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Echoboy

Giraffe

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Pour enregistrer son troisième opus, Richard Warren a reçu le concours de Flood à la production. Un personnage célèbre pour avoir mis en forme certains albums de Depeche Mode, de U2 et du défunt Smashing Pumpkins. Un disque qui est loin de démarrer sur les chapeaux de roues, car les quatre premières plages sont étouffées par une boîte à rythmes aussi primaire qu’agaçante. Le pire, c’est qu’« Automatic eyes » et « Don’t destroy me », les deux premiers fragments du morceau de plastique, étaient annoncés comme des hits potentiels. N’importe quoi ! Mais le plus triste procède du traitement infligé à « Comfort of the hum », une très belle chanson, digne de Joe Jackson, véritablement massacrée par un ‘tchack tchack boum’ obsessionnel (NDR : manque plus que le pouet pouet !). Mais alors que j’étais prêt à siffler la fin de la récréation, la suite des événements a soudainement pris une tournure beaucoup plus intéressante. Beaucoup plus sombre aussi. D’autant plus que le ‘tchack tchack boum’ s’est mué en tempo plus new wave, plus hypnotique, lorsqu’il ne s’est pas totalement effacé. A l’instar du trip hop atmosphérique « High speed in love ». Le reste est cependant et manifestement influencé par le début des eighties. Epousant des mélodies sombres mais envoûtantes. A l’instar du gothique « Fun in you », du ‘joydivisionesque’ « Lately lonely », de « Good on T.V. », sorte de pop song californienne des sixties écorchée par une basse cold, mais revisitée par l’esthétisme glacé d’un Duran Duran. De « Wasted spaces », un fragment sculpté dans un funk blanc réminiscent d’A Certain Ratio que Chemical Brothers aurait pu remixer. Et enfin de « Nicely all the time », un blues industriel tramé sur fond de psychédélisme brumeux.