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Erin Harpe

Big Road

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Fondé en 2010, Erin Harpe and The Delta Swingers est un quartet issu du Massachusetts. Erin en est bien sûr le leader. Il se réserve le chant et la guitare. Il est épaulé par le bassiste Jim Countryman, l’harmoniciste Matt Prozialeck et le batteur Kendall Divoll. "Big Road" constitue le second opus du band. Il fait suite à "Love whip blues", paru en 2014. En outre, le même line up se produit sous le patronyme de Lovewhip, mais dans un registre electro funk.

Erin a également assuré la mise en forme de ce nouvel elpee. Un disque découpé en dix plages, dont trois compositions personnelles et des reprises qui reflètent bien son attachement au blues originel du Delta.

Plage d’ouverture, "Kokomo" est également la meilleure. Une version énergique d’une compo signée par le légendaire Mississippi Fred McDowell. Très amplifiée, elle se distingue par un dialogue entre les sonorités traitées au bottleneck par Erin et l'harmonica de Matt, tout en restant fidèle à l’esprit du Delta. "Lonely leavin' town" est un morceau plus cool. Les reprises restent bien dans l'esprit des créateurs d'avant la grande guerre, Tommy Johnson et Mississippi John Hurt. Sur "Big Road", les Delta Swingers évoquent le Canned Heat originel. La reprise fétiche du "Shake your hips" de Slim Harpo est la plus longue plage, un boogie qui se distingue par de belles envolées aux cordes et à l'harmonica. "Voodoo blues" s'enfonce dans la Louisiane. Erin se consacre au frottoir et Michael Casavant, invité pour la circonstance, à l'accordéon. Le titre final, "Gimme that", s’inscrit davantage au cœur de l’autre projet, Lovewhip ; une piste electro funk dansante qui laisse une large place aux solistes et aux percussions de Kendall !

 

Erin Harpe

Love whip blues

Écrit par

Originaire de la région de Washington DC, Erin Harpe chante et se consacre à la guitare. Elle a appris à en jouer très jeune, auprès de son père, bluesman. C’est dans la capitale fédérale qu’elle va commencer à se produire tout en améliorant progressivement son style. Elle émigre ensuite à Boston où elle apporte sa collaboration à Paul Rishell et Susan Tedeschi. Elle publie deux albums solos acoustiques, "Blues roots" en 2002, et "Delta Blues duets" en 2008. Sa nouvelle formation, The Delta Swingers lui permet de découvrir les racines du blues du Mississippi des années 30 ; une structure qu’elle va balayer de références plus ou moins conséquentes de soul, funk et reggae.

Ce disque a été enregistré au sein des studios Fat Rabbit (NDR : ils appartiennent au jeune guitariste/producteur issu du New Jersey, Dave Gross). Le tracklisting réunit quatre compositions personnelles et des reprises de standards des années glorieuses du blues d'avant-guerre. Le line up des Delta Swingers implique le bassiste Jim Countryman, le drummer Bob Nisi et l’harmoniciste Richard Rosenblatt (NDR : c’est également le boss du label Vizztone qui avait aussi lancé Tone Cool Records). Et la production est impeccable.

Erin chante d’une voix pure et suave "Delta Swing", une plage très roots, qu’elle a co-écrite auprès de Rosie Rosenblatt. Le titre ne manque pas de charme et permet une excellente sortie de Rosie à l’harmonica. Quel plaisir de pouvoir le réécouter à ce niveau! Les percussions saccadées de Bob Nisi secouent "Love whip blues". La voix est étonnante ; mais c’est surtout l’harmo qui reste maître du jeu. La cover du "Future blues " de Willie Brown est superbe, un titre qui emprunte le tempo du chemin de fer, alors que la slide de Sonny Jim Clifford évoque les interventions d’Alan Wilson de Canned Heat, dans leur version de 1970. Et Rosenblatt s’y révèle époustouflant! Willie Brown est l'un des pionniers du country blues. Né à Clarksdale, il avait côtoyé Charley Patton, Robert Johnson et Son House! Solide compo, "Good luck baby" concède de légers accents reggae, une plage dont les parties vocales sont particulièrement soignées. Lucille Bogan est une des premières chanteuses de blues. On lui attribue la signature de "The M&O Blues". Willie Brown en avait également réalisé sa propre reprise. La nouvelle est une autre belle réussite dans l’univers du blues traditionnel, un morceau rehaussé par la présence à la slide de Bob Margolin, un ancien du Muddy Waters Band. Et à nouveau, Rosenblatt est bouleversant sur son harmonica. Les Delta Singers abordent le country blues traditionnel "One way gal", puis le jazz manouche "Pick poor Robin clean". Dave Gross se réserve le Wurlitzer pour le ludique et dynamique "Virtual booty blues". Les musiciens ont adapté le vieux "Mississippi blues" de Willie Brown (NDR : sans doute un WB différent de celui cité plus haut, un des mystères du blues!) sous la forme d'un blues amplifié, conventionnel mais impeccable. Ils l’ont cependant rebaptisé "Charles River Delta blues". Dans un style proche du Chicago southside, Miss Harpe se charge des cordes et Rosie de l'harmo. La interventions vocales d’Erin Harpe sont brillantes tout au long d’"Angel from Montgomery", une compo signée par le chanteur de country, John Prine. Et c’est également la finale. Pour votre info, sachez qu’Erin milite également au sein de Lovewhip, une formation qui pratique de l'electro-funk!