Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Doug Macleod

Break the Chain

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Doug MacLeod est un bluesman notoire, mais également un conteur. Originaire de New York, il a pas mal bourlingué. Agé de 71 balais, il s’est établi depuis quelques années, à Los Angeles. Il a décroché plusieurs Blues Music Awards, notamment celui de meilleur artiste blues acoustique, en 2016 et 17. Son premier elpee, "No road back home", remonte à 1984. Depuis, il a publié une belle volée d’albums. En ‘live’, il relate ses histoires et contes, en se servant du blues. Et c’est de nouveau le cas sur ce "What the blues mean to me", un opus enregistré au sein du studio californien Skywalker Sound. Doug est toujours inspiré par les aléas de la condition humaine à travers ses douze compositions personnelles. Il joue seul ou en formule duo, trio voire quartet, selon les plages. Y participent donc, suivant les pistes, ses musiciens ; en l’occurrence le batteur Jimi Bott (ex-Blues Survivors, Mighty Flyers, Fabulous Thunderbirds), le bassiste Denny Croy et le percussionniste Oliver Brown.

"Goin' down to the Roadhouse" ouvre le bal. Armé de son bottleneck, MacLeod part à la recherche de besoins primaires, comme manger, boire, danser ou parler à quelqu'un pour briser sa solitude. Il est cependant rapidement rejoint par sa section rythmique. Doug déclame les lyrics de "Mr Bloozeman", un blues autobiographique, ponctué par une excellente sortie sur les cordes. Et également tout au long de "Who's driving the bus?", un boogie primaire hanté par John Lee Hooker. "Lonesome feeling" relate une expérience de relation amoureuse dont il porte la responsabilité de la rupture, un downhome blues flemmard qui charrie une bonne dose de misère et de tristesse et qu’il chante seul, en s’accompagnant à le National Resophonic. Instrumental, "One for Tampa Red" rend hommage à ce grand bluesman du delta qui a sévi avant la deuxième guerre mondiale. Interprété a cappella, le holler "Going home" opère un retour aux sources du blues. "Break the chain" clôt cet opus. Il aborde le thème du cycle de la violence familiale et de ses abus. La famille MacLeod, Doug et son fils Jess, s’y partagent voix et cordes. Une œuvre qui transpire d’authenticité! 

 

Doug Macleod

Exactly like this

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Doug MacLeod est un bluesman blanc. Américain, il est originaire de New York. Agé de 68 balais, il vit depuis bien longtemps à Los Angeles. Ce musicien privilégie l’instrumentation acoustique. Compositeur prolifique, il a prêté sa plume à de nombreux bluesmen notoires, à l’instar d’Albert Collins, de Pee Wee Crayton, d’Albert King, de Coco Montoya, de Son Seals et de Joe Louis Walker. Il est également conteur. Sur les planches il aime parler longuement avec son public. Il a décroché deux WC Handy Awards en 2014, comme meilleur artiste et pour avoir réalisé l’album acoustique de l'année. Ses débuts discographiques remontent à 1984. Il y gravait alors "No road back home", sur Hightone. Son dernier date de 2013. Il s’agit de "There's a time", paru chez Reference. Le nouvel opus a été enregistré à Marin County, en Californie. Pour la circonstance, il a reçu le concours de grosses pointures ; en l’occurrence le batteur Jim Bott (NDR : militant chez les Mannish Boys, c’est un ex-Mighty Flyers et Fabulous Thunderbirds) et le bassiste Dennis Croy, fidèle à Doug depuis 1999.

L'album s’ouvre par "Rock it till the cows come home", une boogie woogie chargé de swing. Le spectre de Louis Jordan plane sur cette piste, caractérisée par le concours du pianiste Mike Thompson, invité pour la circonstance. Il s’agit d’une des deux seules plages du style sur cet elpee, mais elle met en exergue le talent des musiciens. La voix de Doug est très expressive. Elle a du vécu. A l’instar du remarquable "Too many misses for me", un blues dont le message est authentique. Jazzyfiant, le solo sur les cordes acoustiques est digne de Wes Montgomery. Des cordes empreintes d’une grande sensibilité balaient "Find your right mind", une ballade indolente qui bénéficie, en outre, d’une jolie mélodie. Très roots, elle se signale par son dépouillement extrême. Et la section rythmique exécute le service minimum. Boogie pur et dur, "Vanetta" est abordé sans l’esprit d’un maître du genre, John Lee Hooker. S’étalant sur un peu plus de 7’, "Serious doin' woman" est la plus longue plage de l’opus. Elle rend hommage au prince du blues des swamps louisianais, Tony Joe White. Un compo hantée par l'esprit de son "Polk Salad Annie". Plage instrumentale, "Ridge runner" nous entraîne au cœur des Blue Ridge Mountains, dans les Appalaches. Les percus de Bott et la ligne de basse tracée par Croy tirent ici leur épingle du jeu. Doug chante autoritairement "New morning road", un downhome blues dont les accords de gratte lorgnent vers John Lee Hooker et Lightnin' Hopkins ! Il se sert de son bottleneck pour jouer en slide sur le nerveux "Raylene", un titre sur lequel il confesse sa passion pour les femmes. Plus roots, "Heaven's the only place" est une de ses plus anciennes chansons. Doug la vit intensément. Ses interventions aux cordes sont immaculées. Et cet elpee s’achève un peu comme il avait commencé, à travers "You got it good (And that ain't bad)", une plage qui rend hommage à Duke Ellington, tout en restituant le swing aux acteurs du rythme et au piano de Mike Thompson…

 

Doug Macleod

There's a time

Écrit par

Doug Macleod est originaire de New York ; cependant, il a beaucoup bourlingué au cours de son existence. Il s’est cependant fixé à Los Angeles, depuis un bon bout de temps. A l'origine, il se contentait de chanter du country blues. C’est au contact de George ‘Harmonica’ Smith, un prestigieux harmoniciste qui a sévi au sein de la bande à Muddy Waters, mais aussi de Pee Wee Crayton et Lowell Fulson, qu’il a pris de la bouteille. Prolifique, cet auteur/compositeur compte plus de 300 chansons à son actif. Dans l’univers du blues, on le considère comme un narrateur. Son premier album, "No road back home", date de 1984. Depuis, il en a sorti une vingtaine d'autres.

Ce nouvel elpee recèle 14 compositions personnelles. Elles traitent de sa vie et de ses expériences. Il est soutenu par le drummer Jim Bott (NDR : un ancien membre des Mighty Flyers de Rod Piazza et des Fabulous Thunderbirds) et de son fidèle bassiste Dennis Croy.

Quelle excellente entrée en matière que ce "Rosa Lee" ! Doug fait vibrer les cordes de sa National ResoPhonic. Son attaque est rugueuse et nerveuse. La voix est naturellement puissante. Il shoute littéralement son amour pour la dame. "Black nights" est un blues lent chargé d'émotion. Il pense tellement à sa déception amoureuse, que même lorsque l'aube pointe à l'horizon, il est toujours plongé dans la nuit. Le dépouillement de cette plage authentique est surprenant, mais aussi réaliste. Son jeu en picking libère toute sa férocité sur "My inlaws are outlaws". Il parvient à faire souffrir les cordes de sa vieille Gibson C-100. "The entitled few" est un autre blues totalement dépouillé. Doug ne tolère que de timides et lugubres percussions. Il se met en colère, en voyant un automobiliste qui abuse d'une carte destinée aux handicapés pour garer sa voiture. Macleod est attachant tant il arrive à exprimer ses sensations, ses humeurs et ses sentiments. Il les traduit à travers le timbre de sa voix et la tonalité qu'il communique à ses cordes. A l’instar de "Run with the devil". Ou encore d’"I'll be walking on", une piste au cours de laquelle la puissance et la rage de son chant contrastent avec la délicatesse du toucher de cordes. Son approche du réalisme est toujours aussi étonnante sur "East Carolina woman", le récit d’une nouvelle désillusion amoureuse. Ou le dramatique "The night of the devil's road". Enfin, l'artiste crie une dernière fois sa douleur sur "Ghost". Et elle est intolérable !