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Elliott New

Both ends burnin

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Elliott New a tout d'abord été inspiré par les guitaristes de la Windy City, Otis Rush et Hound Dog Taylor. Il s'est ensuite intéressé à T-Bone Walker, Tiny Grimes et Hollywood Fats, qui sont devenus ses maîtres. A la tête des Intouchables, il se réserve bien sûr la six cordes, mais également le chant. Au sein de son groupe, on retrouve Mike ‘Naz’ Nazarenko. Un harmoniciste originaire de la région du Canal de Panama qui reconnaît pour influences majeures Big Walter Horton mais également Charlie Musselwhite et Magic Dick. J.T Anderson à la basse et David Hunt à la batterie forment une section rythmique particulièrement solide.

Le combo libère un groove infectieux dès les premières notes du titre maître. L'harmo dégage et déménage, pendant que l'orgue de Buddy Parker remplit l'espace sonore. Elliottt New possède une voix nasillarde, naturellement puissante, taillée pour son répertoire. Et il faut entendre les Intouchables lui répondre en chœur sur "Cant' afford to keep her". Naz se fait de plus en plus dévastateur à l'harmo. A l'écoute de "If you love me like you say" de Little Johnny Taylor, il ne fait aucun doute que cette formation est pétrie de talent : aussi bien celui de Naz à l'instrument chromatique que celui du boss aux cordes. Un talent qui peut se reposer sur la superbe cohésion de l'ensemble. Le jeu de New impressionne par sa nervosité, son attaque rythmique. S'il n'est sans doute pas un grand technicien, il accroche toujours au fil mélodique par ce quelque chose de très personnel. Quand la bande à Elliott garde le rythme, elle n'est pas prête à le lâcher de sitôt. A l'instar de la reprise de l'instrumental d'Albert Collins, "Backstroke". Balayé par les cuivres des frères Duane et de David Kitchings, "Be back home" campe un funk irrésistible. Naz revient à la charge pour donner à l'ensemble une couleur plutôt Nighthawks, calqué sur le R&B ; pendant que l'orgue intervient à point nommé pour maintenir le ton funk et mélodique. Au cours de la reprise du classique de Howlin Wolf, "Who's been talkin'", l'atmosphère plus sereine permet de mettre en évidence l'harmo qui sort le grand jeu. "Too much Jellyroll" dégage du swing, Nazarenko est passé à l'instrument chromatique! Le style flirte avec celui de la bande à Rod Piazza. Le puissant "Turned me upside down" est le théâtre de beaux échanges entre l'harmonica et la slide au son poussiéreux. En finale, "Walkin' downtown" prouve que, décidément, les Untouchables sont un excellent un groupe de scène. Suivant les dernières informations que j'ai pu recueillir, la formation vient de sortir un tout nouvel album. Un " live ", intitulé "Smokin' the blues". Et son titre est lourd de signification !