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La vie explosive de Fine Lame

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Eddie Martin

Looking forward looking back

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Eddie Martin est considéré comme un des meilleurs ambassadeurs du blues anglais. Il compte déjà plus d’un quart de siècle de carrière. Chateur/compositeur/guitariste, il tourne inlassablement. En solo (acoustique !), sous la forme d’un trio ou encore, comme au cours de l’année 2012, à la tête d'un big band. Il compte une douzaine d'albums à son actif. Il a également publié une centaine de chansons, blues bien évidemment. Eddie a aussi fondé son propre label, Blueblood. Son dernier elpee, "Folk & Blues", il l’avait concocté en solitaire.

Changement radical pour cet opus, puisqu’il s’est enfermé au sein du studio ‘State of Art’, à Bristol, en compagnie de ses deux musiciens attitrés, le claviériste John Paul Gard et le drummer Richard Laws, ainsi qu’une imposante section de cuivres le Little Big Horns. Sans oublier le special guest, Pee Wee Ellis, un redoutable saxophoniste qui a longtemps sévi au sein des backing bands de James Brown et Van Morrison! L'album rend hommage à trois références chères à Mr Martin, T-Bone Walker, Elmore James et Johnny ‘Guitar’ Watson.

Eddie s'engage sur l'axe Dallas – Los Angeles. "Frog in the long grass" est imprimé sur un bon rythme que soulignent les cuivres. La tonalité des cordes est métallique. Abordée dans l’esprit de ‘Guitar’, cette piste constitue une superbe entrée en matière. Il met le cap vers Chicago. Le riff de slide –notoire– à la Elmore James ouvre "Sorry for the rain". Eddie inflige une solide correction à son instrument. Il maltraite ses cordes pour restituer un son pourri fleurant bon les fifties. Un son qui colle parfaitement au style de l’artiste. Ses interventions sont impitoyables, découpées sur le fil du rasoir et incisives, tout au long de "Wannabe me". Une belle rampe lancement pour propulser le saxophone ténor de Pee Wee Ellis. Martin a une bonne voix. Elle s’intègre parfaitement à "Let it slide", une compo au tempo speedé. Il torture sa gratte. Elle gémit. Son doigt d’acier est brûlant. Un peu de swing et de jump envahit "Tough times". Eddie s'inspire largement de T-Bone Walker. Une facette jazz qui permet de mettre en exergue le talent du claviériste John Paul, ainsi que du chevronné Pee Wee au sax. "Supermodel" baigne dans un climat sonore réminiscent du R&B de la fin des années 40. Mr Gard sort de l'ombre et souffle dans son harmo, dans un style emprunté à Jimmy Smith! Le titre maître nous plonge dans une ambiance fin de soirée. Un blues lent qui invite les couples à s'enlacer sur la piste de danse. La voix de Martin est veloutée. Ses accords de gratte lorgnent vers BB King, pendant que les Little Big Horns restent à l'affût. "Jumpy legs" marque le retour de la slide. Et tout comme sur "Headspace", elle égrène des notes délicates et parcimonieuses. Martin a fait le plein de swing. Il impose un rythme échevelé à "Zombie attack". Sa dextérité sur les cordes est dingue. Notre leader au crâne rasé siège derrière le piano pour introduire et chanter le ludique "She's a He". Pas de temps mort. Il embraie par "I want that girl", sur un tempo R&B que Ray Charles aurait certainement apprécié. Eddie et Ellis signent l'instrumental "Funky One Too", au cours duquel il permet au souffleur noir de s’éclater. C’est au sein d’un climat Chicago Southside que Martin nous quitte. Il chante le lent et torride "Second chance romance" et sa slide s’y révèle royale…

 

Eddie Martin

Play the blues with feeling

Écrit par
Bien que vivant à Bristol, Eddie Martin est un londonien de pure souche. Depuis une bonne dizaine d’années, il est considéré comme un des meilleurs bluesmen, outre-Manche. Il est d’ailleurs un des rares à ne pas rougir de la solide concurrence américaine. Eddie vient déjà de commettre son huitième album.
 
Un elpee qu’il ouvre par "Someone's making money". Sa voix est puissante et rauque. L'instrumentation évolue à un très bon niveau. Le leader joue de la guitare tout en soufflant vigoureusement dans son harmonica. Le jeune Paddy Milner siège derrière le piano. Eddie sort son bottleneck. Hanté par l'esprit d'Elmore James, il le fait glisser le long de ses cordes électriques pour produire un blues lent de haute facture. Tout au long de "Selfish guy", le jeu de slide est remarquable. Eddie chante. La slide répond avec une intensité toute dramatique. Martin est un bluesman complet. Il n'a pas froid aux yeux. Il est capable d’affronter le public seul en s’accompagnant uniquement de sa guitare. Il chante d'une voix chevrotante et autoritaire ; mais surtout avec beaucoup de conviction, de réalisme et de crédibilité le "My black Mama" de Son House. Pour "Bubble blues", il est flanqué d’un groupe au complet. Il fait sonner ses cordes comme BB King. Constituée de Marion Dalton à la basse et de Michael Wiedrich à la batterie, la section rythmique remplit son rôle à la perfection, pendant que l'orgue Hammond de Gary Baldwin tisse la trame à l'arrière. Les cuivres participent également au rythme. Tout un ensemble qui permet à la guitare de s'envoler sans jamais susciter l'ennui. Eddie est également à l’aise à l’harmonica. Dans un style proche de Sonny Terry. Il étale toute sa vivacité sur l'instrumental galopant "Bristol shakedown". Il reprend la slide pour attaquer le titre maître, un fragment empreint de passion et de feeling pour lequel il a reçu le concours de Tony Caddle à la basse et de Michael Hoddinott aux percussions. "Tell me why" démontre à nouveau toute l'envergure du bluesman anglais. Du west coast blues proche de celui que pratique Rod Piazza. Eddie souffle même dans l’harmonica chromatique tout en délivrant un solide solo sur les cordes. Et sans la moindre faille dans son intervention ! Mr Martin a beaucoup écouté Dr Ross et Joe Hill Louis. Il apprécie de jouer le rôle du ‘one man blues band’ en conjuguant voix, cordes, harmonica et percussions. Et il s’exécute sur l'émouvant "One man band rag". Lors de ce voyage au pays du blues, Eddie s'attarde dans les swamps louisianais. Le climat y est humide et terrifiant. Une atmosphère lourde qu’il reproduit tout au long du mystérieux "Barbed wire". La guitare s'enveloppe autour d'un manteau de réverbération bien inquiétant. Une plage qui ne laissera personne indifférent. Cet excellent opus s’achève par « Bone Shaker », un instrumental roots à l’ambiance relaxante et tellement riche.

Eddie Martin

Ice cream

Écrit par
Eddie Martin est considéré comme un excellent bluesman de la scène anglaise contemporaine. Il possède une très bonne voix, une bonne plume, se débrouille plutôt bien à la guitare et surtout respecte le blues. Que ce soit sous un format électrique ou acoustique, il sort ses albums avec une régularité de métronome, depuis quelques années : "Solo in Soho", « Blue top the Bone », « Fire and Floods”, "Keep on working" et son dernier album, "Pillowcase blues", commis en compagnie de son Texas Blues Group.
 
Sa voix est très présente et force le respect dès le très roots "Let's move it on". La slide libère une sonorité fort métallique. Une tonalité plutôt menaçante dans le contexte d'un boogie blues feutré. Blues inspiré par le Delta du Mississippi, le titre maître poursuit dans un registre assez semblable. Sa voix réverbère un certain écho. La slide est toujours aussi redoutable. L'accompagnement est minimaliste. "Put the brakes on" nous replonge dans un blues rock bien plus électrique. Ses lignes de guitare sont inspirées des grands du blues ; et en particulier de BB et Freddie King. L'orgue Hammond de Gary Baldwin lui donne la réplique. Eddie aime jouer de la slide, c’est une certitude. Il reconnaît pour principal maître Elmore James. Et lui rend hommage à travers un instrumental séduisant, "Elmore's stomp". Une composition au cours de laquelle, il reçoit un solide soutien de sa section rythmique : Marion Dolton à la basse et Michael Weidrich aux drums. Ballade soul blues balayée par un orgue, un piano électrique et le sax soprano d'Andy Shepperd, "Love is like a river" affiche une facette radicalement différente. "Keep it natural" épouse une forme funky. Taillées au rasoir, les petites grappes de notes répondent à son chant. Il se sent très inspiré par le Texas blues et principalement par l'une de ses grandes influences avouées : Albert Collins. Il adapte fort bien ce style tout en picking. Eddie Martin est impressionnant tout au long de "Cherry Red (335)". Le tempo est vif. On l'imagine relevant le défi devant ses maîtres de toujours : Freddie King surtout, et toujours Albert Collins. Epaulé par le jeune pianiste Paddy Milner, prodige du boogie anglais, l'homme au crâne rasé saisit sa guitare acoustique. Le regard toujours caché par d’épaisses lunettes solaires, il se concentre et chante "Blues took me by the hand". Eddie nous embarque alors dans un blues lent de plus de dix minutes : "Tough but tender". Un morceau très bien interprété qui met en exergue l’orgue Hammond de Gary Baldwin, et puis surtout un long solo d'Eddie. Amorcée très doucement, son intervention monte progressivement en régime, avant de se libérer. Cet opus de bonne facture s’achève en douceur par "Lazy Monday" : la voix d’Eddie Martin et ses cordes acoustiques.

Eddie Martin

Live in the USA

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Eddie Martin ne se contente pas uniquement d'enregistrer des albums solos. Il lui arrive aussi de s'entourer de son fidèle band, fondé en 1995. Un trio ! Et c'est en compagnie de Tony Caddle à la basse et de Mike Hoddinott à la batterie qu'il a commis cet opus. Des enregistrements immortalisés live lors d'une tournée américaine, vous l'aurez deviné, principalement accordés au Texas ; mais aussi au célèbre Slippery Noodle Inn d'Indianapolis.

L’EMB s'embarque illico pour trois plages tirées du dernier album "Fires and floods". Tout d'abord un blues lent très électrique à l'intensité dramatique, "Answerphone blues". Eddie s'y délecte à la guitare. Suit un très long périple (plus de douze minutes) dédié à Freddie King, "Hideaway". Un instrumental bien connu, mais dont l'interprétation campe à des années-lumière de la version originale ; notre bon Eddie s'identifiant plus à Hendrix qu'au King. La section rythmique savoure son instant de gloire, pendant que le solo kilométrique de l'ami Tony en remet largement sur le métier. Notez que dans le style, Tony n'a rien d'un manchot! Sur la réserve jusqu'alors, notre Mike vient à l'avant-plan pour introduire le "See red blues", géré par Eddie comme un boogie furieux. Eddie aborde son "Blue to the bone", titre générique de son 2ème album. Son riff bien saignant peut rappeler Magic Sam. Ed s'acharne comme un possédé sur son manche. Il se déchaîne en délivrant des flots de notes et en arrachant des sons inhumains de ses cordes. Pour chanter de sa voix écorchée un convaincant "Red lights", Martin a attaché son rack. Il peut ainsi souffler avec bonheur dans l'harmonica au moment où il attaque sa guitare. Eddie souffle à son tour dans l'harmonica sur "G-string" fling", un solo impromptu qui lui permet de changer en même temps l'une des cordes de sa guitare. Il reprend le somptueux, "Cleanhead blues", un blues lent d'Eddie "Cleanhead" Vinson, et conclut par le très swing "Birds and the bees".

 

Eddie Martin

Keep on working

Écrit par

Le bluesman anglais au crâne le plus dégarni est de retour ! Il avait déjà commis, dans le passé, un superbe album acoustique : "Solo in Soho". Il remet le couvert avec "The acoustic blues of Eddie Martin". Néanmoins, cet opus n'a pas été enregistré exclusivement en solitaire, puisque Eddie a reçu épisodiquement le concours de l'un ou l'autre collaborateur. Et notamment Paddy Milner au piano ainsi que Dave Griffiths à la basse et à la mandoline.

Dès l'ouverture, le piano souriant de Paddy soutient ainsi "The devils joker". Même sans amplification, Eddie est capable de vous remuer les doigts de pied. Ils bougent et frétillent tout au long d'"It's a mystery to me". "It hurts me too" de Tampa Red dégage beaucoup d'émotion et de délicatesse. Eddie se transforme volontiers en homme orchestre. Il est capable de jouer au même moment guitare, harmonica et percussions au pied. A l'instar de "Bundle up and go" qui figurait au répertoire de Leadbelly et de John Lee Hooker. Inspiré par le légendaire Barbecue Bob, "Barbecue bop" est un instrumental mitonné par la national steel guitare d'Eddie. Autre instrumental, "Jumping beans" est inspiré par Dr Ross. Au chapitre des reprises, signalons encore la présence du "Queen of spades" de Robert Johnson et du "Mean ole Frisco". Pour le reste, Martin a composé l'essentiel du répertoire, toujours aussi inspiré par le Delta. Ainsi "Toy Ballerina" est proche du thème de "Can't be satisfied" ; alors que plus rythmé, "Henry Ford" s'appuie sur une guitare à douze cordes et un harmo. L'album se referme sur "Fox Chase N°3". Un exercice de style à l'harmonica sur lequel il se délecte au "Whoopin" familier de Sonny Terry. Musicien complet, Eddie a retenu les leçons de Joe Hill Louis, de Dr Ross et du regretté Duster Bennett.