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Durand Jones

Private space

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Durand Jones and the Indications

Deux ans après avoir gravé « American Call Love », qui avait révélé le groupe américain au public européen, et à peine 6 mois après la sortie de l’album solo d’Aaron Frazer (batteur/chanteur), Durand Jones and the Indications nous propose son troisième opus. Comme sur ses précédents elpees, la formation basée dans l’Indiana répète ses gammes soul en marchant dans les pas de Curtis Mayfield, Otis Redding et Charles Bradley. On retrouve tous les éléments caractéristiques du style : la voix langoureuse et sensuelle de Durand Jones, l’omniprésence des cuivres, des guitares funk ou encore une basse caoutchouteuse. L’instrumentation est enrichie d’une belle section de cordes. Et c’est nouveau !

Pourtant, alors qu’elle pourrait se contenter de tirer parti de son expérience, la formation américaine se réinvente et agrémente sa musique de touches disco, à l’instar de l’excellent « Witchoo ».

En outre, alors que sur le long playing précédent, les textes reflétaient un engagement politique marqué par la mandature Trump, « Private space » privilégie les paillettes et le thème de l’amour, thème qui alimente 95% des morceaux soul…

Une fois encore, Durand Jones and the Indications se fend d’un excellent opus.  Une discographie sans fausse note. Pour notre plus grand bonheur !

 


 

Durand Jones

En digne héritier de Curtis Mayfield…

Écrit par

Durand Jones and the Indications

Il y a plus ou moins deux ans, le Vieux Continent découvrait Durand Jones, grâce à un premier elpee éponyme sur lequel l’Américain était parvenu à se réapproprier l’ensemble des caractéristiques de la soul. En mars 2019, toujours accompagné de ses Indications, il nous livrait l’excellent “American Love Call”, un opus au cours duquel il dénonçait les injustices sociales qui gangrènent le pays de l’Oncle Sam. Suite à la sortie de ce deuxième long playing, le groupe s’est lancé dans une nouvelle tournée européenne, un périple qui transitait par le Botanique, ce lundi 14 octobre. Une occasion de (re)découvrir celui qui marche sur les traces de feu Charles Bradley voire de Lee Fields. 

Pour assurer sa première partie, Durand Jones a embarqué dans ses bagages The Dip, une formation originaire de Seattle. Pendant une grosse demi-heure, le groupe réunissant trois cuivres, un bassiste, un guitariste, un guitariste/chanteur et un batteur est parvenu à chauffer la salle, et dans les règles de l’art, en interprétant un répertoire vagabondant entre le blues et la soul. Si les musiciens connaissent parfaitement leur sujet, on peut quand même regretter cette absence de ce petit plus, de ce petit ‘supplément d’âme’ qui fait vibrer le mélomane…  

Un ‘supplément d’âme’ dont Durand Jones et ses Indications ne manquent certainement pas. Il est 21h lorsque le groupe monte sur les planches. Durand Jones se plante au centre du podium. Il est épaulé par les quatre membres des Indications ainsi que deux préposés aux cuivres. Dès les premiers accords, on a la conviction que le set sera de toute bonne facture. Musicalement, il frise même la perfection. Les balances sont impeccables. Les différents instrumentistes connaissent parfaitement leurs rôles. La basse groove, les cuivres réchauffent l’atmosphère tandis que la guitare et le clavier remplissent le peu d’espaces sonores demeurés vides. Superbes, “Morning in America”, “Make a Chance” ou encore “Smile” font mouche. Et puis, il y a surtout la voix de Durand Jones, un organe sculpté lorsque sur les bancs de l’église, il participait aux chœurs gospel (NDR : au-delà des stéréotypes, c’est véridique !) En une fraction de seconde, elle est susceptible de vous flanquer des frissons partout. Lorsqu’elle s’emballe, elle déclenche des applaudissements au sein de l’auditoire. Son bonheur de chanter est communicatif. Et en quelques mots, il est également capable de mettre une fameuse ambiance dans la fosse. Sympathique, il n’hésite pas se tenir en retrait afin de laisser ses musicos s’autoriser l’un ou l’autre solo et même à céder le micro au drummer Aaron Frazier, afin qu’il interprète “Don’t you Know”, de sa voix androgyne.

En un peu plus d’une heure, la troupe va dispenser la quasi-totalité de son répertoire ainsi qu’une reprise de son père spirituel, Curtis Mayfield. Tout heureux de pouvoir participer à une fête clairement réussie, les trois membres de The Dip sont même invités à rejoindre le band sur l’estrade.

Dans l’univers de la soul, au même titre que les géniaux St Paul and the Broken Bones, Durand Jones and the Indications est manifestement une des formations les plus intéressantes du moment.

(Organisation : Botanique)

Durand Jones

American love call

Écrit par

Durand Jones and the Indications

A ce jour, Durand Jones et ses Indications ont publié trois elpees, dont un éponyme en 2016 et un excellent live en 2018. Celui qui s’est forgé sa voix sur les bancs de l’église et en écoutant les légendes de la soul-funk –d’Otis Redding à Charles Bradley en passant par James Brown– revient donc un an plus tard pour un nouvel opus qui s’inscrit dans la même veine...

Rien de surprenant cependant tout au long de cet « American love call ». On y retrouve toutes les caractéristiques de ce style musical. Haut-perchée, la voix est capable de monter ou de descendre d’une octave. Les guitares funky sont bien caoutchouteuses. Cuivres et chœurs spécifiques à cette musique alimentent également les différentes compos. A l’instar de ses idoles, Durand Jones nous raconte ses histoires de cœur et ses désillusions politiques.

Durand maîtrise parfaitement son sujet au cœur d’un elpee qui recèle quelques excellents morceaux. Enfin, si le long playing ne recèle aucune plage révolutionnaire, certaines sont très susceptibles de communiquer des frissons aux amateurs du genre. D’ailleurs, si vous êtes tombés sous le charme de ce combo, vous aurez tout le loisir d’aller l’applaudir, ce 14 octobre au Botanique de Bruxelles. Qu’on se le dise !

Durand Jones

Durand Jones & The Indications

Écrit par

Le chant est rapidement devenu une vocation chez Durand Jones. Alors qu'il n’était encore qu'un enfant, sa chère mère ne le supportant plus à la maison, l'envoie à l'église pour intégrer la chorale. Dans sa Louisiane natale, il assimile rapidement des influences gospel, puis découvre les chanteurs mythiques yankee, comme Otis Redding ou encore Al Green. Déjà sa voix ne passe pas inaperçue. Quelques années plus tard, Jones quitte le giron familial pour suivre les cours à l’Université. Entre-temps, il apprend à jouer du saxophone. Dans la foulée, il fonde un groupe en compagnie de plusieurs camarades. Il parvient à enregistrer un premier LP qui tape dans l’oreille d’une maison de disques, Colemine ; un disque qui rencontre un certain succès, jusqu’à ce que Dead Oceans ne décide de le de rééditer.

Dès le titre d’ouverture, “Make a Chance”, Durant Jones et ses musiciens annoncent la couleur : la voix de l’Américain s’inscrit bien dans la droite lignée de ses idoles. Il n’a clairement rien à leur envier Le groove des guitares et la chaleur des cuivres entrent parfaitement en osmose. On pense naturellement à ‘feu’ Charles Bradley ou encore à St-Paul and The Broken Bones. Et après une belle entrée en matière, pas de souci, l’album ne baisse jamais en intensité. Bien sûr, le tempo ralentit parfois, à l’instar de “Can’t Keep my Cool”, mais l’expression sonore reste constamment plaisante. Elle transpire même de sensualité quand elle ne vous communique pas quelques frissons sur l’échine. Mais loin de se limiter à des morceaux langoureux, cet opus recèle des pistes qui incitent instinctivement à taper du pied, et tout particulièrement tout au long de “Groovy Baby”.

Si la musique proposée sur ce long playing n’est pas fondamentalement originale, elle révèle une voix chaude et réconfortante. Et dans le style, Durand Jones & The Indications constitue certainement la meilleure surprise depuis St-Paul and The Broken Bones. La relève est assurée !