Baby Dee et l’enfant de l’amour

Baby Dee est la seule personne que j’ai rencontrée sur Terre qui renferme véritablement une multitude de facettes. Baby Dee a eu plus de vies que le Dalaï-Lama. Elle a été arboriste, artiste de cirque, musicienne de rue et organiste d’église convaincue d’être…

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Enrique Iglesias

Insomniac

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Le fiston de Julio annonce tout de suite la couleur à l’intérieur des notes de pochettes de ce disque : il vient de traverser trois années pourries, connaître des nuits sans sommeils et vivre des journées anxieuses. A cause de la peur, du stress… Pas facile la vie de millionnaire ! Il a tout misé sur cet album et d’ailleurs il ne sait pas s’il pourra en enregistrer 100 autres ou... aucun. On espère franchement que le bon Enrique n’a rien d’autre en magasin, car cet album est ennuyeux et poussif. Caractérisé par ses kitschissimes chants de baleine (sûrement retrouvés dans un vieux sample d’Eric Serra), « Ring My Bell » donne le ton. Une ballade mielleuse comme on n’en fait plus beaucoup. Mais l’honneur est sauf, car comme l’annonce le livret, ‘no whales were hurt during the recording of this song’. On continue par « Push », un petit interlude hip hop interprété en compagnie de Lil’ Wayne, histoire de faire un peu de ‘street credibility’. Le reste continue pépère entre racines latines, rythmes caraïbes et ballades, ballades et encore ballades. Le dénominateur commun soulignant l’indigence mélodique, les paroles bateau et une production ringarde. Envoyez donc le gaillard prendre des cours chez Timbaland et Justin Timberlake.