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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

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Disko Drunkards

You don't touch Michael, man!

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Disko Drunkards. Derrière ce patronyme se cachent quelques musiciens issus du Nord de la frontière belge. Des musiciens qui ont marqué le rock indépendant et créatif, il y a quelques années. Stephane Misseghers (Soulwax, dEUS), Ben Brunin (Vive La Fête), Tim Vanhamel (Evil Superstars, Millionaire) et Francois Demeyer (Vive La Fête, Soapstarter) constituent la fine équipe mise en place par les dj’s-producteurs gantois The Glimmers… Stephane Misseghers, batteur de la formation, nous apporte quelques éclaircissements sur ces ‘ivrognes du dance floor’…

L’album des Disko Drunkards ne sera pas vendu mais offert gratuitement lors de vos concerts. Un concept plutôt original. Mais combien de copies de ces disques comptez-vous distribuer ?

Jusqu’ici, on en a écoulé 5 000, de cette manière, lors de nos concerts. Le nombre s’est élevé entre 15 000 et 20 000 copies, lorsque la revue ‘Dj-Magazine’ a décidé joindre le cd à l’intérieur d’un de ses numéros. A l’avenir, on continuera à presser des disques tant que les opportunités de concert se présenteront.

L’industrie du disque est en déclin. Parallèlement, de plus en plus de compact-discs sortent chaque mois. Vous empruntez le chemin inverse en offrant le disque… Enregistrer sur un tel support est-il uniquement devenu un moyen pour se faire de la pub et décrocher des concerts ?

L’art de produire un disque a toujours été un moyen de révéler ta musique vers le monde extérieur. Je pense, par contre, que la distribution traditionnelle est totalement dépassée. Les maisons de disques gardent le même ‘modus operandi’, parce qu’elles doivent penser à leur survie et en même temps promouvoir les artistes qu’elles signent. Or, actuellement, le phénomène Internet bouleverse radicalement ces principes ; et les maisons de disques ne peuvent rien y faire. Notre idée était donc de se passer de ce cirque et de soutenir ce disque en utilisant des agents de promotion indépendants et une agence de booking efficace. En opérant de cette manière, on a pu décrocher de chouettes dates de concerts ; et en même temps distribuer l’album. Sans devoir abandonner le pouvoir de décision à d’autres personnes.

L’opus rend un hommage éclectique à différents styles de musique : le disco, le punk funk new-yorkais des années 80 (Liquid Liquid, ESG,…) mais aussi l’électro pionnière de Telex. Un style qui remonte entre 1975 et 1980. Quelle importance, en tant que musiciens, accordez-vous à cette période ?

Elle compte beaucoup pour les Glimmers. Surtout parce qu’ils ont commencé leur carrière de dj’s à ce moment-là. J’ai grandi au cours des années 90. Mais à cette époque, j’écoutais du rock à la Led Zep, Black Sabbath ou encore Barkmarket… Je dois admettre que je suis entré dans une nouvelle dimension quand j’ai eu accès à leur immense collection de disques. Nous avons utilisé beaucoup de références musicales afin d’obtenir le bon groove et la bonne ambiance pour le disque. On a donc effectivement beaucoup écouté Liquid Liquid et ESG mais aussi les Jackson 5 et Norman Whitfield.

Une ‘dream team’ du rock belge a été mise en place pour ce projet. Etait-il difficile de réunir tous ces artistes ; et comment l’idée de former les Disko Drunkards a-t-elle germé ?

L’aventure a débuté lorsque les Glimmers m’ont demandé ainsi qu’à Ben (NDR : le bassiste) d’enregistrer des parties instrumentales pour le remix de « Physical » d’Olivia Newton John. Ils pensaient que ce serait une bonne idée de remodeler totalement la chanson en conservant uniquement les paroles. Vu qu’aucun de nous quatre ne possédait les capacités vocales de la chanter, nous avons demandé à Tim Vanhamel de l’interpréter. Il a aimé le projet et est resté. Ensuite, François De Meyer, un pote, s’est pointé aux synthés. Tout simplement parce qu’il est arrivé au bon moment en affichant les goûts de circonstance. Après avoir entendu le résultat de « Physical » on a décidé de continuer à écrire jusqu’à ce que nous disposions de suffisamment de morceaux pour enregistrer un album.

« Physical » est sans aucun doute un des sommets du disque. Comment l’idée de la reprendre vous est venue à l’esprit ?

La marque de vêtement ‘ W.E.S.C.’ a demandé aux Glimmers de réaliser un mix pour lancer une nouvelle ligne de vêtement baptisée ‘Physical’. Ils ont donc mis en boîte une compilation réunissant douze artistes adaptant le même morceau. Quand on y pense, sans ‘W.E.S.C’, les Disko Drunkards n’auraient jamais existé. Quelle pensée effrayante !

Comment avez-vous élaboré les morceaux ? Est-ce une création collective ou alors le groupe a-t-il ‘jammé’ sur les beats des Glimmers ?

Chaque chanson de l’album a été composée en un jour. C’était en quelque sorte notre ‘dogme’. Nous entamions notre travail vers midi en écoutant quelques disques, un peu dans tous les styles… Ensuite, Ben et moi accomplissions quelques tentatives de grooves plutôt basiques jusqu’au moment où nous en dégotions un qui nous plaise. Un groove que nous pouvions répéter pendant des heures sans susciter l’ennui. Une fois le groove basse-batterie prêt, on ajoutait des tas de trucs : des claviers, des guitares, des cris, des sifflets… Je pense qu’un jour, on a même utilisé un sac poubelle en guise de shaker. Touche finale, les Glimmers éditaient le morceau pour qu’il ait une structure acceptable et nous, hum… on retournait à la maison !

Vous vous produisez beaucoup en Belgique. Envisagez-vous de tourner à l’étranger, où la réputation des Glimmers est flatteuse ?

On va d’abord finir la partie belge de la tournée ; et ensuite on fera quelques dates en Italie, en Hollande et en Angleterre. On espère aussi se rendre au Japon, vu que l’album sortira là-bas le 22 août.

Ce projet est-il un ‘one shot’ ou faut-il s’attendre à d’autres sorties des Disko Drunkards, dans le futur ?

On y pense, mais comme vous le savez peut-être, on est tous occupés dans d’autres groupes ; donc il faut d’abord mettre en commun nos agendas respectifs.

Si vous deviez choisir un morceau à reprendre avec les Disko Drunkards, lequel choisiriez vous ? « Optimo » de Liquid Liquid, « There but for the grace of God » de Machine ou « Don’t stop 'til you get enough » de Michael Jackson ?

Pffoohh… sûrement pas Michael ! Faut pas se frotter à Michael mec… Il faut toujours s’assurer que ta version est aussi bonne que l’originale, pas une reprise fade d’un grand morceau. Ainsi tu évites de te planter. Donc dans ce cas-ci je prendrais Machine, histoire de pas prendre de risques !

Vous vous appelez les Disko Drunkards, quelle est la boisson qui a le pouvoir de vous lancer sur la piste de danse ?

Je dirais une bière (ou deux), mais une fois qu’on est lancés, ‘we don’t stop ‘till you get enough !’.

 

Disko Drunkards

The Glimmers present Disko Drunkards

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Le duo électro gantois The Glimmers a mis sur pied une dream team du rock belge en réunissant des membres et ex-membres de dEUS, Soulwax, Vive La Fête et Millionaire : les Disko Drunkards. Un projet original par sa conception, car chaque morceau a été finalisé en un jour ; mais aussi (et surtout) car ce disque est uniquement distribué lors des concerts de la formation. Gratuitement ! Une philosophie encore marginale, adoptée pourtant par Prince depuis un certain temps ; mais qui risque de bientôt de faire des émules.

Côté musique, les douze morceaux concoctés par l’équipe de choc rendent hommage au disco, à la No Wave new-yorkaise du début des années 80 ; mais aussi à l’électro pionnière de Télex. Une musique assez minimale traversée de vieux synthés analogiques et entièrement construite autour du duo basse-batterie. Quelques onomatopées et de rares paroles balaient de temps en temps le paysage sonique. Tout n’est certes pas très réussi comme l’affreux « Dans le Mille » réminiscent de Marc Lavoine ; mais quelques titres valent vraiment le détour. A l’instar de « Kookoo » très proche de Liquid Liquid. Sans oublier le très dansant « Oh Oh Oh » et également un « Picture » hanté par Telex. Les Drunkards se fendent aussi d’une très belle reprise de « Physical » d’Olivia Newton John, où le chant en falsetto de Tim Vanhamel fait merveille. Le reste sonne comme la bande son funky d’un film de science fiction allumé et sexuel : pas désagréable, certes, mais plutôt anecdotique.