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Doug Yeomans

First flight

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Doug Yeomans est issu de Buffalo, dans l'Etat de New York. Un Américain capable de pratiquer une multitude de styles différents : country, blues, rock'n'roll, jazz, fingerpickin, bluegrass, etc. En 2001, ce chanteur/guitariste/compositeur avait décroché le ‘Buffalo blues award for best blues guitarist’. Aujourd'hui, il est à la tête de son propre groupe : Doug Yeomans and the Lo Blu Flame. En outre, il s’est associé à son ami Geoff Perry, pour monter un projet interactif réservé aux enfants. Un projet destiné à les initier à la musique et au chant. Il met ainsi à leur disposition une multitude d’instruments peints aux couleurs de l’arc en ciel : guitares, banjo, violon, basse et percussions en tous genres.

"First flight" constitue son premier album électrique. Il fait suite, naturellement, à un opus acoustique, enregistré en compagnie de l'harmoniciste Jim Whitford. La plaque s’ouvre par "Will's ride". Doug joue en fingerpickin'. Une compo bien électrifiée, coincée quelque part entre rock'n'roll et country music. George Carver se réserve l’harmonica tout au long de cet instrumental dont les thèmes oscillent du western swing au country hillbilly. Une carte de visite pour le guitariste (NDR : il dispose probablement d'une Fender Telecaster) qui se montre brillant dans l’exercice du picking. Blues rythmé, "Tell me why" s’inspire de BB King. Piano et orgue soutiennent les vocaux de Doug et Willy Scheolkopf. Mais Yeomans y démontre toute son aisance à la six cordes, qu'il est capable de faire rugir, par de courtes phrases incisives et très musicales, comme la célèbre Lucille. Très proche d’un Chuck Berry, "Don't you lie to me" est sculpté dans du pur rock’n roll. La section rythmique assure. Le piano de Jim Ehinger sautille. Doug doit certainement exceller sur les planches. "Help somebody" repose sur un riff imprimé par une guitare rythmique, conférant à la plage une coloration très Rolling Stones à la fois dynamique, dansante et entraînante. Plage rythmée, assez laidback (NDR : nonobstant le Bo Diddley beat), "Stop time" s’abstient paradoxalement de toute agressivité. La présence très marquée de l'orgue y est sans doute pour quelque chose. La mélodie pénètre doucement mais sûrement dans l’oreille. Et la slide jouée à la manière de Lowel George n’y est pas davantage étrangère. Excellent!! Shuffle instrumental, "Jivechai" est proche d'un thème immortalisé par Freddie King. Ballade instrumentale d’une beauté époustouflante, "Bayou blues" émarge au country & western (NDR : et j’avoue adorer la version acoustique qui figure sur l’elpee « Bayou blues »). Yeomans manifeste un grand éclectisme sur cet opus, puisqu'il tâte du country roots sur "First flight", s’impose rock songwriter pour "A man who loves you" et fait une incursion particulièrement brillante dans le country bluegrass en interprétant "The bluest man in town". L’ambiance y est sereine et très musicale. Un morceau dont on ne se lasse pas. Instrumental très western swing, "Train ride" est imprimé sur le tempo du chemin de fer et entrecoupé par de brillantes interventions à la guitare ainsi qu’au piano. L’opus s’achève par un surfin’ blues : "Blues player" (NDR : oui tout arrive sur cet album attachant. Et je vous le recommande).

 

Doug Yeomans

Bayou blues

Écrit par

Sculpté dans le country blues acoustique, ce deuxième album de Doug Yeomans est également paru en 2002. Un disque enregistré en compagnie de l'harmoniciste Jim Whitford. De brève durée, cet opus est découpé en 10 fragments, partagés équitablement entre plages instrumentales chantées. La production de l'album est parvenue à mettre en exergue la pureté du son, né de la rencontre entre les deux instruments.

"Shufflin" ouvre l’elpee. Il émane une véritable beauté immaculée du titre maître. Un instrumental empreint d’une grande tristesse, mais également de charme et de sensibilité. "Amazing grace" est une compo traditionnelle. La guitare solo est jouée en picking tout au long de la bien jolie plage, "Hog run". Très mélodique, "School House blues véhicule les accents métalliques de la steel body guitar. Parmi les plages chantées, une seule n'est pas issue de leur plume : la reprise conventionnelle du Walkin' blues" de Robert Johnson. "Lord let me find my way" est un chant gospel au cours duquel l'homme seul et misérable implore le pardon de son dieu. Très roots et très respectueuses du country blues acoustique, deux excellentes plages sortent vraiment du lot. Tout d’abord "Jail house blues" caractérisée par ses petites interventions plaintives à l’harmonica. Très naturelle, tellement humaine, elle nous flanque la chair de poule. "Dead man blues", ensuite. Doug y transpire tout son vécu. Et j’adore la manière avec laquelle il nous communique cette expression. Il me fait même penser au talentueux bluesman, Gordon Smith. Bien que hanté par une énorme passion, ce mini elpee ne plaira qu’aux aficionados de country blues. Une question me taraude quand même l’esprit : qui est réellement l’harmoniciste Jim Whitford ? Est-il ce guitariste issu de Buffalo, réputé pour son jeu de lap steel ? Une chose est sûre, il s'acquitte de sa tâche à la perfection ; et tire même remarquablement son épingle du jeu, lors de la finale instrumentale, "Walk on".