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Dead Man Ray

Over

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En 2002, suite à la sortie de l’album « Cago » et en proie à des désaccords artistiques, Dead Man Ray splitte. Les membres du band décident alors de s’investir dans leurs projets personnels. L’an dernier, après une pause de 16 longues années, le groupe s’est cependant reformé et a gravé un Ep, intitulé « Een ». Et il vient d’enregistrer un nouvel album. Baptisé « Over », il s’inscrit finalement, bien dans la lignée des précédents essais.

Première constatation, les morceaux sont truffés de petits bruitages étranges, produits par des instruments, des objets insolites ou encore le corps humain (NDR : les battements de cœur d’un enfant dans le ventre de sa mère ?). Une technique qui rappelle, quelque part, celle utilisée par Todd Rundgren.

La première partie de l’opus est plutôt intéressante. D’une durée de 8’, « Blisters », le morceau d’ouverture, varie les tempos tout en empruntant des styles hétérogènes. Emphatique, « Half inch ice » est souligné de chœurs. Des chœurs toujours aussi présents sur « Monochrome », une compo dramatique construite en crescendo sur des arpèges de piano. Daan Stuyven déclame dans la langue de Molière tout au long de l’angoissant, « Middle aged men », un morceau aux arrangements de cordes qui ne dépareilleraient pas dans une sonate pour musique de chambre. Pourtant les intonations vocales de Daan, régulièrement dispensées par syllabes, évoquent celles de Matt Bernigner (The National »), alors que le timbre rappelle plutôt celui de Stuart A. Staples (Tindersticks).

A mi-parcours, Dead Man Ray semble quelque peu s’essouffler. Il y a bien encore « Millionaire » (NDR : un clin d’œil adressé au band de Tim Vanhamel ?), un « Clear history » dont le climat est très proche de celui développé par Ozark Henry, le bowiesque « The ladder » et en finale l’élaboré et mélancolique « How to fall », une piste de nouveau tramée dans les arrangements de cordes ; mais en général, cette seconde moitié de long playing s’avère bien moins percutante que la première…

Dead Man Ray

Cago

Après " Berchem " et " Trap ", deux albums de rock malin aux ambiances crépusculaires, Dead Man Ray enfonce le clou à travers ce " Cago " tout en finesse, travaillé au corps par des guitares revêches mais jamais plombantes. Les décharges électriques canalisées par les doigts experts du grand Steve Albini (Pixies, Nirvana, McLusky, JSBX,…), c'est vers de sombres (et somptueux) paysages américains, blues et beatnik, que nous emmène le groupe. Direction : Chicago, terre d'accueil de ces Géo Trouve(é)tout du rock belge, avec dans les bagages cette constante envie de détourner les genres, de dévergonder les refrains, de maltraiter les stéréotypes qu'on colle si facilement à nos artistes maison, ambassadeurs forcés de cette belgitude chic qui se doit sans cesse d'allier surréalisme et humilité, désinvolture et ténacité. Résultat : " Cago " quitte les vastes plaines de notre plat pays pour s'envoler vers les cimes, où se côtoient Captain Beefheart et le Velvet Underground, Bukowski et Johnny Cash. Avec " Landslide " en ouverture de ce rodéo électrique au pays de l'Oncle Sam, c'est déjà la plénitude, le dépaysement, le choc des grandes étendues : splendide chanson de voyage, comme l'étaient déjà " Beegee " et " Brenner ", " Landslide " nous conduit plein tube " Sur la route " qui traverse l'Amérique, pays de fantasme de nos dignitaires anversois. Tout comme ce " Blue Volkswagen 10.10 AM ", encore une chanson de bitume, au cours de laquelle le poète beatnik Ken Nordine récite des litanies sur un fond free-jazz-rock déliquescent. Le reste brille lui aussi de mille feux (de brouillard) : " les excellents " Need " et " A Single Thing ", le lancinant " Short Terms Investments " (ce titre !), etc. En 10 escales sur les terres blues-rock de l'Amérique de General Motors, du cowboy Marlboro (Bobbejaan Schoepen n'est pas loin…) et des films de Hal Hartley, Dead Man Ray nous en met plein la vue et les oreilles. Excellent !

 

Dead Man Ray

The Marginal (Ep)

Écrit par

Pour être marginal, cet Ep est vraiment marginal. Vingt-trois morceaux pour un total de 36'30, dont certains n'atteignent même pas les 30'. En fait, ils constituent tout simplement des chutes de bandes abandonnées, lors de la mise en forme de l'album " Trap ". Des fragments qui ressemblent plus à des exercices expérimentaux qu'à autre chose. Dead Man Ray y passe en revue la fanfare, le jazz, la lo fi, la country, le ragtime, l'électro industriel, le surf, le trash, les bruitages, les collages et bien d'autres courants musicaux ou non, avec un sens de l'humour qui n'appartient qu'à Rudy Trouvé et son compère Daan Stuyven. Pour ceux qui l'ignoreraient encore Rudy a longtemps joué chez dEUS et sévit encore au sein d'autres projets parallèles tels que Kiss My Jazz, Gore Slut, Cynthia Appleby et Lionell Horrowitz, alors que Daan, graphiste de son métier, a transité, voici quelques années chez Citizen Kane, Running Cow et Volt. Hormis l'excellent " Cerchy ", le sinistre " Sofa " le ‘fallien’ " Stab " et le final filmique, ‘philpectoresque’ " End ", le reste varie du plus génial au plus insignifiant, en passant par le pastiche, à l'instar de la cover du " Killywatch " des Cousins ou de " Beer ", chanson au cours de laquelle Rudy se prend carrément pour Johnny Cash. Une chose est sûre, je n'ai plus rien entendu d'aussi déjanté depuis Captain Beefheart !