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Deer Tick

Le Midwest n’était pas si loin…

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Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas Deer Tick, cette formation nous vient de Providence, dans le Rhode Island. Drivée par le hargneux John McCauley, elle compte déjà 5 albums à son actif, alors qu’elle n’existe que depuis 2004. En fait, au départ, il s’agissait du projet solo de McCauley. Qui progressivement s’est mué en quintet. Les Etasuniens venaient donc défendre leur 5ème opus, « Negativity », une œuvre de country alternative, tout au long de laquelle, ils ont étoffé leur écriture.

Dans une salle à moitié pleine (NDR : ou à moitié vide, selon), les cinq musiciens –un peu éméchés– débutent leur set en piochant parmi leurs nouveaux titres. Tout en lorgnant vers le classicisme de The Hold Steady voire de Bruce Springsteen, ils sont imbibés d’americana pur jus. Dans un premier temps, le manque de puissance du son n’aide vraiment pas Deer Tick à prendre ses marques. Difficile, dans ces conditions, de parvenir à emballer un public qui n’a encore assimilé les nouvelles chansons, qu’à moitié… Mais, peu à peu, grâce à leurs voix complémentaires, une parfaite maîtrise de leurs instruments et les quelques pépites issues de leur répertoire, les Américains parviennent à transformer la Rotonde en véritable saloon crasseux du Midwest. L’accent sudiste et l’attitude bien rock’n’roll de McCauley y est bien sûr pour quelque chose. Les musiciens varient les ambiances entre leurs classiques « Ashamed », « Art Isn’t Real » ou « Standing at the Threshold » issus de leur 1er album « War Elephant » et reprises de vieux standards du rock 60’s, balancés à la manière d’un groupe de lycée, comme le ferait les Black Lips. Le son est sale comme il se doit et le groupe communique abondamment avec le public. L’ambiance monte au fur et à mesure que la cohésion soude les musiciens qui semblent prendre du plaisir. Et le final sera à la hauteur du rappel : électrique, rageur et brouillon à la fois ! Les insectes ont peut-être parasité tous azimuts, mais le public ne s’est pas senti incommodé pour autant…

(Organisation Botanique)

 

Deer Tick

The Black Dirt Sessions

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Deer Tick présente ses ‘Sessions noires et sales’… Un programme que respecte à merveille ce groupe américain de Providence (Rhode Islands). Et pour cause, la formation est responsable d’une musique ténébreuse, vénéneuse, insidieuse et dramatique agrégeant folk, blues et grunge. La voix de John McCauley mène magistralement la barque. Le fantôme de Layne Stanley d’Alice in Chains rôde en permanence (« I Will Not Be Myself »). Ballade gospel, « Choir of Angels » est un véritable hymne funèbre. Tourmenté, douloureux, « Goodbye, Dear Friend » est tapissé de claviers vintage et de cordes de guitare essentiellement acoustiques. 

« The Black Dirt Sessions » constitue leur troisième album. Il fait suite à « War Elephant » et « Born On Flag Day ». Enregistré dans les Studios ‘Black Dirt’ à New-York, sous la houlette du producteur Jason Meagher, ces terribles sessions s’achèvent par une cover terrifiante de « Christ Jesus », un titre issu de leur premier album.

Deer Tick (NDR : traduction littérale ‘Tique de Daim’) vient de concocter un superbe album. Mais un disque dont les morceaux sont à la fois beaux et redoutables. Voire même dangereux pour la santé mentale des dépressifs. Néanmoins, si vous êtes téméraires, le combo se produira en concert, ce 9 septembre au Grand Mix de Tourcoing et le 20 du même mois au Botanique de Bruxelles.