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Delta Jukes

Working for the blues

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Direction le Delta du Mississippi, pour y retrouver trois musiciens. Sam Carr, tout d'abord. Fils du légendaire Robert Nighthawk, ce batteur a joué durant quarante ans auprès du regretté Frank Frost ; et principalement chez les Jelly Roll Kings. John Weston, ensuite. Originaire de l'Arkansas, ce compositeur/harmoniciste a enregistré pour Fat Possum. Dave Riley, enfin. Le 3ème maillon des Delta Jukes. Un guitariste qui partage son temps entre Helena et Chicago où il fut le bassiste régulier de Byther Smith.

Fred James a donc réuni nos trois compères au sein d'un studio d'Helena, en Arkansas. En compagnie de tels musiciens, on ne peut que vivre au cœur du blues. Celui du Mississippi et de ses multiples juke joints. Cela s'entend dès les premiers accords concédés par la guitare de Dave Riley et la rythmique de Fred James, l'homme de Nashville. Sur ce riff, si chaud au cœur de Muddy Waters, la voix de Riley est autoritaire. Simple mais tellement efficace "I'm overdue" est une excellente entrée en matière. Le tempo s'accélère dès "Shopping for my baby". John Weston chante de sa voix de ténor. L'harmonica se détache du fond sonore. Sam Carr martèle ses peaux comme un possédé. Riley vient chanter son "Play the game" ; et sa guitare, en l'espace de quelques notes, situe bien le blues à ras de terre qu'il pratique. Riley et Weston ont décidé d'intervenir au micro à tour de rôle. C'est donc à ce dernier qu'il revient de chanter son "Just once more". Il le chante avec retenue, dans un style fort proche de Charlie Musselwhite. Ce timbre de voix, il y revient plus tard sur le rythmé "A trade was made". Une compo particulièrement inspirée par Jimmy Reed. Ecrit par Reed, "Come here baby" évolue sur un tempo plus lent. Riley le chante très puissamment. Du vécu ! Pour polir le son, Fred James se partage différents instruments, et notamment la basse et le piano. Ce qui n'est pas forcément une bonne idée ; car chez ce trio de musiciens du Mississippi, les percussions de Carr ne demandent pas d'être adoucies. Le trip de ces gars, c'est le blues. Celui qu'on appelle le downhome blues. Comme lorsque Weston chante "To love is blues". Ou le blues sale et primaire dans l'approche. A l'instar de Riley sur "Voodoo woman, voodoo man". Cet opus n'est sans doute pas de première nécessité, mais il demeure agréable à l'écoute ; et puis, il faut avouer que Weston et Riley sont aussi de bien redoutables vocalistes...