". Bates agrémente de courtes phrases, sa ligne rythmique forte pour annoncer un envol attendu et qui, en effet, ne se fait guère attendre. David n'en demandait pas plus pour rugir comme un lion dans son harmo. Billy saisit son bottleneck et se met à caresser les cordes en slide sur le notoire "I gotta move". Au passage, il nous dévoile toutes les ficelles du livre de recettes d'Elmore James. Le rythme persiste lors du tonique "Rock therapy", une plage signée de leur plume. Le DLB opère un dernier retour à Chicago, dans le Westside, pour retrouver l'ombre du regretté Magic Sam. Et leur version d’"Easy baby" tient la route. Une route que la formation nous invite à prendre à bord de leur "Buick 59", une bien belle machine reproduite sur la pochette. Et au sommet de son art, Billy Bates ne veut plus quitter le devant de la scène. Quoique un peu trop court, cet opus est de bonne facture. Sans être des virtuoses, mais sans pour autant manifester une prétention déplacée, les musiciens ne trahissent guère de faiblesse…