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Early Spring Horses

What the wood whispers to itself

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Vincent Stockholm, alias Early Spring Horses, est de nationalité suédoise. Pas étonnant, vu le nom de famille. Il est né à Alvdalen, une petite ville qu’on imagine perdue au milieu de forêts enneigées. Affabulations ? Clichés ? Pas vraiment, puisque le décor est planté en Scandinavie. Mais une chose est sûre, Vincent confirme que le folk intimiste est entré dans les mœurs, chez les Vikings.

« What the wood whispers to itself » constitue le premier elpee d’E.S.H.. Découpé en 9 pistes, il se limite à une bonne demi-heure. Des compos mélancoliques qui évoquent donc, les paysages boisés et glacés proches de la mer Baltique. On avait donc vu juste ! Et elles sont constamment tramées par les ivoires. Circonstanciellement, l’expression sonore est tapissée –en arrière-plan– de beat électroniques. A l’instar du morceau qui ouvre l’opus, « Across the Roaring Forties ». « The Bark » et « Vintersolstand » invitent également une harpe. Les orchestrations sont minutieusement exécutées et parfaitement dosées. Malheureusement, linéaires, dépourvues du moindre crescendo, les pistes souffrent d’une carence mélodique. Donc elles se révèlent pauvres en intensité émotionnelle. Une situation aggravée par la voix impersonnelle de Vince. Une exception qui confirme la règle ? « Voyager’s trail ». Et puis, rideau. Bref, en cherchant à décrire son environnement naturel, Vincent Stockholm n’est parvenu qu’à nous figer une nature morte. Et polaire de surcroît…