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Deborah Coleman

Soft place to fall

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La charmante Deborah est une artiste prolifique Et ses albums se déversent dans nos oreilles attentives. Toujours fidèle au label Blind Pig aux USA, elle est toutefois distribuée chez nous via la machine allemande Ruf. Après "Takin' a stand", sorti en 1995 sur new Moon, "I can't lose", en 97 et "Where blues begins", en 98, tous deux sur Blind Pig, elle nous revient avec un quatrième album.

La première plage "Look what you do to me", est une ballade soul enrobée de chœurs qui accroche par sa mélodie. Avec "Confused", elle est proche d'un rock hard au riff lourd et puissant. Pourtant, le plus souvent, son blues est tendre, doux ; et sa voix, pas très forte, se prête mieux à ce type d'exercice. Il est facile de s'en rendre compte sur "Soft place to fall" et "So damn easy". Elle peut sans difficulté hausser le rythme, chatouiller le boogie. Comme sur "Don't lie to me", mais vous n'aurez jamais le souffle coupé! Ce boogie tient facilement la route grâce à la section rythmique sans faille constituée de Dave Smith à la basse et de Steve Potts aux baguettes. Non, ce qu'elle fait le mieux, ce sont les petites plages dansantes, parfumées d'un funk léger. Tout au long de "If you love me like you say", de Little Johnny Taylor, sa guitare se détache très aisément dans ce décor mouvant! Ernest Williamson prête main forte à l'orgue pour les blues intenses "Another hoping fool" et "Nothin' to do with love". Le Chicago blues classique n'est cependant pas dédaigné, à l'instar du familier "I'm a woman", composé au masculin par Bo Diddley. Billy Gibson, l'homme de Memphis, est venu souffler dans son harmonica. L'opus s'achève par une fête des voix autour de la slide, enfin sortie de sa cachette, pour un "The day it comes" vivifiant. La production est signée Jim Gaines.