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Edmond Jefferson and Sons

The winter

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Après avoir écouté cet album de Jefferson and Sons, inévitablement, on pense à Jefferson Airplane ou Starship. Oui, oui, ces groupes légendaires qui ont marqué la fin des sixties et le début des seventies, en pratiquant une musique psychédélique qu’on a aussi taxée d’acid rock. Les plus jeunes évoqueront plutôt Lola Colt, la voix de Josette Seydoux se rapprochant davantage de celle de Gun Overbye que de Grace Slick, même si elle emprunte parfois les inflexions de PJ Harvey voire de Patti Smith.   

« The winter » constitue le second elpee de ce quintet suisse, un disque enregistré en analogique et découpé en 11 pistes. Tour à tour bluesy (l’aride « Avril, Orange », « Helsinki » et « Lost », une plage au cours de laquelle une gratte est jouée en slide), languissante (« Les Botanistes », interprété dans la langue de Molière), frénétique (« Laïtak »), angoissante (« Zingueria »), fiévreuse (« First race ») ou tribale (« Hotcha »), elles baignent au sein d’un climat ténébreux. Entretenues par deux guitares, les sonorités sont souvent sales, torturées, mais aussi parfois tintinnabulantes, gémissantes ou vibrantes et peuvent s’adosser à une solide section rythmique… (pour découvrir le clip du titre maître, c'est ici)