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Dominique Pascaud

Les yeux mécaniques

Écrit par
« - Commandant Winkel ? »
« - Oui ? »
« - OVNI sur le radar n°3… »
« - Mazette, le voilà enfin ! »
« - Croyez-vous qu’il va atterrir, commandant ? »
« - Je n’en sais rien lieutenant, mais s’il le fait, j’espère que ce sera dans mon lecteur CD… »…
Bon allez, trêve de dialogue de série Z, arrêtons de déconner et parlons plutôt de cet album fort étrange et, pour tout dire, assez séduisant. Engendré par Dominique Pascaud, « Les yeux mécaniques » est une petite soucoupe volante dans le monde de la chanson française. Divisé en deux parties bien distinctes, l’album offre tout d’abord quelques gentilles perles pop comme « Le mal attendra », « Les yeux mécaniques » ou encore « Dans mes bras ». Foutrement bien troussées, ces fragiles ritournelles, servies par une production ‘mimi tout plein’, ont fait chavirer le cœur du commandant en chef qui vous parle. Pourtant, au début, la voix de l’alien aux commandes du vaisseau céleste a de quoi énerver. Plaintive, à la limite du chuchotement, elle égrène des textes qui, eux, ne sont jamais très loin d’une prise de tête ‘à la française’. On se dit alors qu’on est parti pour un moment difficile quand, comme par magie, tout s’éclaire. Soutenue par les délicates mélodies sur lesquelles elle se calque, la voix qu’on s’apprêtait à détester fini par faire mouche. Plus fort encore, l’embellie se voit confirmée par la deuxième partie de l’album, composée presque entièrement d’instrumentaux biscornus. C’est à l’écoute, entre autres, de « Jonction 18 :33 » (sorte de construction pop aphone), que l’on se rend compte combien le chant nous manque. Le plus dingue, c’est que cette absence, loin de tuer le morceau, le rend encore plus fort…Drôle de relation amour/haine qui fait que le manque de quelque chose que l’on a failli haïr mais que l’on aime se révèle plus jouissif que sa présence… Clôturé par « Les yeux mécaniques (2) », cet album a le petit goût de trop peu et d’inachevé qui engendre les classiques…

Dominique Pascaud

Vide et séduction

Écrit par
Tiens, un deuxième disque de Dominique Pascaud… Si vous êtes des lecteurs attentifs et assidus de « Musiczine », vous vous êtes sûrement déjà rendu compte qu’un autre album (intitulé « Les yeux mécaniques ») du même artiste vient d’être chroniqué. Il y a quelques jours à peine, par votre serviteur. Aussi, si vous n’avez pas encore lu la splendide prose écrite à ce sujet, vous feriez peut-être bien d’abord d’aller y jeter un œil avant de revenir à cette critique. Le texte qui va suivre ne peut en effet être bien compris que si vous avez déjà lu son grand frère… Par contre, si vous vous êtes déjà délecté de ce dernier, on peut commencer… Autre elpee de Dominique Pascaud (il serait bien impossible ici de pouvoir dire lequel est le premier et lequel est le deuxième), « Vide et séduction » se révèle moins réussi que « Les yeux mécaniques ». Plus court (il dure à peine 20 minutes pour 15 morceaux), plus « conceptuel », il est aussi un peu plus prise de tête. Là où Pascaud évitait la dégringolade intellectualiste dans « Les yeux mécaniques », il a tendance ici à en faire un peu trop et manque d’ailleurs plusieurs fois de se casser la figure dans les escaliers. Si la musique se révèle encore enchanteresse en quelques occasions, la voix et les textes franchissent quant à eux régulièrement la frontière du « prise de chou land » qu’ils se contentaient de longer dans « Les yeux mécaniques ». Finies les petites vocalises pop, on se la joue ici « Spoken Words » à la « Gainsbourg fin seventies ». Malheureusement, n’engendre pas « Melody Nelson » qui veut et il faut bien reconnaître que la réussite n’est pas vraiment au rendez-vous…Allez plutôt poser une oreille attentive sur « Les yeux mécaniques »…