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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Dope Body

Crack a light

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La scène de Baltimore jouit d’une solide réputation dans l’univers de l’underground. Y sont nés Animal Collective, Beach House, Dan Deacon ou encore Future Island. Notamment ! Mais également Ric Ocasek, David Byrne et surtout Frank Zappa !  

Et Dope Body mérite assurément d’en faire partie. « Crack a light » est d’ailleurs une œuvre à ne pas mettre entre toutes les oreilles. Il s’agit pourtant du quatrième elpee du band. Fondamentalement, les références de sa musique sont à chercher du côté de Brainiac, Jesus Lizard, Roomrunner ou encore Fugazi circa « Red Medicine » … Encore que « Clean & clear » et « Known unknown » lorgnent plutôt du côté de Warmduscher. Le premier morceau est aussi tranchant que menaçant. Frénétique et véhément, le second est imprimé sur un tempo presque techno. Une frénésie punk qui emporte l’exubérant « Curve » et le tumultueux « My man ». Le spectre des Stooges (« Funhouse » ?) plane tout au long des excellents « More » et « Hypocrite », deux pistes sauvages, offensives, aux grattes féroces, virulentes ou gémissantes et qui libèrent un fameux groove. « Mutant being » figure également parmi les morceaux les plus intéressants. Incantatoire, indolent, énigmatique, climatique, il finit par exploser dans le grunge, avant de se désintégrer à travers les bruitages. Les riffs pépient et grincent sur « Lethargic », un morceau caractérisé par l’exaltation du chant, et giclent tout au long de « Jer bang », dans un style rappelant un Helmet angoissé. Plus lourd mais atmosphérique, « Daylingt » se distingue par ses drums luxuriants et son vocal rapé. Sur les 14 pistes de ce long playing, on épinglera encore des morceaux expérimentaux, parfois partiellement décousus, anxiogènes, chaotiques ou encore déchirés par des guitares hurlantes. Mais une chose est sûre, ce « Crack a light » a le mérite de ne faire aucune concession…