La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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Caleb Landry Jones

Gadzooks Vol. 1

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Caleb Landry Jones est un drôle de personnage ! Artiste ‘touche-à-tout’, il mixe habilement tout en y insufflant une belle dose de douce folie, une carrière d’acteur auprès des plus grand cinéastes (Jim Jarmusch, les Coen ou Brandon Cronenberg) et une aventure musicale solo dont la baroquerie pop impressionne. Le Texan ne se fixe aucune limite dans la composition de ses œuvres psychédéliques ; et son second album, « Gadzooks Vol.1 » (un second tome est-il en préparation ?), fluctue entre fulgurances pop et expérimentations dignes d’un cabaret foutraque. Avouons que le natif de Garland est bien plus à l’aise lorsqu’il ne verse pas dans le second élément, à l’instar des inutiles 20 minutes de « This Won’t Come Back » ; car des titres plus immédiats (tout est relatif par rapport à cette imminence…), comme « Bogie » ou « California », dévoilent des mélodies folles à l’interprétation plutôt géniale…


 

Caleb Landry Jones

The Mother Stone

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Souvenez-vous de la belle escapade musicale opérée par Ryan Gosling au sein de son projet très gothique Dead Man Bones ? A peine âgé de 30 ans, Caleb Landry Jones (‘CLJ’, vu, entre autres, dans ‘X-Men’, ‘Get Out’, ‘Twin Peaks’ et ‘Three Billboards’) a également décidé d’entamer un parcours musical. Et déjà, il a réussi à signer sur le prestigieux et très ‘dark’ label de Brooklyn Sacred Bones. Excusez du peu ! En fait, il a bénéficié du concours de Jim Jarmusch, qui a servi d’intermédiaire…

Si « The Mother Stone » s’inspire d’abord du pop/rock des 60’s et des 70’s (NDR : pensez aux Beatles, au Who et au Pink Floyd de Syd Barrett), il s’inscrit surtout dans la lignée néo-glam récemment réactivée par Lemon Twigs ou Foxygen, en marchant, à son tour, sur les traces de Bowie et de T-Rex. Enregistré dans la grange de ses parents, sises au sein de son Texas natal, « The Mother Stone » reflète l’amour que porte CLJ a la musique de cette époque. Hormis la basse, il se charge de toute l’instrumentation. Depuis les claviers à la guitare, en passant par les drums. Il s’y révèle, quand même, impressionnant ! Et bien sûr le chant, qu’il assume avec une attitude particulièrement théâtrale. Ainsi, chanson à tiroirs, le très baroque et psyché titre maître évoque la facette la plus expérimentale des Beatles. Bref, cet opus constitue un exercice de style rétro et excentrique, parfois boursouflé, mais un album qu’on pourrait qualifier de résolument charmant, osé et gravé dans son époque...

Dry Can

Meanwhile

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Difficile de ne pas penser à Pearl Jam lorsqu’on écoute Dry Can ; et tout particulièrement le morceau qui ouvre l’elpee, « Path ». Faut dire que la voix du leader, Antoine Abinun, est très proche de celle d’Eddie Vedder. La montre de ce groupe français semble d’ailleurs s’être arrêtée au cours des nineties, faute d’avoir pu entrer dans le nouveau millénaire. Le quatuor puise manifestement ses influences dans l’indie-rock et le grunge. Pensez à Nirvana ou encore Sonic Youth. Dry Can ne s’en tire pourtant pas trop mal lorsqu’il libère un max d’énergie, la voix en profitant pour hausser le ton. A l’instar du titre maître, chanté par Anne Lupieri. Des interventions vocales féminines qu’on retrouve à plusieurs reprises, comme sur « Wasted» ou encore tout au long d’un « Nu Start », de très mauvais goût néanmoins. Maintenant, n’imaginez pas que la formation se contente d’un copier/coller. Plus acoustiques, certaines compos se démarquent même de l’ensemble. Et en bien. Comme l’excellent « Sarah Blues » ou « Away », un morceau qu’on croirait tout droit sorti de la BO d’« Into the Wild ».

Bref, si cette plongée dans les nineties opérée par Dry Can, sur ce « Meanwhile », procure de bons moments, il en concède également de moins inspirés. Enfin, le disque souffre également d’une production pas toujours très soignée. Ce qui rend parfois son écoute inconfortable.

 

Drip Dry Man

The Beat Revolver

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Drip Dry Man, c’est le projet d’un Gallois (NDR : il est issu d'Aberystwyth) plutôt énigmatique. Pas de biographie bien précise. En général, il se produit en solitaire. Il y apparaît grimé, jouant sur l'une des ses guitares en caisse de boîte à cigare, se servant de percussions à pied. Sa voix est étrange et grave. Elle nous replonge dans le passé. Les sessions d’enregistrement de cet album se sont déroulées entre le studio Max Trax au Pays de Galles et le Peter's Place de Gand, en Belgique.

Dès l'ouverture, il met la gomme. Tout au long d’"I ain't got nothin to prove", il déclame ses lyrics sur une trame blues/rock, d’une voix caverneuse et chaotique, soutenue par des chœurs paradoxalement délicats ; une plage très susceptible de rappeler le très emblématique Howlin' Wolf. "Candy" adopte un même profil, une piste entraînante qui baigne au sein d’un climat de transe. La ligne de basse de Luc Waegeman (ex-Starfighter, Kinky Star) et les percussions hypnotiques de Peter De Bosschere (ex-Give Buzz, Kinky Star, White Velvet) servent de charpente au développement des guitares du Drip Dry Man et de Tomas Gons sur "Fuck + Forget". Elles s’ébrouent dans un climat écrasant digne du Black Sabbath originel avant de glisser vers un fuzz généreux, réminiscent des Stooges originels. DDM ne se repose guère sur ses lauriers, et poursuit l’offensive sur "I'm the only one you want". Il épaule sa Cigar Box qui produit un déluge de sonorités acides propices à l'aventure psychédélique. La voix devient sépulcrale sur "Up in my business", comme si elle émanait de Captain Beefheart, qui se serait manifesté outre-tombe. Le trio prend ici son pied, et les tonalités métalliques dispensées ne feraient pas tâche d’huile dans l’univers de Jon Spencer. Etonnant, une trompette vient enrichir l’expression sonore de "Lucille". Le climat devient morose, voire sinistre, sur "Ain't nobody home", une plage interprétée en formule trio, grâce au concours de De Bosschere et Waegeman, qui adopte un mode de dérision prôné par un certain Tom Waits. "Do you still love me?" est sans doute la seule piste un rien plus allègre. Bart Maris déballe sa panoplie de cuivres, trompette, trombone et tuba, pour délivrer ce cri d’amour. Et "Roll on" est la plage la plus dépouillée. Les claquements sont percussifs. La basse est minimaliste. Et la voix, meurtrière. "Just 16" clôt l’elpee. Un blues/rock acide, psychédélique, déconcertant, taillé en pièce par les trois grattes. Et la voix est à nouveau hantée par celle du Captain Beefheart, dans un climat digne du Magic Band. Une œuvre pas facile d’accès, mais particulièrement originale…

 

Dry

Maintenant ou Jamais

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C’est peut-être votre serviteur qui vieillit mal ; mais impossible d’accrocher à cette forme de hip-hop sirupeux proposée par les nouvelles stars du genre qui nous viennent de l’Hexagone. A l’instar de Maître Gims et de ses très lourdes Sexion d’Assaut. Pourquoi ces digressions introductives ? Parce que Dry –celui qui nous intéresse ici– est taillé dans le même bois ; il a d’ailleurs participé à la confection de l’horrible single « Ma Mélodie », en compagnie de l’autoproclamé Maître qui lui renvoie l’ascenseur pour la circonstance (« Le Choix »). Les textes du Français sont aussi secs (ahahah !) que ses beats indigestes et ‘bling-bling’ ! C’est déjà une mauvaise idée de débuter par une intro parlée humble et moralisatrice pour ensuite balancer des inepties dégradantes telles que ‘j’ai vu trop de gens du rap game devenir facteur…’. Même si l’egotrip fait partie inhérente du hip-hop, faut y mettre de la classe. N’est pas Kerry James ou La Rumeur qui veut. Surtout quand on ne possède pas le flow de Booba, par ailleurs. Et puis ces refrains chantés et même légèrement ‘vocodorisés’ comme sur les horripilants « On Fait Semblant » ou « Le Plus Beau Jour » s’avèrent tout bonnement pénibles. « Maintenant ou Jamais » ? Je pense voir adopté le second choix, à l’écoute de la daube du mois poussée dans le dos (NDLR : le ravin ?) par l’horrible single « J’avance ».

 

Dry The River

Shallow Bed

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Les Londoniens de Dry the River, sorte de Mumford & Sons 2012, publient leur premier LP, « Shallow Bed » et tout le monde s’emballe. Ou presque. Il y a certes de l’ambition dans cette première œuvre acclamée de toutes parts, mais il y a du bon comme du tout pourri là-dedans. Pour apprécier pleinement les capsules pop-rock du quintet, il est clairement indispensable d’adhérer aux vocalises de Peter Liddle. La voix du chanteur est de celles qu’il est assez facile de détester. Surtout lorsque celle-ci devient larmoyante ou s’essaie à des envolées lyriques appuyées, comme sur le single « No Rest » ou « New Ceremony », un morceau qui aurait aussi bien pu être gravé sur un disque de The Killers.

« Shallow Bed » n’est en fait jamais aussi bon que lorsque les cinq Londoniens proposent des compos tout en retenue. A ce titre, le trio final « Shaker Hymn », « Weights & Measures » et « Lion’s Den » font la nique à tous les morceaux précédents. Et largement. La première œuvre de Dry The River réussit à parfaitement amalgamer finesse et polissage. Si bien que la formation finira quoi qu’il en soit sur les plus grands podiums, tôt ou tard. D’autant que les petits gars peuvent se targuer d’avoir été nominés dans l’infaillible liste ‘Sound Of 2012’ de la BBC. A suivre, peut-être…

 

Nedry

In A Dim Light

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Comment en faire des caisses pour vraiment pas grand-chose ? Demandez aux Britons de Nedry. Ils m’avaient laissés une relativement bonne impression lors de leur prestation en ouverture du concert de 65Daysofstatic au Botanique en 2010, mais reviennent à la charge par la (toute) petite porte. Le contenu de « In A Dim Light », le second LP du trio, se caractérise en un seul mot : épouvantable. En cause, la Mimi Geignarde de la bande, Ayu Okakita.

La chanteuse, certainement inspirée par les nombreuses –et pas forcément justifiées–comparaisons avec Björk, en fait des tonnes. Mais des tonnes ! Et c’est le travail de composition de ses deux sous-fifres qui en pâtit largement. Seul le titre instrumental « Land Leviathan » évite les ondes vocales parasitaires de la demoiselle. Au terme des dix morceaux, t’as juste envie d’hurler ‘Ta gueule !’. Si ce n’est pas déjà le cas après l’affreux « I Would Rather Explode » qui ouvre la galette… 

Nedry

Condors

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Nedry est une des dernières signatures du label anglais Monotreme (65daysofstatics, Barzin, …) Un projet qui réunit la chanteuse japonaise Ayu Okakita et deux bidouilleurs anglais. « Condors » constitue leur premier opus. Et franchement, il faut avouer que le combo puise au sein d’une multitude d’influences : dubstep, electronica, trip hop, et la liste est loin d’être exhaustive. Difficile donc de coller une étiquette sur le style de ce groupe.

Dès la première écoute, on comprend qu’il ne sera pas aisé de dresser le « Condors ». Et puis, on est assez surpris par la voix d’Ayu. Elle rappelle souvent celle de Björk et parfois Beth Gibbons. Les mélodies ont été laissées au placard pour privilégier les beats imposant une rythmique épileptique, comme sur l’excellent morceau d’ouverture « A42 ». Puis progressivement, Nedry tâte quelque peu au rock, en introduisant des sonorités tantôt limpides, tantôt distordues, à l’aide de la guitare. A l’instar du titre maître et de « Scattered ». Si le début de l’opus laisse transparaître une certaine originalité, au fil du sillon, la solution sonore s’égare dans un fouillis de plus en plus inextricable, et on a de plus en plus de mal à suivre le fil conducteur. Cause probable ? Des influences pas encore digérées complètement.

Dommage, car Nedry a manifestement du potentiel. Leur second album devrait peut-être leur permettre de mettre de l’ordre dans leurs idées et ainsi de nous proposer un produit fini un peu plus cohérent. C’est tout le mal qu’on leur souhaite. En attendant, vous aurez le loisir de les découvrir sur scène, puisqu’ils se produiront en première partie de leurs compagnons de label, 65daysofstatics, le 18 novembre, au Botanique.

 

Dry Kill Logic

The Darker side of Nonsense

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Originaire de New-York, Dry Kill Logic sévit depuis 1995 dans les clubs branchés de la capitale du hard core américain. Fort d'un mini LP paru sur le label indépendant Psychodrama Records, le groupe s'est forgé une solide réputation dans le milieu underground et a peaufiné son art en tournant incessamment avec des groupes aussi divers qu 'Exodus, Tool, Flotsam and Jetsam, King Diamond et Pro-Pain. Aujourd'hui signé sur un des plus gros labels indépendants du globe, Dry Kill Logic prend le train en marche et distille un métal proche de Slipknot, Coal Chamber ou Machine Head. Pas vraiment notre tasse de thé, mais les amateurs du genre devraient accueillir cette galette sans fioriture à bras ouverts.